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Découvertes (ancien site)

Figure 1
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Erquy (22) (ancien site)

   Le Cap d’Erquy…                           …au-dessus de la plage, les pavés. Moins célèbre que la fameuse Côte de Granit(e) rose, la Côte de Grès rose d’Erquy-Fréhel, géographiquement à cheval entre Côte de Penthièvre et Côte d’Emeraude, toujours dans les Côtes-d’Armor, n’en est pas moins attirante. Chaque été, ainsi qu’aux autres saisons, une multitude de touristes s’y retrouve pour admirer les particularités de cette roche souvent ordonnée en couches faiblement inclinées et découpées en hautes falaises verticales. Labellisé depuis 2019, Le Grand Site de France du Cap-d’Erquy-Cap-Fréhel (Fig.1) commence à retrouver des circulations, piétonne et cycliste, plus adaptées à son caractère naturel de landes à bruyères et ajoncs. (Fig.1) – Logo d’Erquy avec connotation géologique Le descriptif qui suit vous présente un circuit court aménagé à Erquy autour du patrimoine industriel des carrières qui ont été ouvertes pour l’exploitation du grès rose durant la fin du 19ème et le début du 20ème siècle.  Pour les textes, il s’inspire très largement d’un petit guide intitulé « Cheminer sur les traces des carriers….les sabots râpés » (Fig.2) publié en 2011-2012 par le Conseil Général des Côtes-d’Armor (Service Randonnées et Espaces Naturels), long d’une trentaine de pages, auquel j’ai participé.   (Fig.2) – Couverture du livret Télécharger le fichier du livret (3.7 Mo):  pdf Itinéraire Depuis Lamballe prendre la route d’Erquy. Entrer dans ce bourg et, au premier feu de circulation, aller à gauche par la rue des Salines pour rejoindre le boulevard de la Mer. Stationner immédiatement en bord de mer pour débuter le circuit. Tout en laissant derrière vous la pointe de la Heussaye (ou Houssaye), célèbre en géologie pour la diversité de ses roches volcaniques (Erquy la verte), partir à pied en direction du port et du cap d’Erquy situés à l’extrémité nord de la plage. Tout au long du boulevard de la Mer, de belles villas bâties en grès rose d’Erquy ourlent ce vaste axe aujourd’hui très amplement dédié aux aires de loisirs et au stationnement automobile. (Fig.3) – La plage actuelle                          (Fig.4) – La Banche  (Fig.5) – Le Cap et les carrières                       (Fig.6) – Les carrières au début du 20ème siècle                                      Un ancien marais côtier Cette promenade est aujourd’hui aménagée et fortement urbanisée. Il est difficile d’imaginer qu’elle est installée sur un ancien cordon de dunes (la Banche) à l’arrière duquel s’étendait une vaste zone marécageuse régulièrement envahie par la mer (Fig.4). Des salines y furent aménagées avant que les premières édifications de villas balnéaires à la fin du XIXème siècle ne viennent provoquer la disparition définitive de l’espace dunaire. Le boulevard de la Mer, autrefois boulevard de la Grève, n’était alors qu’un large chemin que le sable recouvrait régulièrement.                      (Fig.7) – Villa Gagey (10 rue des Salines)     (Fig.8) – Villa Neis Coalenet (17 bd de la Mer) (Fig.9) – Villa Penthièvre (25 bd de la Mer)       (Fig.10) – Villa Saint Michel (19 bd de la Mer) Actuellement, les villas se distinguent les unes des autres par leur architecture, faisant largement appel au bois et au grès local de couleur rose qui tranche avec le blanc du sable et le bleu de la mer. L’une des plus remarquables est celle de « Neis Coalenet » (Fig.8), (au 17), élevée avant 1900, tandis que la dernière est la « villa Gagey » (du nom de son architecte) (Fig.7) bâtie en 1930 à l’angle du boulevard de la Mer et de la rue des Salines (10 rue des Salines). Poursuivre au-delà du boulevard de la Mer, par la rue du Port en direction de la moderne Maison de la Mer et de la criée. Dans le fond du paysage s’étend le cap d’Erquy, haut d’environ 110 mètres, en haut duquel étaient ouvertes les carrières de grès rose (Fig.5 & 6) encore aisément identifiables et desquelles s’échappaient des monticules de déblais (Fig.12) aujourd’hui pratiquement tous disparus ou recouverts de végétation rudérale. De même était autrefois accessible, en cet endroit, la discordance entre la série rouge paléozoïque type Erquy-Fréhel (Ordovicien) et les séries protérozoïques sous-jacentes, type La Heussaye.   (Fig.11) – Le port (version début du 20ème siècle)   (Fig.12) – Monticules de déblais au-dessus du port Passer devant la récente petite zone commerciale, sans oublier d’observer en façade une rares œuvres sculptées dans le grès rose (les Moussaillons) puis entrer dans la zone portuaire contrôlée et contourner la criée pour rejoindre la falaise du Cap d’Erquy qui, sur la droite, surplombe les installations. Là, un escalier en bois, de facture récente, réinstallé plusieurs fois en quelques années en raison de l’instabilité de la paroi (Fig.13 & 14), monte vers les carrières et permet d’observer l’important conglomérat lité qui constitue la base de la série ordovicienne d’Erquy-Fréhel, partiellement recouvert de déblais de grès d’Erquy.   (Fig.13) – Escalier détruit                                          (Fig.14) – Escalier rénové C’est pratiquement à cet endroit qu’aboutissaient les wagonnets chargés de pavés en provenance des diverses carrières qui, descendant du haut par un funiculaire (Fig.15) dont on devine le départ et la trace dans la pente, étaient véhiculés par rails encore visibles près de la capitainerie (Fig.16) et chargés vers les bateaux à destination des principales villes bretonnes ou d’autres cités situées hors de la province (Fig.17 & 18). (Fig.15) – Le funiculaire et le port                  (Fig.16) – Rails devant la capitainerie (Fig.17) – Appontement devant la capitainerie                  (Fig.18) – Chargement des pavés Il débouche finalement à son niveau supérieur sur le sentier de grande randonnée qui parcourt le cap (le fameux GR 34) sur lequel est disponible un sentier d’interprétation sonorisé constitué de 10 stations, le sentier « Cheminer sur les traces des carriers…les sabots râpés », pour mieux connaître l’histoire du grès et des hommes surnommés dans les carrières « les sabots râpés », allusion à l’allure des ouvriers qui ont exploité le grès d’Erquy. Prendre à droite pour atteindre un observatoire (Fig. 19) qui offre un point de vue sur

ph1.Panneau Sarthe
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Saint-Léonard-des-Bois (72) (ancien site)

Au cœur des Alpes mancelles,  le  circuit « Histoires géologiques » à Saint-Léonard-des-Bois (Sarthe)   Au sud du Parc naturel régional Normandie-Maine, Saint-Léonard-des-Bois constitue le centre touristique principal des Alpes mancelles. La Sarthe et ses affluents ont creusé dans le synclinal de Saint-Léonard une vallée sinueuse qui serpente entre de hautes collines rocheuses à la végétation « alpestre », constituées de formations sédimentaires de la base du Paléozoïque (grès armoricain, schistes du Pissot, grès de May/Orne) et même de formations plus anciennes appartenant au Protérozoïque (Briovérien). Ce circuit est conçu pour vous faire découvrir ces formations et les paysages qu’elles offrent. L’essentiel des textes correspond à celui qui est présent sur les pupitres et les cartels accessibles à chaque arrêt. Renseignements utiles Feuille topographique Ign 1/25 000ème : 1617 Est Saint-Pierre-des-Nids, Alpes mancelles. Feuilles géologiques BRGM 1/50 000ème : Villaines-la-Juhel (286) et Fresnay-sur-Sarthe (287). Longueur : 11 km, balisage orange (souvent inexistant et assez difficile à suivre) – Durée : environ 3 heures (attention : pentes souvent vigoureuses !) Les rochers du Haut-Fourché La Sarthe Signalétique : poteaux en métal brun-orangé, correspondant au circuit proposé, gravés « histoires géologiques » avec flèches d’orientation. Les outils de la signalétique   Description du parcours : Arrêt n°1 : Eglise de Saint-Léonard Le circuit débute au niveau de l’église où un stationnement est possible et où un  pupitre explicatif vous attend.            