Site officiel de la SGMB

Nom de l’auteur/autrice :wpc

Figure 1
Découvertes (ancien site)

Erquy (22) (ancien site)

   Le Cap d’Erquy…                           …au-dessus de la plage, les pavés. Moins célèbre que la fameuse Côte de Granit(e) rose, la Côte de Grès rose d’Erquy-Fréhel, géographiquement à cheval entre Côte de Penthièvre et Côte d’Emeraude, toujours dans les Côtes-d’Armor, n’en est pas moins attirante. Chaque été, ainsi qu’aux autres saisons, une multitude de touristes s’y retrouve pour admirer les particularités de cette roche souvent ordonnée en couches faiblement inclinées et découpées en hautes falaises verticales. Labellisé depuis 2019, Le Grand Site de France du Cap-d’Erquy-Cap-Fréhel (Fig.1) commence à retrouver des circulations, piétonne et cycliste, plus adaptées à son caractère naturel de landes à bruyères et ajoncs. (Fig.1) – Logo d’Erquy avec connotation géologique Le descriptif qui suit vous présente un circuit court aménagé à Erquy autour du patrimoine industriel des carrières qui ont été ouvertes pour l’exploitation du grès rose durant la fin du 19ème et le début du 20ème siècle.  Pour les textes, il s’inspire très largement d’un petit guide intitulé « Cheminer sur les traces des carriers….les sabots râpés » (Fig.2) publié en 2011-2012 par le Conseil Général des Côtes-d’Armor (Service Randonnées et Espaces Naturels), long d’une trentaine de pages, auquel j’ai participé.   (Fig.2) – Couverture du livret Télécharger le fichier du livret (3.7 Mo):  pdf Itinéraire Depuis Lamballe prendre la route d’Erquy. Entrer dans ce bourg et, au premier feu de circulation, aller à gauche par la rue des Salines pour rejoindre le boulevard de la Mer. Stationner immédiatement en bord de mer pour débuter le circuit. Tout en laissant derrière vous la pointe de la Heussaye (ou Houssaye), célèbre en géologie pour la diversité de ses roches volcaniques (Erquy la verte), partir à pied en direction du port et du cap d’Erquy situés à l’extrémité nord de la plage. Tout au long du boulevard de la Mer, de belles villas bâties en grès rose d’Erquy ourlent ce vaste axe aujourd’hui très amplement dédié aux aires de loisirs et au stationnement automobile. (Fig.3) – La plage actuelle                          (Fig.4) – La Banche  (Fig.5) – Le Cap et les carrières                       (Fig.6) – Les carrières au début du 20ème siècle                                      Un ancien marais côtier Cette promenade est aujourd’hui aménagée et fortement urbanisée. Il est difficile d’imaginer qu’elle est installée sur un ancien cordon de dunes (la Banche) à l’arrière duquel s’étendait une vaste zone marécageuse régulièrement envahie par la mer (Fig.4). Des salines y furent aménagées avant que les premières édifications de villas balnéaires à la fin du XIXème siècle ne viennent provoquer la disparition définitive de l’espace dunaire. Le boulevard de la Mer, autrefois boulevard de la Grève, n’était alors qu’un large chemin que le sable recouvrait régulièrement.                      (Fig.7) – Villa Gagey (10 rue des Salines)     (Fig.8) – Villa Neis Coalenet (17 bd de la Mer) (Fig.9) – Villa Penthièvre (25 bd de la Mer)       (Fig.10) – Villa Saint Michel (19 bd de la Mer) Actuellement, les villas se distinguent les unes des autres par leur architecture, faisant largement appel au bois et au grès local de couleur rose qui tranche avec le blanc du sable et le bleu de la mer. L’une des plus remarquables est celle de « Neis Coalenet » (Fig.8), (au 17), élevée avant 1900, tandis que la dernière est la « villa Gagey » (du nom de son architecte) (Fig.7) bâtie en 1930 à l’angle du boulevard de la Mer et de la rue des Salines (10 rue des Salines). Poursuivre au-delà du boulevard de la Mer, par la rue du Port en direction de la moderne Maison de la Mer et de la criée. Dans le fond du paysage s’étend le cap d’Erquy, haut d’environ 110 mètres, en haut duquel étaient ouvertes les carrières de grès rose (Fig.5 & 6) encore aisément identifiables et desquelles s’échappaient des monticules de déblais (Fig.12) aujourd’hui pratiquement tous disparus ou recouverts de végétation rudérale. De même était autrefois accessible, en cet endroit, la discordance entre la série rouge paléozoïque type Erquy-Fréhel (Ordovicien) et les séries protérozoïques sous-jacentes, type La Heussaye.   (Fig.11) – Le port (version début du 20ème siècle)   (Fig.12) – Monticules de déblais au-dessus du port Passer devant la récente petite zone commerciale, sans oublier d’observer en façade une rares œuvres sculptées dans le grès rose (les Moussaillons) puis entrer dans la zone portuaire contrôlée et contourner la criée pour rejoindre la falaise du Cap d’Erquy qui, sur la droite, surplombe les installations. Là, un escalier en bois, de facture récente, réinstallé plusieurs fois en quelques années en raison de l’instabilité de la paroi (Fig.13 & 14), monte vers les carrières et permet d’observer l’important conglomérat lité qui constitue la base de la série ordovicienne d’Erquy-Fréhel, partiellement recouvert de déblais de grès d’Erquy.   (Fig.13) – Escalier détruit                                          (Fig.14) – Escalier rénové C’est pratiquement à cet endroit qu’aboutissaient les wagonnets chargés de pavés en provenance des diverses carrières qui, descendant du haut par un funiculaire (Fig.15) dont on devine le départ et la trace dans la pente, étaient véhiculés par rails encore visibles près de la capitainerie (Fig.16) et chargés vers les bateaux à destination des principales villes bretonnes ou d’autres cités situées hors de la province (Fig.17 & 18). (Fig.15) – Le funiculaire et le port                  (Fig.16) – Rails devant la capitainerie (Fig.17) – Appontement devant la capitainerie                  (Fig.18) – Chargement des pavés Il débouche finalement à son niveau supérieur sur le sentier de grande randonnée qui parcourt le cap (le fameux GR 34) sur lequel est disponible un sentier d’interprétation sonorisé constitué de 10 stations, le sentier « Cheminer sur les traces des carriers…les sabots râpés », pour mieux connaître l’histoire du grès et des hommes surnommés dans les carrières « les sabots râpés », allusion à l’allure des ouvriers qui ont exploité le grès d’Erquy. Prendre à droite pour atteindre un observatoire (Fig. 19) qui offre un point de vue sur

