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Mauron (56) (ancien site)

Sentier Pierrot Pompéi Sentier géologique à Mauron, Morbihan Le sentier géologique de Mauron a été tracé par la ville de Mauron à proximité d’un étang communal et du départ de la voie verte Mauron-Questembert. Jalonné de blocs en provenance des carrières aujourd’hui exploitées par l’entreprise Pompéi de Concoret, il rend hommage à un entrepreneur, Pierre (Pierrot) Pompéi, qui a ouvert de nombreuses carrières en Brocéliande comme celle de la Marette à Saint-Malon-sur-Mel (35). La science n’est pas oubliée puisque l’histoire géologique de la région est retracée à l’entrée du site et que chaque roche trouve sa place dans cette histoire. Accès (fig.1)    Fig.1 – Schéma d’accès au site. À partir de la route Ploërmel-Saint-Méen-le-Grand prendre la sortie Mauron-centre. À l’entrée de la Ville, franchir le Doueff et juste après le pont prendre à gauche la rue du Plan d’eau qui, quelques centaines de mètres plus loin, mène au parking de l’Etang de la Folie. Le sentier se situe entre la route et la rivière. Pour bien le pratiquer revenir à pied près du lavoir à proximité du pont sur le Doueff et repartir vers le sud. Ainsi, sur 300 mètres de long, les roches issues de diverses localités vous seront révélées en 8 stations accompagnées de pupitres explicatifs. Ce sentier a été finalisé au printemps 2012.   Les différentes stations (fig.2) Fig.2 – Le sentier et les stations. Station 1 – Grès rouge de Trékoët – Carrière de Trékoët (Muel, 35) Au sommet des schistes rouges apparaissent des niveaux plus grossiers, franchement gréseux, tels ceux de la carrière de Trékoët, qui annoncent le passage aux Grès armoricains, formation géologique qui les surmonte. Même si le débit en feuillets n’est pas très prononcé, leur couleur rouge à rose incite à les ranger parmi les schistes de Pont-Réan.   Certaines de ces couches sont parfois très riches en skolithes, tubes verticaux qui correspondent à des terriers de vers qui vivaient dans le sable, d’autres montrent diverses formes d’activité biologique comme des empreintes à deux lobes (Bilobites – Cruziana-) ou des traces de déplacement de terriers (Daedalus). Âge : Ordovicien, autour de 465 millions. Station 2 – Poudingue de Gourin – Sud de Mauron (Mauron, 56)   Ce conglomérat à galets de quartz, parfois disposé en couches, forme des lentilles métriques à plurimétriques au sein des sédiments briovériens plus fins des bassins de Ploërmel, de Guer ou de Pipriac. Il est connu sous le nom de Poudingue de Gourin. A l’Ouest de Ploërmel, les rochers de la Ville-Bouquet surplombant l’Yvel en sont un remarquable exemple. Les galets, à l’allure de « dragées », sont bien roulés. Constitués de quartz blanc, de quartz noir et de quelques galets de grès, ils dépassent rarement 5 centimètres. Ils peuvent être jointifs ou emballés par une matrice gréseuse ou argileuse. La roche est souvent recristallisée et parcourue de veines siliceuses ce qui la fait souvent confondre avec le quartz filonien. Le milieu de dépôt de ce conglomérat original demeure controversé mais il est considéré soit comme un témoin de systèmes fluviatiles (rivières), soit comme un remplissage de chenaux au sein de systèmes deltaïques profonds. Âge : Briovérien (Protérozoïque supérieur à Cambrien), autour de 540 millions d’années. Station 3 – Schiste briovérien – Carrière de la Planchette (Mauron, 56) Ce schiste, très présent à Mauron et plus largement dans les bassins de Ploërmel et de Rennes, correspond à un sédiment à grain fin dérivant de la compaction de vases déposées lors d’une première présence de la mer en Bretagne centrale, durant le Briovérien. Sa teinte verdâtre à beige par altération est caractéristique. En dehors des structures de dépôt, cette roche possède souvent un débit en feuillets qui a pour nom schistosité, développé lorsque le sédiment a été comprimé dans une chaîne de montagnes, la chaîne hercynienne, édifiée au Carbonifère à la fin du Paléozoïque et dans laquelle il est devenu un schiste. Âge : Briovérien (Protérozoïque supérieur à Cambrien), autour de 540 millions d’années Station 4 – Poudingue de Montfort – Carrière de la Marette (Saint-Malon-sur-Mel, 35) Après l’histoire briovérienne, les quelques reliefs résiduels de la première chaîne de montagnes armoricaine délivrent des fragments qui reflètent la diversité des roches du socle. On les retrouve dans le Poudingue de Montfort, conglomérat présent de façon discontinue en Brocéliande à la base de la pile sédimentaire paléozoïque, constitué de blocs dont la taille va de quelques centimètres à quelques décimètres, généralement anguleux, plus rarement ovoïdes, emballés par une matrice gréseuse de couleur rougeâtre à violacée. Dans la région de Montfort-sur-Meu ce sont des éléments de quartz blanc qui en sont la marque. Leur facture indique un transport sur de courtes distances dans des cônes alluviaux ou dans des rivières torrentielles. Des veines de quartz blanc parcourent parfois la roche. Âge : Ordovicien, autour de 470 millions d’années. Station 5 – Cornéenne alumineuse – carrière de la Ville-Renaud (Saint-Pern, 35)   Dans le Nord du département d’Ille-et-Vilaine, des sédiments marins argileux et argilo-sableux riches en alumine, entraînés dans lune chaîne de montagnes (la chaine cadomienne) au passage du Protérozoïque au Paléozoïque, ont été recoupés par une série de « bulles » granitiques dont la plus occidentale est le granite de Bécherel. La chaleur issue du magma acide, en diffusant peu à peu dans ces sédiments environnants, en a modifié les caractéristiques. Sur quelques centaines de mètres autour du granite ils sont devenus des roches métamorphiques, très dures, à l’aspect de corne d’où leur appellation de cornéennes. Ces dernières, exploitées à Saint-Pern pour leurs qualités physiques, possèdent un grain fin. En surface, la couleur rouille témoigne de leur teneur en fer et autres minéraux sulfurés (pyrite, chalcopyrite…). Âge : Briovérien supérieur, autour de 540 millions d’années. Station 6 – Granite de Ménéac – carrière de l’Epine-Fort (Ménéac, 56)   Le granite est une roche magmatique qui provient du lent refroidissement et de la cristallisation, au sein de la croûte terrestre, d’un magma riche en silice sous la forme d’une « bulle » appelée pluton. C’est l’érosion qui le fait apparaître aujourd’hui à la surface du sol. Le granite de Ménéac en est une variété homogène,