Le panneau de départ auprès de l’église Depuis plus d’un siècle les Alpes mancelles séduisent les amoureux de la nature à la recherche de sites sauvages et pittoresques. Méandres et gorges encaissées de la Sarthe, pierriers imposants et belvédères ouvrant sur de vastes panoramas, tout ici invite à la contemplation. Au-delà d’une pure jouissance esthétique s’insinue une curiosité bien légitime à qui connaît les tranquilles pays de plaine : comment un tel chaos s’est-il formé ici ? Quels événements formidables ont-ils présidé à la création  de ces paysages tumultueux ? Si tout aujourd’hui semble calme et apaisé, ne vous y fiez pas. Apparemment immobile, la surface de la Terre ne cesse de se déplacer. Sous la fine croûte terrestre bouillonne un monde brulant en perpétuel bouleversement. De gigantesques quantités d’énergie provoquent la dérive des continents. La collision des plaques continentales  génère la formation de chaînes de montagnes et l’éruption de volcans. Les roches se transforment continuellement, changent d’aspect et de place ; le processus de transformation de la Terre ne s’arrête jamais… En suivant les cailloux de Saint-Léonard-des-Bois, nous vous proposons de partir à la découverte de quelques épisodes mouvementés d’une histoire géologique de 600 millions d’années. L’horloge géologique Les animaux illustrant l’histoire géologique ci-contre vivaient à l’époque à laquelle se sont formées  les roches que nous allons rencontrer. Si on ramène les 4,5 milliards d’années de vie de la Terre à un cadran de 12 heures : l’ère précambrienne dure environ 10 heures, du Cambrien à nos jours s’écoulent 90 minutes, les dinosaures ont disparu il y a 9 minutes, les premiers hommes sont apparus il y a 1 minute, l’homme moderne il y a 1 seconde. Continuer à l’Ouest par la rue des Alpes mancelles vers Moulins-le-Carbonnel et Sougé-le-Ganelon. Peu après l’église, prendre sur la droite, face à la crêperie « l’Ardoisière », le Chemin de Compostelle, voie goudronnée qui gravit la forte pente menant au carrefour de la Croix de la Barre.   Arrêt n°2 : Croix de la Barre La Croix de la Barre Cette croix, caractéristique de la région, est taillée dans une roche appelée « Roussard » (voir site n°7). Il s’agit d’un grès mésozoïque (Crétacé Supérieur – Cénomanien) dont les grains sont unis par un ciment ferrugineux et dont nous verrons  de très beaux exemples dans les constructions du village de Saint-Léonard-des-Bois à l’arrêt n°8. Continuer tout droit par le chemin empierré taillé dans le Grès armoricain que l’on atteint peu après un virage.   Le grès armoricain au long du chemin   A droite du chemin on trouve un site d’escalade situé au-dessus du Gué Plard que nous observerons à l’arrêt n°12.   Le grès armoricain Le site est dangereux mais permet de voir le Grès armoricain et le paysage vers le nord.   Le paysage vers le nord Continuer pour atteindre le niveau de la ferme du Champ-des-Pas. Là, s’ouvre une large vue vers le nord avec, au loin, la carrière en exploitation des Grès armoricains de Saint-Léonard.   Arrêt n°3 : Ferme du Champ-des-Pas L’Engouloir.   