ph1.Panneau Sarthe
Découvertes (ancien site)

Saint-Léonard-des-Bois (72) (ancien site)

Au cœur des Alpes mancelles,  le  circuit « Histoires géologiques » à Saint-Léonard-des-Bois (Sarthe)   Au sud du Parc naturel régional Normandie-Maine, Saint-Léonard-des-Bois constitue le centre touristique principal des Alpes mancelles. La Sarthe et ses affluents ont creusé dans le synclinal de Saint-Léonard une vallée sinueuse qui serpente entre de hautes collines rocheuses à la végétation « alpestre », constituées de formations sédimentaires de la base du Paléozoïque (grès armoricain, schistes du Pissot, grès de May/Orne) et même de formations plus anciennes appartenant au Protérozoïque (Briovérien). Ce circuit est conçu pour vous faire découvrir ces formations et les paysages qu’elles offrent. L’essentiel des textes correspond à celui qui est présent sur les pupitres et les cartels accessibles à chaque arrêt. Renseignements utiles Feuille topographique Ign 1/25 000ème : 1617 Est Saint-Pierre-des-Nids, Alpes mancelles. Feuilles géologiques BRGM 1/50 000ème : Villaines-la-Juhel (286) et Fresnay-sur-Sarthe (287). Longueur : 11 km, balisage orange (souvent inexistant et assez difficile à suivre) – Durée : environ 3 heures (attention : pentes souvent vigoureuses !) Les rochers du Haut-Fourché La Sarthe Signalétique : poteaux en métal brun-orangé, correspondant au circuit proposé, gravés « histoires géologiques » avec flèches d’orientation. Les outils de la signalétique   Description du parcours : Arrêt n°1 : Eglise de Saint-Léonard Le circuit débute au niveau de l’église où un stationnement est possible et où un  pupitre explicatif vous attend.            Le panneau de départ auprès de l’église Depuis plus d’un siècle les Alpes mancelles séduisent les amoureux de la nature à la recherche de sites sauvages et pittoresques. Méandres et gorges encaissées de la Sarthe, pierriers imposants et belvédères ouvrant sur de vastes panoramas, tout ici invite à la contemplation. Au-delà d’une pure jouissance esthétique s’insinue une curiosité bien légitime à qui connaît les tranquilles pays de plaine : comment un tel chaos s’est-il formé ici ? Quels événements formidables ont-ils présidé à la création  de ces paysages tumultueux ? Si tout aujourd’hui semble calme et apaisé, ne vous y fiez pas. Apparemment immobile, la surface de la Terre ne cesse de se déplacer. Sous la fine croûte terrestre bouillonne un monde brulant en perpétuel bouleversement. De gigantesques quantités d’énergie provoquent la dérive des continents. La collision des plaques continentales  génère la formation de chaînes de montagnes et l’éruption de volcans. Les roches se transforment continuellement, changent d’aspect et de place ; le processus de transformation de la Terre ne s’arrête jamais… En suivant les cailloux de Saint-Léonard-des-Bois, nous vous proposons de partir à la découverte de quelques épisodes mouvementés d’une histoire géologique de 600 millions d’années. L’horloge géologique Les animaux illustrant l’histoire géologique ci-contre vivaient à l’époque à laquelle se sont formées  les roches que nous allons rencontrer. Si on ramène les 4,5 milliards d’années de vie de la Terre à un cadran de 12 heures : l’ère précambrienne dure environ 10 heures, du Cambrien à nos jours s’écoulent 90 minutes, les dinosaures ont disparu il y a 9 minutes, les premiers hommes sont apparus il y a 1 minute, l’homme moderne il y a 1 seconde. Continuer à l’Ouest par la rue des Alpes mancelles vers Moulins-le-Carbonnel et Sougé-le-Ganelon. Peu après l’église, prendre sur la droite, face à la crêperie « l’Ardoisière », le Chemin de Compostelle, voie goudronnée qui gravit la forte pente menant au carrefour de la Croix de la Barre.   