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Ségrie (72) (ancien site)

A la limite du Massif armoricain et du Bassin parisien, le Sentier géologique de Ségrie (Sarthe) Ce sentier à été mis en place à l’initiative de la municipalité en partenariat avec la Cemex, exploitant actuel de la carrière du Châtelet à Ségrie. Cette remarquable réalisation a été inaugurée le 21 Juin 2014 lors d’une sortie animée par l’APGN (Association Patrimoine Géologique de Normandie) qui a réuni un public intéressé et fortement motivé (http://www.apgn.fr/photos.php). Le sentier, qui s’inscrit sur les formations paléozoïques de l’extrémité orientale du Massif armoricain et sur les formations mésozoïques de l’ouest du bassin parisien (fig.1) invite les promeneurs à découvrir la commune à travers sa géologie : savoir lire les roches, connaître les matériaux, leur méthode d’extraction et leur utilisation pour mieux comprendre les spécificités du bâti local.   Fig.1 – Carte géologique simplifiée de la région nord de Ségrie, Sarthe (en rouge, tracé du sentier géologique). Renseignements utiles Feuilles topographiques Ign 1/25 000ème : 1618 OT et 1718 Ouest Feuilles géologiques 1/50 000ème : Sillé-le-Guillaume (321) et Beaumont-sur-Sarthe (322) Longueur : 11 km, balisage orange (souvent inexistant et assez difficile à suivre) – Durée : environ 3 heures. Descriptif du parcours (fig.2) Point de départ à l’ancienne gare de Ségrie (rue de la Gare) sur la D 21 menant à Saint-Christophe-du-Jambet. Le site est équipé de panneaux informatifs et descriptifs du sentier.   Partir à l’ouest par le chemin longeant la voie ferrée jusqu’au cimetière. Aller à droite puis aussitôt à droite par la petite route qui monte vers la croix de Clermont. Le parcours se fait dans un paysage largement ouvert sur un sous-sol de calcaires jurassiques avant d’aborder la montée sur le plateau constitué de formations crétacées (Cénomanien). Il permet, à la Fuie et au Bois-Meslier, d’observer l’architecture traditionnelle du Pays belmontais (de Beaumont-sur-Sarthe) mariant grès ferrugineux (le roussard) et calcaires. Arrêt n°1- La croix de Clermont Aujourd’hui plantée à gauche de la route (avant elle se trouvait à droite) sur le passage du GR 36 cette croix monolithique asymétrique, réalisée en grès roussard dont on trouvera l’explication de l’origine à l’arrêt suivant, est typique des nombreuses croix qui balisaient et balisent encore les voies de communication du pays. Il s’agit de l’une des plus imposantes par ses dimensions puisqu’au 1,47 m qui dépasse du sol il faut ajouter 1,20 m non visible. En ce lieu, elle se trouve accompagnée de blocs décoratifs de grès roussard travaillés par l’érosion. Continuer la route pour rapidement atteindre un bois qui se trouve creusé de nombreuses excavations qui ont fourni du grès roussard pour la construction et dont on voit encore quelques petits fronts de taille et des blocs tout-venant. Arrêt n°2 Panneau 1 – Le grès roussard Le grès roussard est une pierre de taille de couleur rouille, bien connue dans la Pays belmontais. On le retrouve dans de très nombreuses constructions locales du nord-ouest de la Sarthe comme les églises de Ségrie, de Saint-Christophe-du-Jambet, de Fresnay-sur-Sarthe mais plus lointaines comme la cathédrale du Mans. Il y a environ 100 millions d’années, au Cénomanien (Crétacé), la mer recouvre l’ensemble du Bassin parisien. Les produits d’érosion des anciennes montagnes du Massif armoricain, la chaine varisque notamment, sont transportés par les rivières, se sédimentent dans la mer, formant les Sables du Maine. Ces dépôts sableux (30m d’épaisseur) présentent des litages obliques qui indiquent la direction des courants marins qui les ont transportés. Après le retrait de la mer à la fin du Crétacé, sous un climat tropical, ces sables vont être partiellement cimentés pour former des bancs de grès discontinus en fonction du battement de la nappe phréatique. Du minerai de fer est souvent associé à ce grès. Le grès roussard est un matériau très utilisé dans le pays, en particulier comme pierre de taille, sous forme de moellons liés par un mortier. Les déchets de taille ont également été utilisés comme tout-venant. L’église Notre-Dame de Ségrie et les nombreuses croix situées au bord des chemins en sont des exemples locaux que l’on verra au long du sentier. Des traces d’exploitations anciennes de cette roche sont encore visibles sur les hauteurs de la commune de Ségrie, près des Bercons. A l’exception de la carrière de La Bazoge, au sud-est de Ségrie près du Mans, les dernières carrières de grès roussard ont été abandonnées vers 1950. Les blocs de grès étaient débités et traités sur place à l’aide de masses et de pioches. Arrêt n°3- Croix cote 162 Croix en grès roussard au lieu-dit Le Bois de la Fosse. Partir à gauche sur la route et après quelques centaines de mètres trouver sur la droite le GR 36 que l’on emprunte en lisière de champ. Il débouche sur une route que l’on prend à droite, dépasser une demeure au toponyme géologique (?) (la Maison d’Ardoise) et poursuivre jusqu’à la croix des Bercons. Arrêt n°4- La Croix des Bercons (à 100 m au Nord du sentier) Croix de bornage en grès roussard (récemment déplacée) Revenir sur ses pas pour retrouver le GR 36 que l’on prend à droite. Continuer quelques mètres sur le GR 36. Arrêt n°5- Panneau 2- Le minerai de fer Depuis l’Âge du fer et jusqu’au XIXe siècle, l’extraction et la métallurgie du fer ont été actives dans la Sarthe. Le minerai était utilisé dans les forges dont les traces se retrouvent dans la toponymie : « fourneau », « forges », « ferrières ». Aux Bercons, le fer se présente sous forme de géodes ou de plaquettes de goethite de 10 à 20 cm d’épaisseur, dispersées dans 10 à 15 m d’argiles et de sables ocres, à environ 20 m de profondeur sous les niveaux renfermant le grès roussard. Il y a environ 110 millions d’années, à l’Albien et au début du Cénomanien (Crétacé), la région jusqu’ici émergée est envahie par la mer. Les premiers dépôts marins sont composés d’argiles riches en glauconie et de sables (Argile glauconieuse à minerai de fer) provenant de l’érosion des terres du Massif armoricain. Vers 65 millions d’années, à la fin du Crétacé, ces dépôts marins riches en fer émergent à

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Saint-Ganton (35) (ancien site)

Le circuit d’interprétation de Saint-Ganton, Ille-et-Vilaine « du p’tit rotiet vers la Cohue » La ville de Saint-Ganton [Le nom de Saint-Ganton viendrait de saint Guenganton ou Hingueten, moine de l’abbaye de Saint-Méen ou évêque de Vannes au VIIe siècle] se situe en Ille-et-Vilaine, à 20 km au nord-est de Redon et à proximité de la vallée de la Vilaine. Afin de valoriser un patrimoine bâti, historique et paysager quelque peu original, un circuit d’interprétation, ponctué d’une douzaine de lieux d’observation a été mis en place il y a un peu moins d’une dizaine d’années (inauguration en juillet 2008). La géologie y est très présente puisque le village, au lieu-dit « La Roche » est littéralement « encastré » dans une ancienne carrière de pierres schisteuses dont l’architecture vernaculaire en offre un remarquable registre de mise en œuvre. La partie tout à fait méridionale de la commune dans laquelle s’inscrit le parcours, appartient à l’anticlinal de Grand-Fougeray-Sainte-Anne-sur-Vilaine dans lequel, au-dessus des formations briovériennes du bassin de Pipriac on trouve les formations ordoviciennes de Pont-Réan puis du Grès armoricain. Ce sont ces 3 formations qui constituent l’essentiel des paysages de Saint-Ganton (fig.1).   Fig.1 – Carte géologique simplifiée de la commune de Saint-Ganton. Renseignements utiles Feuille topographique Ign à 1/25 000ème : 1120 Est Pipriac Feuille géologique BRGM à 1/50 000ème : Pipriac (387) Longueur : 1,5 km – Durée : environ 2 h. Descriptif du parcours (fig.2)   Fig.2 – Tracé du circuit avec situation des arrêts.   Point de départ : zone de stationnement à proximité de l’église. Partir en direction de l’église en franchissant le mur nord du cimetière par un portillon. Cette entrée était autrefois marquée par un échalier en dalle de schiste bleu dressée verticalement, disparu dans les années 60 qui avait pour fonction d’empêcher les animaux en liberté d’entrer et de chercher à fouiller dans la terre et avait également une fonction plus symbolique de délimitation de l’espace sacré qu’est l’enclos paroissial. Arrêt n°1- L’Eglise Saint-Quentin (architecte : Joseph-Fleury Chenantais, de Nantes) Ce qui est remarquable dans l’édifice reconstruit dans la deuxième moitié du XVIIe siècle avec son clocher-porche qui date du XIXe siècle c’est l’abondante utilisation d’un matériau étranger à la commune, à savoir le grès de la Morinais jadis exploité à proximité de Langon à quelques 5 km au sud. Ce grès est l’équivalent des grès du Châtellier d’âge ordovicien supérieur décrits au sud de Rennes.   La porte d’entrée, qui donne à l’ouest, est un bon exemple de travail de taille sur ce grès plutôt tendre. Les belles marches de passage sont des dalles de schiste bleu-noir sans doute là encore originaires soit de la région de Langon, soit de Renac (Formation ordovicienne de Traveusot). À partir du cimetière descendre au sud par un chemin herbu (lisse en bois) puis aller à droite pour rejoindre la fontaine Saint-Eutrope. Arrêt n°2- La fontaine Saint-Eutrope. Implantée sur un lieu de source, vraisemblablement à la limite entre formations briovériennes et formations paléozoïques, elle combine plusieurs matériaux d’origine proximale, naturels et fabriqués. La maçonnerie générale est faite de pierres de la carrière de la Roche (cf. arrêt n°7), la margelle étant barrée par une dalle schisteuse (un palis) provenant aussi de la Roche. La voûte est en briques qui proviennent des briqueteries de Langon, non loin de la Vilaine. Elles ont été fabriquées à partir d’argile extraite en bordure du fleuve.   Une niche avec entourage en bois sert à loger une statue de Saint-Eutrope. La vallée en contrebas, avec le ruisseau de la Couarde, illustre l’érosion des matériaux les plus tendres. Revenir vers le cimetière et aller à droite en longeant extérieurement son mur d’enceinte pour rejoindre la D 54. Descendre sur près de 150 mètres la D 54 jusqu’au premier chemin goudronné (panneau de voie sans issue) qui part à droite. Arrêt n°3- En amont du ruisseau de la Couarde. En cet arrêt, c’est le paysage qui est révélé au travers des fenêtres de visée qui percent le panneau vertical d’interprétation.   En arrière plan des terrasses de la prairie, le mur d’enceinte de l’enclos paroissial descend jusqu’à la fontaine Saint-Eutrope. A mi-pente, caché par les arbres entourant un ancien vivier, un « ferrier » voisine avec des affleurements rocheux et rappelle l’exploitation du minerai de fer. Sur la gauche, les bois du Bot gardent le souvenir des métiers du bois et à l’horizon, le pylône marque la ligne haute tension de Pont-Château à Rennes construite en 1941.   Descendre le chemin goudronné qui longe des bâtisses à architecture de schiste jusqu’à un passage en herbe très pentu (le fameux p’tit rotiet de l’intitulé du circuit) qui rejoint la voie communale qui mène à La Couarde. Continuer jusqu’au ruisseau de la Couarde où, dans une zone humide et auprès d’un petit plan d’eau est accessible le panneau n°4. Arrêt n°4- Le ruisseau de la Couarde. Le ruisseau de la Couarde coule au plus bas du circuit dans les formations géologiques briovériennes, les plus anciennes de la commune. Cette halte gardant le souvenir du battoir des Lavandières permet d’écouter, de voir la faune et de sentir la flore. Sous l’ancien Régime, c’était la frontière entre les évêchés de Saint-Malo et de Vannes.   Remonter la voie communale vers la Roche tout en ne manquant pas d’admirer sur la droite un beau parc arboré. Après le « p’tit rotiet » que l’on délaisse, un vaste et haut mur en schiste (mur du presbytère) est littéralement posé sur des schistes gris-bleu à bleu qui appartiennent à la Formation ordovicienne de Pont-Réan. Des structures de déformation, tels des microplis y sont observables. Au sud de Rennes, ces roches possèdent une couleur lie-de-vin ce qui explique leur qualificatif de « schistes rouges » alors qu’ici, comme on peut le voir dans les moellons constitutifs du haut mur c’est la teinte bleu sombre qui domine. Cette particularité sera expliquée dans l’arrêt n°7         Sur le côté droit de la voie communale sont visibles quelque plaques de schistes en mauvais état en base de haie. Ces dalles fichées verticalement se nomment « palis » et seront observées un