Arrêt n°2 : Croix de la Barre La Croix de la Barre Cette croix, caractéristique de la région, est taillée dans une roche appelée « Roussard » (voir site n°7). Il s’agit d’un grès mésozoïque (Crétacé Supérieur – Cénomanien) dont les grains sont unis par un ciment ferrugineux et dont nous verrons  de très beaux exemples dans les constructions du village de Saint-Léonard-des-Bois à l’arrêt n°8. Continuer tout droit par le chemin empierré taillé dans le Grès armoricain que l’on atteint peu après un virage.   Le grès armoricain au long du chemin   A droite du chemin on trouve un site d’escalade situé au-dessus du Gué Plard que nous observerons à l’arrêt n°12.   Le grès armoricain Le site est dangereux mais permet de voir le Grès armoricain et le paysage vers le nord.   Le paysage vers le nord Continuer pour atteindre le niveau de la ferme du Champ-des-Pas. Là, s’ouvre une large vue vers le nord avec, au loin, la carrière en exploitation des Grès armoricains de Saint-Léonard.   Arrêt n°3 : Ferme du Champ-des-Pas L’Engouloir.   Le Grès armoricain Chaque site est équipé d’un pupitre explicatif, d’un porte-échantillon(s) de petite taille portant un ou plusieurs échantillons, d’un cartel donnant le nom et l’histoire de celui-ci, parfois de viseurs. Le site de la ferme du Champ-des-Pas En quelques rares lieux des Alpes mancelles, il a jadis fourni des fossiles qui le datent du Primaire ou Paléozoïque (Paléozoïque = « vie ancienne » du grec paleos « ancien » et zoe « vie »). Eboulis quaternaires : un gel à pierre fendre ! En regardant dans le viseur de gauche, vous pouvez voir un pierrier de plaine, une des plus rares et originales formations « géomorphologiques » (géomorphologie = étude des formes du relief) de la région. Pendant le Quaternaire, depuis – 1,8 Ma, des phases climatiques froides alternent avec des phases tempérées. Pendant les phases froides la région ressemble à la Laponie actuelle. Un grès qui fait carrière En regardant dans le viseur de droite vous pouvez voir la carrière de Saint-Léonard-des-Bois dans laquelle est exploité le Grès armoricain. Cette roche, très dure, transformée en granulats a notamment été utilisée pour la construction de l’autoroute A28. Le Grès armoricain. Carrière de Saint-Léonard Roche sédimentaire riche en quartz,   – 470 Ma Le Grès armoricain est constitué presque exclusivement de grains de quartz. Ils correspond à d’anciens sables déposés au fond de la mer qui recouvrait la région il y a 470 millions d’années. Au cours de l’enfouissement des sables sous de nouvelles couches de sédiments, l’eau a progressivement été éliminée et les cristaux de quartz ont partiellement fondu et se sont soudés les uns aux autres. C’est ce qui explique l’aspect très lisse du grès armoricain. Une couche de sol, issue de l’altération de la croûte terrestre sous l’action des organismes vivants et des agents climatiques, recouvre la

Attente

Vitrine

Vitrine SGMB: exposition chez Le Failler Les plus vieilles roches de France avec 4 gros échantillons provenant de Jobourg (Cotentin, 50), Port-Béni (Pleubian, 22), Pors-Mabo (Trébeurden, 22) et le moulin de la Rive (Locquirec, 29) parmi les livres édités par la SGMB, p.ex. « Curiosités géologiques » et « Géotourisme ». Deux bannières montrant la présentation du centenaire de la SGMB avec les plus vieilles roches de France Devanture de la librairie Le Failler, Rennes

Attente

Barrois (ancien site)

1889, un été avec1 Charles Barrois, promenade géologique en presqu’île de Crozon (Finistère) Proposition à l’initiative de Jessie Cuvelier  (SGN – Université de Lille) à partir du carnet de terrain 30 de 1889 de Charles Barrois conservé au Muséum d’histoire naturelle de Nantes 1 Ce titre est un clin d’œil aux ouvrages littéraires récents de Sylvain Tesson  « Un été avec Homère », « Un été avec Rimbaud »  Charles Barrois (1851 – 1939), assistant de Jules Gosselet à la faculté des sciences de Lille dès 1871, commence à publier sur la géologie armoricaine à partir de 1877. Le Service de la Carte géologique de la France lui confie les levers du Massif armoricain. Ainsi entre 1885 et 1909, il lèvera 18 cartes géologiques au 1 :80 000ème soit la totalité de la Bretagne. Depuis la fin du 18ème siècle, des géologues observaient ici et là la géologie bretonne mais Charles Barrois a réalisé en Bretagne un travail considérable qualifié de « titanesque » par Louis Chauris, autre géologue armoricain, son fervent admirateur. En 1889, fin août-début septembre, Charles Barrois est sur le terrain en Bretagne, d’abord dans le Finistère où il visite le sud de la Presqu’île de Crozon et la région de Lanmeur, puis il voyage entre Redon et Pontivy, avant de poursuivre au nord vers Lannion et Plouaret. Le 28 août, Charles Barrois est à Crozon, au Guern. Il y note des « poudingues pourprés du Guern » et divers niveaux de schistes et de grès qui laissent penser qu’il a  observé les pentes du Guern. Il mentionne fort justement l’existence d’un clivage oblique aux strates et le schéma qu’il en donne illustre très fidèlement les relations géométriques entre stratification et schistosité caractéristiques de ce secteur. Stratification et schistosité au Guern   Schéma dans le carnet de Barrois Sa description de « schistes gris bleu argileux, à minces lits de quartzite sombre, très plissés, en plis aigus » correspond par ailleurs, parfaitement, à l’affleurement des terrains briovériens du platier de Beg ar Gwin, à l’est du Guern.                         Schistes briovériens plissés Il est cependant très surprenant que la nature et la problématique du contact entre les formations pourprées conglomératiques et ces schistes gris bleu très déformés ne soient pas du tout évoquées par Barrois… La discordance de la Formation rouge du Cap de la Chèvre (Ordovicien Inférieur) sur les schistes gris-vert du Briovérien  Le conglomérat de la Formation du Cap de la Chèvre (Ordovicien inférieur) Pour y aller : commune de Telgruc-sur-Mer ; à l’ouest, plage de Trez-Bihan, prendre le sentier côtier et descendre sur la plage par l’escalier, l’affleurement est au nord de la plage. Deux pupitres de la RNR évoquent la géologie des géotopes. Barrois poursuit ses observations au sud vers la Baie de Le Caon, la grande plage au sud du bourg de Telgruc-sur-Mer. Il y décrit au nord de l’anse, des « schistes cornés avec calcite » (faciès non décrits aujourd’hui qui