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Saint-Berthevin (53) (ancien site)

Saint-Berthevin (Mayenne) La boucle de la chaux et du marbre La ville de Saint-Berthevin, aux portes de Laval en Mayenne, est établie dans le bassin de Laval dont les formations géologiques sont essentiellement carbonifères. On y reconnaît la Formation de l’Huisserie surmontée de la Formation de Changé, de la Formation des calcaires de Laval et Sablé puis de la Formation des Schistes de Laval. Les calcaires y ont très tôt retenu l’attention, donnant naissance à une industrie marbrière à partir de calcaires marbres jaspés de rouge, de blanc et de gris ardoise, baptisés « rouge de Laval » et « noir de Laval ». Plus précisément, le fameux « Marbre rose de Saint-Berthevin » fera connaître le nom de la ville dans tout l’Ouest de la France, à Paris et même en Amérique. Plus tard, les nombreux calcaires ont alimenté une importante industrie chaufournière dont on trouve encore aujourd’hui les témoins muets tout au long du Vicoin.   Un circuit de randonnée, jalonné de tables de lecture en lave émaillée, permet au promeneur de découvrir ce riche patrimoine historique, industriel et naturel. Renseignements utiles Feuille topographique Ign à 1/25 000ème : 1418 Est Laval Feuille géologique Brgm à 1/50 000ème : Laval (319) Longueur : 5 km – Durée : environ 2 h 30. Descriptif du parcours (fig.1) Fig.1 – Le circuit et les différents arrêts Point de départ à proximité du giratoire de la route de Le Genest Saint-Isle (D 576) sur la D 900. Arrêt n°1- Table de lecture n°24 : « Le marbre de Saint-Berthevin ». C’est François de Laval, évêque de Dol, et un frère cordelier qui découvrirent en 1547 un caillou de marbre rose veiné de blanc alors qu’ils traversaient le Vicoin au lieu-dit la Perche à Saint-Berthevin pour venir séjourner quelques temps à Laval au prieuré Sainte-Catherine. C’est en effet près du pont actuel que le marbre a été découvert. Un pont existait déjà qui était entretenu par le comte de Laval et le seigneur du Châtellier moyennant un droit de péage.   Le succès du marbre C’est au XVIIe siècle que les carrières de marbre de Saint-Berthevin ont connu leur plus grande prospérité en fournissant en marbre les grands architectes retabliers lavallois. Des carrières de Saint-Berthevin viennent les marbres roses qui ont servi à la construction des autels, bénitiers, balustres de nombreuses églises du Maine, d’Anjou, de Bretagne. En 1672, le sieur de Belleville fait venir de Laval 11 marbriers pour travailler de leur art au château de Versailles. Le marbre rose de Saint-Berthevin était employé en contrepoint du marbre gris ou noir des carrières de Louverné et de Sablé-sur-Sarthe. Le marbre de Saint-Berthevin a eu aussi du succès au XVIIIe siècle grâce à la mode des parements de cheminées en marbre et surtout à la généralisation des autels de marbre qui, dans la seconde moitié du siècle, ont remplacé dans les églises la plupart des autels anciens. La carrière de marbre de la Perche donnait du marbre rose soutenu, appelé rouge et celle du Châtellier un marbre plus clair. Trois des plus anciens marchés de retables connus (1606-1610) stipulent formellement que les colonnes des retables pour les autels de Saint-Jérôme, de Saint-François et de Sainte-Suzanne, en l’église Saint-Vénérand à Laval devront être faites en marbre de Saint-Berthevin. Aujourd’hui, les carrières ne sont pas épuisées, mais leur exploitation s‘est essoufflée à la fin du XIXe siècle suite à la baisse de la demande, qui était essentiellement religieuse, et à la concurrence de marbres étrangers moins coûteux. Le travail du marbre Des ouvriers « perrayeurs » tiraient le marbre, le sciaient, ébauchaient les colonnes ou les balustres, les rabotaient et les polissaient parfois, selon les clauses de la commande. Les « maîtres marbraieurs » jouaient le rôle d’intermédiaire entre les ouvriers et le demandeur et tenaient le marché. Leur rôle était principalement celui de marchand de marbre, mais ils s’occupaient sans doute du polissage des marbres, le travail le plus délicat. Ils étaient en général en relation avec plusieurs « perrayeurs » de différents lieux et fournissaient à leurs clients (principalement les retabliers) aussi bien du marbre noir que du marbre rose. Partir vers le giratoire et aller à gauche par la voie cyclable Passer au-dessus du Vicoin et peu après prendre à gauche un chemin mal tracé. Arrêt n°2 – Calcaire rose. Sur la droite du chemin, au-dessus d’une très belle végétation d’ail des ours (Allium ursinum L., 1753) bien visible au printemps, est accessible le calcaire rose intensément schistosé.   Il est possible de poursuivre le chemin, traverser le Vicoin et approcher le front de taille de l’ancienne exploitation du Châtellier (accès interdit, propriété privée). Revenant sur la piste cyclable, il est possible d’aller un peu plus loin pour recueillir dans des déblais des blocs de calcaire rose se débitant en plaquettes qui renferment des éléments de crinoïdes. A noter également que le calcaire est bien visible de l’autre côté de la D 900. Revenir vers le Vicoin, passer sous la D 900 pour aller vers la Perche, où le calcaire a été intensément exploité et était très réputé (cf. arrêt n°1).   Revenir au point de départ du circuit et aller vers Saint-Berthevin par la route des Guélinières. Passé la pancarte Saint-Berthevin, les premières maisons nous font immédiatement entrer dans le monde du marbre que ce soit par les propriétés visibles (bien que cachées par de hauts murs) sur la droite ou par les maison plus humbles sur la gauche.     Arrêt 3 – Table de lecture n°25 : « Les Guélinières ». Le « village » de la Guélinière Les Guélinères, la Guélinière ou la Gueslinière, la Petite Guélinière et la Grande Guélinière selon les époques, est un hameau situé à l’intersection des routes de Saint-Berthevin, du Genest-Saint-Isle et de Changé.   L’activité du marbre aux XVIIe-XIXe siècles, et surtout le développement de l’activité de la chaux au XIXe siècle aux Guélinières a eu pour conséquence l’installation d’ouvriers et la construction de petites maisons à tel point qu’à la fin du XIXe siècle, l’abbé Angot parle du « village » de la Guélinière. Des marbriers s’installent à la Guélinière car ce hameau est situé

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Saint-Malo-de-Phily (35) (ancien site)

Un exemple de valorisation du patrimoine bâti et géologique : Le circuit de découverte de Saint-Malo-de-Phily (Ille-et-Vilaine)   Sur sa butte au-dessus de la Vilaine, Saint-Malo-de-Phily vaut pour son église, son panorama vers le sud, son patrimoine naturel et bâti. À l’initiative de la Mairie, un circuit d’interprétation a été conçu par la Maison du Tourisme du pays de Redon à partir d’informations données par la Sgmb pour valoriser cet ensemble. Deux panneaux et cinq pupitres mis en place en 2013 jalonnent le parcours. Compte-tenu de sa position géographique à la bordure sud des synclinaux paléozoïques du Sud de Rennes (Synclinorium de Martigné-Ferchaud, unité de Guichen), une part belle est faite à la géologie. La commune s’inscrit en effet dans sa partie méridionale sur les formations les plus anciennes de Bretagne centrale, d’âge Protérozoïque (540 Ma), connues régionalement sous le nom de Briovérien. Elles montrent des siltites (schistes), des arénites (grès) et des lentilles conglomératiques connues sous le nom de Poudingue de Gourin. Au-dessus, la première formation réellement rapportée au Paléozoïque est la Formation du Grès armoricain, d’âge ordovicien (Floien-Dapingien – 470 Ma) à laquelle succède la Formation de Traveusot essentiellement silteuse, également d’âge ordovicien (Darriwilien – 460 Ma). Sédiments briovériens et sédiments paléozoïques ont été déformés, schistosés à la fin du Paléozoïque vers 300 millions d’années dans la chaîne varisque. Des « sables rouges » pliocènes dans lesquels a été recueillie de l’industrie lithique correspondant à une première présence (vers 500 000 ans) de l’homme en Bretagne et des alluvions de la Vilaine recouvrent localement ces formations. Le circuit est tracé sur l’ensemble de ces unités géologiques passant une revue partielle de plus de 500 millions d’années de l’histoire du Massif armoricain. Documents utiles – Feuilles topographiques Ign à 1/25 000ème : 1219 Ouest Bruz et 1220 Ouest Bain-de-Bretagne. – Feuilles géologiques Brgm à 1/50 000ème : Janzé (353) et Bain-de-Bretagne (388). Longueur : 3km – Durée : 2h30-3 h. Balisage par traits jaunes et, pour partie, par les marques du GR 39. Descriptif du parcours (fig.1)  Fig.1 – Le parcours avec les différents arrêts. Le point de départ se situe en bordure de Vilaine à peu de distance du pont qui enjambe le fleuve. Le site est équipé d’un panneau descriptif du circuit dans sa globalité.   Partir à l’ouest par le chemin balisé (GR 39) qui permet de rejoindre le bourg de Saint-Malo-de-Phily. À quelques centaines de mètres, on trouve sur la gauche un puits. Arrêt n°1- Puits. Ce puits caractéristique de la région, bâti en blocs de pierres du cru d’origine proche, essentiellement des grès-quartzites (Briovérien sans doute), est surtout remarquable par sa dalle de couverture ici constituée d’un bloc monolithique de roche schistosée.     Monter jusqu’à la Bruère, hameau à l’architecture classique du pays. Les murs des constructions, parfois rénovées, y présentent un fort polylithisme. On y reconnaît un assemblage plus ou moins élaboré de moellons de grès armoricains, de schistes et de conglomérats briovériens. Dans le hameau, tourner à droite en suivant le GR qui monte dans la pente. Rapidement, on trouve sur la droite des excavations dont on tirait sans doute du sable rouge pliocène. Arrêt n°2 – Panorama sur sables rouges. Sur la gauche, quelques trouées dans la végétation au-dessus de l’ancienne carrière de la Bruère permettent de voir le panorama vers le sud et surtout de remarquer les fronts de taille des anciennes carrières de « sables rouges » pliocènes qui ont fourni un matériau de qualité pendant de nombreuses années.   Poursuivre en remarquant dans le chemin quelques gros blocs de conglomérat briovérien qui n’est sans doute pas en place. En bordure, un muret est lui aussi en poudingue de Gourin de même nature. Juste avant les premières maisons de Saint-Malo-de-Phily, se présente un beau point de vue sur la gauche. Un peu plus loin, dans le chemin de la Vigne et sur la droite, affleurent des schistes qui appartiennent au Briovérien du bassin de Pipriac. Le Chemin de la Vigne débouche sur la rue d’Aleth qui descend du centre-bourg et qui offre, sur la droite, une belle vue sur l’église. Arrêt n°3 – Muret de pierres sèches. Face au chemin de la Vigne est visible en bordure de la rue d’Aleth un superbe muret de soutènement réalisé en roches variées parmi lesquelles on reconnaît des blocs de grès armoricain, des dalles schisteuses et des blocs mal équarris de poudingue de Gourin.   Descendre sur la gauche la rue d’Aleth pour rejoindre la Route de la Vallée que l’on prend sur la droite pour remonter vers Saint-Malo-de-Phily par la rue Emile Bernard (panneau indicateur de la Chapelle de Montserrat).   Arrêt n°4 – Schistes et grès briovériens. Sous le n°16 de la rue Emile Bernard et dans le jardin proche sont visibles des schistes et des grès à couleur dominante verdâtre, fortement redressés, qui appartiennent aux formations briovériennes de Bretagne centrale (bassin de Pipriac). Ce sont des sédiments marins dont les éléments proviennent de l’érosion de la Chaîne cadomienne développée au Protérozoïque supérieur en Bretagne septentrionale. Peu après, aller à gauche par la rue du Rocher pour atteindre l’Espace Culturel.   Ça et là, émergeant du bitume et sous les bâtiments, malgré les aménagements récents, sont encore visibles quelques affleurements de Poudingue de Gourin.   Arrêt n°5 – Poudingue de Gourin de l’Espace Culturel : « La vierge aux dragées de quartz ». Le bâtiment de l’Espace Culturel de Saint-Malo-de-Phily (ancienne mairie) et la statue de Vierge sont installés sur des rochers « à gros grain » que les géologues nomment conglomérat et comme les éléments sont arrondis sous forme de galets il s’agit plus précisément d’un poudingue. Les galets y sont presque exclusivement de quartz blanc laiteux accompagné de rares éléments de quartz noir et de quelques fragments gréseux, donnant à la roche cet aspect de dragées blanches englobées dans une matrice argileuse ou gréseuse plus ou moins abondante qui en font le critère d’identification. Un litage avec variation de granulométrie est identifiable. Ce type de poudingue que l’on retrouve de l’autre côté de la Vilaine au rocher d’Uzel