correspondent peut-être à des niveaux plus indurés dans les schistes du Briovérien) dans lesquels « quelques lits rappellent l’aspect de tufs comme à Paimpol » (peut-être sont-ce là les niveaux intra-formationnels à galets à de phtanite aujourd’hui reconnus dans ces schistes)                 Galets de phtanite dans les schistes briovériens puis des « schistes zébrés » qu’il compare à ceux de Morlaix. Au sud de l’anse, il note deux  « filons interstratifiés de kersanton ». Jusqu’à la rivière d’Elléouet il observe la continuité des « schistes zébrés, plus ou moins cornés, avec niveaux grauwackeux et lits de quartzites ». L’Anse du Caon correspond à une dépression dans les schistes briovériens qui occupent toute la cuvette du Porzay depuis Beg ar Gwin jusqu’à Douarnenez. De part et d’autre de l’anse, au nord et au sud, les pointes rocheuses montrent ces schistes armés de coulées volcaniques basiques offrant localement un débit en pillow-lavas (sud de la plage de Trez Bihan, pillow très déformés, difficiles à observer). Les « filons d’amygdaloides » que Barrois  mentionne à deux reprises sont-ils les pillows déformés ? [géotope de la RNR].   Extrait de la carte géologique au 1 :50 000 ème Douarnenez, 1975 (hors échelle) Extrait de la carte géologique au 1 :80000 ème, de Charles Barrois, 1891 (hors échelle) Le 31 août, on retrouve Charles Barrois au Cap de la Chèvre. Il y dresse la coupe nord-sud de la Pointe de Lostmarc’h, où il décrit « le calcaire de Rosan gris-bleuté cimentant [des] roches à éponges vert-clair de Rosan  et calcaire bleu sombre ( ?) à cinérites noires stratifiées ».   Schéma extrait du carnet de Ch. Barrois figurant les cinérites stratifiées C’est en galets que la brèche volcanique est la mieux observable Il ajoute « cette roche tuffacée à éponges, relié par ciment calcaire  […] forme tout le cap de Lostmarc’h N.O. ». Qu’a-t-il vu ? La pointe nord de Lostmarc’h est bien dans la formation volcano-sédimentaire de Rosan mais le calcaire gris-blanc cimente des pillow-lavas et pas des éponges (sic) et les cinérites décrites et schématisées correspondent à une brèche volcanique litée. Notons qu’en 1889, le débit en coussins (pillow-lava) des coulées de lave sous-marines n’était pas encore décrit, il faudra attendre plus d’un demi-siècle pour que soient réellement bien interprétées la nature et la formation de ces coulées.                             Pillow-lava de Lostmarc’h Pour y aller  commune de Crozon ; au sud-ouest hameau de Lostmarc’h, poursuivre sur le chemin vers le littoral jusqu’à la pointe, double éperon barré. Le site, affecté au conservatoire du littoral, est situé dans la RNR Barrois poursuit ses observations vers le Cap de la Chèvre, au sud de la presqu’île. Il décrit des « schistes très noirs » et observe curieusement des « grès en boules ferrugineux mais peut-être sont-ils des diabases altérées ? » De tels grès sont effectivement visibles, attribués à la Formation de Rosan. Au cap de Lesteven (aujourd’hui nommé Pointe de Kerdra) il note « de belles diabases altérées en boules ou fraîches » ainsi qu’un « tunnel dans la falaise ». Le hameau de Rostudel retient son attention, il remarque naturellement les maisons typiques en grès armoricain dans lequel il observe des scolites. Au sud du sémaphore du Cap de la Chèvre, Barrois note « le grès armoricain horizontal, clivé verticalement » ().   Copie du schéma de son

Excursions (ancien site)

Animations 2018 « Géologie en pays Bigouden » (ancien site)