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Le bas Blavet (56) en 2010 (ancien site)

Compte-rendu de la sortie du samedi 16 Octobre 2010 dans la région de Riantec Le bassin tectonique du bas Blavet Sortie animée par Bernard Hallégouët, Université de Bretagne occidentale (UBO, Brest) Arrêt n°1: La Falaise Arrêt n°2: Gâvres   Arrêt n°3: Kerouzine Arrêt n°4: Kerfaut, Plouhinec Arrêt n°5: Stervin, Riantec       Arrêt n°6: Sterbouest                      

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Moyenne Vilaine (35) en 2013 (ancien site)

La sortie du 28 septembre 2013 en Moyenne Vilaine Voyage en Moyenne Vilaine Sortie animée par Jean Plaine, Université de Rennes 1  Cette sortie s’inscrit dans la foulée de la parution de « Géotourisme en Ille-et-Vilaine ». Elle vise à faire découvrir certains des sites qui sont présentés dans cet ouvrage, plus particulièrement ceux qui sont proposés dans les synclinaux paléozoïques du sud de Rennes, entre Semnon et Vilaine. Le parcours et les arrêts (fig.1)   Fig.1 – Le parcours avec situation des arrêts. Arrêt n°1 – Le Tertre Gris (Poligné-Pancé)     La route qui relie Poligné à Pancé (D 47) est tracée au sommet d’une butte topographique au pied sud de laquelle coule le Semnon, affluent de la Vilaine, qui y dessine une large boucle dans des terrains plus tendres. C’est le Tertre Gris qui doit vraisemblablement son nom à une transformation de « Tertre Christ », même si une des variétés de roches qui le constitue est effectivement de couleur grise. Un peu avant Pancé, une éclaircie dans la forêt signale la présence d’un large belvédère. Dans le cadre de l’aménagement d’un sentier d’interprétation dans le Tertre, un pupitre (fig.2) y a été mis en place donnant une description globale du paysage vers le sud et proposant sous forme de trappes à ouvrir, différentes lectures de ce paysage à la lumière de différentes branches d’activité (agriculteur, géographe, géologue….). Ce site et le sentier de découvertes ont été inaugurés le 16 septembre 2006. Fig.2 – Le pupitre d’interprétation au Belvédère A pied, aller vers Poligné et après une centaine de mètres prendre le sentier qui descend à gauche (balisage) (fig.3). Fig.3 – Direction le « volcan » Aussitôt on rencontre la roche qui constitue l’ossature du Tertre Gris, à savoir un grès blanchâtre parcouru de nombreuses veines de quartz blanc. Il s’agit du sédiment le plus récent de la région, daté du Silurien, et qui se range dans la Formation de Poligné présente au cœur d’une petite unité synclinale. Un peu plus loin, on trouve une petite zone d’extraction dans laquelle les couches pluridécimétriques de grès sont subverticales. Après plusieurs centaines de mètres de parcours au long duquel le grès est toujours présent, le sentier rejoint l’Allée du Volcan que l’on prend à gauche pour rejoindre une plateforme puis un escalier qui descend vers le « Volcan ». Le pseudo-volcan On découvre alors, sur la gauche, des affleurements de mauvaise qualité d’une roche sédimentaire noire qui constitue la seconde variété de roches observables dans le Tertre (fig.4 & 5).  Fig.4 – Les ampélites au-dessus du « volcan ».  Fig.5 – Les ampélites à proximité du « volcan ». A la fin du 18ème siècle, un docte personnage, le professeur Danthon, crut lire dans ces couches de roches noires qui affleurent assez largement sur le Tertre Gris les manifestations d’un volcanisme. La légende était née, confortée plus tard par les fumerolles qui de temps à autre s’échappaient du sol (fig.12) et qui évoquaient, avec beaucoup d’imagination (« géopoésie »), un volcan italien ! En réalité ces roches sont des ampélites (du grec ampelos, vigne), sédiments argileux et siliceux, riches en matière carbonée et en sulfures, tachant les doigts, qui ont été un temps exploités comme abrasif sous le nom de tripoli et comme colorant pour griser les phosphates blancs du Maroc. Elles étaient également susceptibles d’entrer spontanément en combustion au contact de l’air en dégageant une chaleur intense. La roche se colore alors en rouge comme on peut aujourd’hui le voir à proximité de l’ancienne zone d’extraction qui fait office de « cratère » (fig.6). Fig.6 – Le « volcan » : ampélites et grès de Poligné. Fig.7 – Discussion devant le « volcan ».  Alors que les grès ne le sont pas, les ampélites sont fossilifères, renfermant de nombreuses espèces de graptolites (du grec graphein, écrire), plancton marin organisé en colonies, dont on repère l’empreinte blanche sur les plaquettes de roche noire. Ces organismes permettent de placer les sédiments du Tertre Gris dans le Silurien, autour de 435 millions d’années. Le milieu de dépôt de ces roches est particulier dans l’histoire sédimentaire paléozoïque puisqu’il correspond à un milieu marin éloigné des influences océaniques dans lequel l’absence de circulation verticale empêchait l’oxygénation de l’eau et facilitait la conservation de la matière organique accumulée sur le fond. Photo prise au moment de la combustion spontanée des ampélites vers 1920. Descendre jusqu’au Semnon. Prendre le chemin sur la gauche, passer devant « le souterrain », trou de recherche pour l’ampélite, d’anciennes carrières puis remonter vers Pancé. Le pierrier Un peu plus loin apparaît sur la gauche un puissant éboulis de blocs de grès de la Formation de Poligné qui forme une tache claire dans le paysage car la végétation a du mal à s’installer sur ces éléments instables (fig.8 & 9). Cet ensemble de blocs a longtemps été compris comme les rebuts d’une zone d’exploitation située en amont mais il semble qu’il s’agisse plutôt d’un pierrier ou éboulis de pente appartenant aux formations périglaciaires. Résultant de l’éclatement de la roche sous l’action répétée du gel et du dégel il s’est formé durant les épisodes froids du quaternaire qui se sont succédés depuis plusieurs centaines de milliers d’années. Fig.8 – Le pierrier. Fig.9 – Exploration au pied du pierrier. Ce type de pierrier, appelé pierrier de plaine, qui existe ça et là sur les derniers reliefs de la chaîne varisque, est assez commun en Basse Normandie [ex : la Vallée de Misère dans les Alpes mancelles], mais par contre semble peu répandu, ou du moins méconnu, en Bretagne. Signalons cependant ceux de la Butte de Malvran en Saint-Aignan (56) et de Lan Vojo en Saint-Gelven (22). Les blocs anguleux de grès de Poligné apparaissent granoclassés, les plus volumineux se trouvant à la partie inférieure du pierrier, la taille décroissant plus on monte sur la pente. Comme partout, ils montrent de nombreuses veines de quartz (fig.10&11), parfois rectilignes, parfois moins organisées ainsi que de nombreuses fentes, parfois en échelon, toujours remplies de quartz blanc laiteux. Fig.10 – Bloc de grès de Poligné veiné de quartz.  Fig.11 – Bloc de grès de Poligné avec fentes en échelon. Partant à

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Plussulien (22) en 2016 (ancien site)

  Samedi 1er octobre, R.V. à 10h au musée archéologique de Plussulien (22). Programme: . matin: – Visite du musée archéologique de Plussulien (22) – Site de Quelfénec: les différents faciès de dolérite (ex. métadolérite) sous la direction de Charles-Tanguy le Roux (i), en présence de Martial Caroff (ii) (i) ancien conservateur général du Patrimoine, a découvert et fouillé ce site (cf Bulletin n°9) (ii) MC en pétrologie magmatique à l’UBO (Brest) . après midi: « géologie des alentours«  – Les volcanites autour du barrage de Bosméléac (communes d’Allineuc et de Merléac) – La butte St Michel (commune de St Martin-des-Prés)  excursion guidée par P. Jégouzo et M.J. Le Garrec (SGMB)  NB:  Prévoir le pique-nique.       Quelfénec et quelques sites proches   Le musée archéologique                         Clichés: F. Redois & J. Plaine

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Batz s/Mer (44) en 2016 (ancien site)

  Sortie Batz s:Mer, Loire Atlantique   Chapelle Notre Dame du Murier, XVème siècle.   Le port Saint Michel.   La croix des Douleurs, IXème siècle, rue Général de Gaulle.   Le menhir de Pierre Longue ou menhir Saint Michel dominant le port.   Discussion autour du menhir de Pierre Longue.   Explications devant le menhir de Pierre Longue. Le port Saint Michel. Devant le menhir de Pierre Longue. L’érosion a mis en évidence l’architecture intime du granite en feuillets horizontaux à l’aspect de vagues. Architecture intime du granite en feuillets horizontaux. Alignement de trous pour l’emplacement des coins de bois ou de fer utilisés pour la fente des blocs de granite. Alignement de trous pour l’emplacement des coins de bois ou de fer utilisés pour la fente des blocs de granite. Observations en haut de falaise de signes religieux gravés dans le granite. Chapelle de notre Dame du murier, XVème sicèles.