Animations estivales: Géologie du Pays bigouden Sorties sur le terrain les mardis de juillet-Août 2018 « Visite de roches qui ne devraient pas exister … »  dirigées par Sylvain Blais Localisé à la pointe extrême sud-ouest du Massif armoricain, le Pays bigouden est une petite partie d’une chaîne de montagne d’extension mondiale : la chaîne hercynienne, formée entre 480 et 300 millions d’années, s’étendant de l’Amérique du Nord à l’Europe centrale en passant par le Massif armoricain. Cette chaîne est le résultat d’une collision entre 2 masses continentales – Armorica et Gondwana – séparées par un océan. Elle a atteint plusieurs milliers de mètres d’altitude, avant d’être érodée et d’exposer ses « entrailles ». Il est aujourd’hui possible d’y distinguer plusieurs unités : au nord, affleurent les fragments disloqués et transformés de cet ancien océan, surmontés par les micaschistes de Penhors. au sud, le granite de Pont l’Abbé, formé suite à l’épaississement de la croûte continentale et à sa fusion, s’est refroidi, il y a 300 millions d’années, dans les profondeurs de cette chaîne. Une importante déformation a alors fracturé le granite dans la région de Saint Guénolé avant que l’érosion ne lui donne des formes spectaculaires dont s’est emparée l’imagination populaire. Aujourd’hui, « les oreilles de lapin » côtoient ainsi « le tire bouchon » ou « le rhinocéros » …     La sortie sur le terrain, par exemple le mardi 3 juillet 2018, sera consacrée à la partie septentrionale du Pays bigouden et pourrait s’intituler : « Visite de roches qui ne devraient pas exister » ! Les géologues conçoivent le fonctionnement du globe terrestre de la façon suivante : la croûte océanique, épaisse de 8 km, de densité de 3,2 g/cm3 est appelée à retourner dans le manteau, disparaissant sous la croûte continentale épaisse de 34 km, en moyenne, et densité plus légère (2,7 g/cm3). Cette  disparition est connue sous le terme de « subduction » (Japon, Antilles, ouest de l’Amérique …). Dans de très rares cas, le rapprochement de 2 masses continentales est plus rapide que la vitesse de disparition de la croûte océanique. Cette dernière se trouve alors pincée, disloquée entre 2 continents (Armorica au Nord, Gondwana au Sud, en ce qui concerne le Pays bigouden). Nous visiterons donc des roches très rares mais malheureusement très mal conservées localement car transformées, métamorphisées … sauf 1 affleurement exceptionnel ! Ces fragments de cette croûte océanique affleurent : – au Moulin de Pontalan : superbes serpentinites. – à Peumerit : gabbros. – à Tréogat : basaltes. Ces 3 formations correspondent aux restes de cette croûte océanique. Nous visiterons également le lieu-dit « Saint Kodelig » (et évoquerons alors P.J. Helias), les roches de Penhors et les galets de Ru Vein. Tous ce termes seront définis, explicités sur le terrain. Exceptionnel objet géologique, le Pays bigouden, balayé par les tempêtes, le vent, la pluie et les embruns est un véritable musée à ciel ouvert au sein duquel le géologue tente d’appréhender cette histoire passionnante ! Quand ? Tous les mardis de juillet et août 2018 Où ? Rendez-vous au Rocher du Préfet, Saint Guénolé Inscription : à l’Office de Tourisme (au pied du phare d’Eckmühl) 02 98 58 81 44 Durée de la sortie : environ 2h15. Chaussures de terrain : c’est préférable ! Juillet 2018  Mardi 3 juillet 10h30 Mardi 10 juillet 10h30  Mardi 17 juillet 10h30  Mardi 24 juillet 10h30  Mardi 31 juillet 10h30 Août 2018  Mardi 7 août 16h30  Mardi 14 août 10h30   Mardi 21 août 16h30  Mardi 28 août 10h30

Attente, Excursions (ancien site)

Pointe de la Heussaye (22) en 2018 (excursion)

  La  Société géologique et minéralogique de Bretagne (SGMB) vous invite à une excursion à la pointe de la Heussaye (Erquy) le samedi 26 Mai 2018: « Nouvelles données, nouvelle interprétation » sous la direction de Martial Caroff (Univ. Bretagne Occidentale, Brest) Rendez-vous à 10 h sur le parking de la pointe de la Heussaye contact (Max Jonin): 0621678600 Au menu: volcano-sédimentaire, filon, sill, explosif, diffusif, lave en coussin, etc. Pique-nique tiré du sac.