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Plouézec (22) en 2008 (ancien site)

Compte-rendu de la sortie du 8 Mars 2008   Le volcanisme du bassin ordovicien de Plouézec-Plourivo (Trégor, Côtes-d’Armor)   Sortie animée par Martial Caroff, Université de Bretagne occidentale (UBO)   Près de 30 personnes étaient au rendez-vous de Plouézec pour, par un temps incertain, partir à la découverte d’un ensemble volcanique peu connu.    En Trégor oriental, à proximité de Paimpol, le bassin de Plouézec-Plourivo, classiquement désigné sous le nom de PPB – Plouézec-Plourivo Basin -, occupe une surface d’environ 160 km2 (20 x 8 km). Il s’est formé à l’Ordovicien inférieur, en même temps que le petit bassin associé de Bréhec au sud-est (fig.1). Les séries de remplissage y sont constituées de formations gréseuses et argileuses connues, en raison de leur coloration particulière, sous le nom de « Séries rouges ». Elles n’ont que très peu été affectées par les événements varisques ce qui en facilite l’interprétation.   Fig.1 – Carte géologique simplifiée du Bassin de Plouézec-Plourivo. De la base au sommet se succèdent la Formation de Port-Lazo (base conglomératique et bréchique puis grès et pélites), la Formation de la Roche-Jagu (grès feldspathiques), la Formation de Toul-Lan (grès et microconglomérats) et enfin la Formation de Plourivo (pélites et grès). Ces « Séries rouges » paléozoïques, datées à 472 ± 5 Ma (Auvray et al., 1980), reposent sur des formations briovériennes dont un exemple est visible près de Kerarzic. Ces niveaux sédimentaires se sont déposés dans un hémi-graben limité au nord par une faille bordière orientée Est-Ouest, probablement en contexte de marge passive subsidente (Ballard, 1989). Le remplissage y fut alternativement d’origine marine et continentale (lacustre). De nombreux faciès volcaniques sont observables dans les formations de Port-Lazo (Bréhec) et surtout de la Roche-Jagu (PPB). Il s’agit de basaltes, de trachy-basaltes et de trachy-andésites basaltiques enrichis en Terres Rares (REE) qui présentent une affinité de tholéiites continentales.   Fig.2 – Situation de la région visitée. Le secteur littoral au nord-est du bassin, entre Boulgueff et l’ouest de Kerarzic (fig.2) est favorable à l’observation des relations entre le volcanisme et son environnement de mise en place. Il y a des évidences de terrain en faveur de la contemporanéité des quatre événements suivants : sédimentation, volcanisme, tectonique et hydrothermalisme. La contemporanéité entre volcanisme et sédimentation se traduit par la présence de nombreux faciès pépéritiques. Les pépérites sont des produits volcaniques générés par mélange et (ou) fragmentation cassante de magma en contact avec un sédiment gorgé d’eau. Deux principaux groupes de pépérites sont couramment distingués selon leur origine soit par mélange ductile entre magma et sédiments gorgés d’eau soit par fragmentation cassante (bréchification) et (ou) explosions hydromagmatiques. Les pépérites du PPB ne résultent pas de processus explosifs. Même si certains faciès témoignent d’un régime cassant (brèches anguleuses), la plupart des pépérites sont associées à la mise en place d’intrusions et de coulées. Il a été montré qu’une contamination géochimique (siliceuse) a accompagné leur formation (Galerne et al., 2006). Le but de cette sortie est d’approcher un site remarquable à faciès pépéritiques reconnus dans un hémi-graben ordovicien, le bassin de Plouézec-Plourivo (PPB) au nord du Massif armoricain. Le premier affleurement observé se situe un peu au nord de Beauport en bordure de la D 786 reliant Plouézec à Paimpol. Les arrêts   Arrêt n°1- carrière nord de Beauport, dite de Kérity (Paimpol) (fig.3)   Fig.3 – Situation de l’arrêt n°1 au sud de Paimpol. Cette ancienne carrière offre aujourd’hui un front de taille de mauvaise qualité qui laisse apparaître une roche de teinte sombre, brune, parfois rougeâtre ou violacée (fig.4&5). Il s’agit d’une brèche volcanique dont l’épaisseur peut atteindre 50 mètres et dont on reconnaît essentiellement l’existence à l’ouest de Kerarzic. Contrastant avec les brèches autoclastiques qui seront observées dans l’arrêt n°2, les clastes volcaniques y sont polygéniques, montrant des lithologies et des textures variées. La plupart d’entre eux sont des clastes en forme de blocs, aux contours anguleux, en forme d’échardes. Un grand nombre renferme de grands phénocristaux de plagioclase, quelques uns sont aphyriques. Les textures vont de microlitique à cryptocristalline. Les clastes en forme de blocs sont cimentés par une matrice complexe de matériel sédimentaire mélangé et de verre volcanique juvénile. Localement, la part magmatique de la matrice est en contact direct avec les clastes en forme de blocs, cependant qu’elle peut aussi former des amas arrondis ou amiboïdes enveloppés par le sédiment. Ces dernières structures sont regardées comme des clastes fluidaux. De tels aspects dénotent des processus de mélange magma/sédiment en régime plastique. À pied, partir à droite par les passerelles aménagées (fig.8) en bordure du ruisseau en direction de la pointe de Kerarzic. Une fois dépassée la zone marécageuse au nord de laquelle apparaissent les ruines majestueuses de l’Abbaye de Beauport (fig.9),   Fig.9 – L’Abbaye de Beauport. on atteint sur la droite une remarquable falaise de sédiments quaternaires caractéristique du nord de la Bretagne constituée de coulées de blocs et de limons lœssiques disposés en couches dont on distingue bien le pendage (fig.10&11). Ces formations récentes s’appuient à l’est sur les roches volcaniques du PPB. Fig.10 – Falaise de sédiments quaternaires avec pendage bien visible.   Fig.11 – Falaise de limons lœssiques quaternaires. Arrêt n°2- Ouest de Kerarzic (Paimpol) (fig.12)   Fig.12 – Carte géologique simplifiée du secteur ouest de Boulgueff. Très rapidement on atteint à nouveau des roches volcaniques que l’on va trouver en falaise jusqu’à Kerarzic. Situées stratigraphiquement sous les brèches précédentes deux coulées de lave superposées séparées par un niveau d’argilites épais de 20 centimètres sont identifiées (fig.15&16). La coulée supérieure, exposée sur une épaisseur d’environ 6 mètres est caractérisée par une brèche basale rouge épaisse de 50 centimètres à 1 mètre (fig.17). La brèche, autoclastique, est faite de clastes de blocs scoriacées et arrondis, dont la taille inférieure à 1 centimètre croit vers le cœur de la coulée, cimentés par une matrice rouge à grain fin (fig.18). Localement, la matrice sédimentaire soit envahit les clastes pour faire une marmelade, soit donne une morphologie amiboïde ou sub-fluidale. Ces dernières structures démontrent clairement un processus de mélange lave/sédiment.   Fig.15 – Les