Non catégorisé

Inventaire

La liste, avec la justification de l’intérêt géologique, et les périmètres des 199 sites de l’IRPG1, validés par le CSRPN2 + commission nationale, sont téléchargeables sur le site web de la DREAL3: Inventaire régional du patrimoine géologique 82 communes possèdent au moins un site géologique inscrit sur l’inventaire (ici). N.B.: Les fiches descriptives de l’inventaire sont publiées sur le site web du Museum National d’Histoire Naturelle (INPN).   1inventaire régional du patrimoine géologique, 2Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel, 3Direction régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement  

Non catégorisé

Publication

Comment préparer et soumettre en ligne votre article au « Bulletin de la SGMB »: 1- Lire d’abord l’appel à publication 2- Les articles doivent contenir un résumé en anglais (abstract), une version abrégée en anglais peut être aussi considérée 3- La soumission de l’article doit être accompagnée d’une lettre contenant les noms de 2 rapporteurs  avec leurs coordonnées e-mails. 4- Manières de soumettre votre article : (i) un seul fichier word (format .doc, docx) contenant : (a) Le titre (Fr, En), (b) les auteurs et (c) leurs affiliations, (d) e-mail de l’auteur correspondant, (e) résumés (Fr, En), (f) mots clés (6 mots maximum), (g) version abrégée éventuelle (En), (h) texte, (i) remerciements, (j) références, (k) légendes des tableaux et figures (Fr, En), (l) tableaux et (m) figures (numérotés). Les figures au format .jpg doivent être de bonne qualité (≥600 dpi). (ii) un seul fichier zippé (format .rar) contenant les éléments précédents (a à k) mais les figures (m) et tableaux (l) doivent être des fichiers au format .jpg et word à part, respectivement. Une fois l’article accepté, les figures au format .jpg vous seront demandées. 5- Soumettre votre article via le portail de soumission: Contribution  

Guernesey geol map
Excursions (ancien site)

Jersey & Guernesey en 2018

Projet d’excursion géologique à Jersey et Guernesey en 2018 Chers collègues et membres de la SGMB Dans le même esprit que l’excursion géologique organisée dans les Pyrénées qui avait semble-t-il donné entière satisfaction, nous proposons que cette année nous visitions Jersey et Guernesey pendant cinq à six jours. John Renouf, géologue bilingue, ancien Directeur du Musée de Jersey a accepté de nous faire visiter les îles. Il serait accompagné de P. Chambers paléontologue et de R. Nichols géologue professionnel local. Ils nous proposent un cocktail géologique regroupant roches du socle et sédiments quaternaires. Une petite agence travaillant habituellement avec John se propose de s’occuper des détails pratiques tels que: La réservation des transferts par bateaux, l’organisation des transferts locaux, la location des minibus et les réservations dans des hôtels simples mais accueillants. John suggère qu’au passage nous visitions la Maison de Victor Hugo à St Peter Port après l’étude du célèbre gabbro du port. Le prix dépendra évidemment du nombre de participants. Cette excursion se déroulera après les tempêtes d’hiver et avant l’afflux des touristes (qui font grimper les prix des hôtels) au printemps. Nous souhaitons vos réponses avant la fin septembre ce qui permettra de proposer un prix dès l’entrée de l’hiver. Trois questions donc: 1/ Souhaitez-vous participer à cette excursion ?: OUI           NON 2/ Combien de personnes: 3/ En cas de difficultés au printemps, l’automne vous convient-il?: OUI           NON  Commentaires éventuels:   Fichier de réponses à télécharger: .docx et à envoyer  à: p-sgmb@univ-rennes1.fr Merci de votre coopération,  J.P. Lefort NB (avril 2018): 28 personnes sont désormais inscrites à cette excursion, les réservations de chambres sont déjà faites. Des informations sur le détail du circuit géologique et des sites à visiter seront données ultérieurement. ================================ Les grandes lignes de la géologie de Guernesey (excursion du 25-28 Avril 1973): document scanné (pdf) d’après Roach (1966) et Adams (1967), comprenant la carte géologique de Roach (1966)(pdf) Roach, R.A.,1966. Outline and guide to the geology of Guernesey (with map). Report and Transactions de la Société Guernesiaies, vol. XVIII, 751-776. Adams, C.J., 1967. A geological and related isotopic study of rocks from North-Western France and the Channel Islands (United Kingdom). Thèse Ronéo, Oxford.   Carte géologique de Guernesey (Roach, 1966)