Le Grès armoricain Chaque site est équipé d’un pupitre explicatif, d’un porte-échantillon(s) de petite taille portant un ou plusieurs échantillons, d’un cartel donnant le nom et l’histoire de celui-ci, parfois de viseurs. Le site de la ferme du Champ-des-Pas En quelques rares lieux des Alpes mancelles, il a jadis fourni des fossiles qui le datent du Primaire ou Paléozoïque (Paléozoïque = « vie ancienne » du grec paleos « ancien » et zoe « vie »). Eboulis quaternaires : un gel à pierre fendre ! En regardant dans le viseur de gauche, vous pouvez voir un pierrier de plaine, une des plus rares et originales formations « géomorphologiques » (géomorphologie = étude des formes du relief) de la région. Pendant le Quaternaire, depuis – 1,8 Ma, des phases climatiques froides alternent avec des phases tempérées. Pendant les phases froides la région ressemble à la Laponie actuelle. Un grès qui fait carrière En regardant dans le viseur de droite vous pouvez voir la carrière de Saint-Léonard-des-Bois dans laquelle est exploité le Grès armoricain. Cette roche, très dure, transformée en granulats a notamment été utilisée pour la construction de l’autoroute A28. Le Grès armoricain. Carrière de Saint-Léonard Roche sédimentaire riche en quartz,   – 470 Ma Le Grès armoricain est constitué presque exclusivement de grains de quartz. Ils correspond à d’anciens sables déposés au fond de la mer qui recouvrait la région il y a 470 millions d’années. Au cours de l’enfouissement des sables sous de nouvelles couches de sédiments, l’eau a progressivement été éliminée et les cristaux de quartz ont partiellement fondu et se sont soudés les uns aux autres. C’est ce qui explique l’aspect très lisse du grès armoricain. Une couche de sol, issue de l’altération de la croûte terrestre sous l’action des organismes vivants et des agents climatiques, recouvre la

MontbelleuxCircuit
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Montbelleux (35) (ancien site)

Autour de la mine de Montbelleux (Luitré, Ille-et-Vilaine)  Sentier pédestre d’interprétation      À proximité de Fougères, Montbelleux est une petite colline des Marches de Bretagne située sur la commune de Luitré. Site emblématique de cette dernière, elle a été témoin d’une activité insolite dans ce pays d’élevage et de cultures. Mine d’étain en Armorique à l’Âge du bronze, montagne sacrée des Celtes, elle deviendra mine de wolfram et d’étain au début du 20ème siècle.    Au dire des géologues miniers, Montbelleux est unique et constitue un cas exceptionnel. Même à l’échelle mondiale, il est très particulier par le fait que dans un seul gisement il y ait autant d’étain (Sn) que de wolfram (W) exploitables en même temps. Le district stanno-wolframifère de Montbelleux est essentiellement composé de schistes d’âge briovérien (vieux d’environ 540 millions d’années), limité au nord par le grand massif granodioritique cadomien de Fougères et au sud par les terrains paléozoïques du synclinorium médio-armoricain. L’intrusion de minéralisation Sn-W consiste en un dyke vertical de granite fin albitique post-cadomien riche en quartz et muscovite parcouru par un stockwerk quartzeux minéralisé en cassitérite, wolframite et topaze. Cette lame de granite, orientée NE-SW, sub-verticale, de 30 à 40 mètres de puissance est longue d’environ 250 mètres. Il semble que l’essentiel des réserves y soit compris en profondeur entre les niveaux -30 et -330 mètres. L’accès direct au site d’exploitation est aujourd’hui impossible, hormis lors de quelques manifestations particulières. C’est pourquoi la mise en place en 2013 de ce sentier d’interprétation balisé et équipé de panneaux informatifs s’avère des plus judicieuses pour comprendre le site. Accès Depuis Fougères, prendre au sud la D 798 vers Vitré. Après environ 4 kilomètres prendre à droite vers le Clos au Ray en suivant les panneaux « Sarl TALIGOT ». Au lieu-dit « les Loges » aller à droite en direction du Haut-Monbelleux et après 1 kilomètre de montée stationner à gauche le long de la route à proximité du chevalement de la mine. Documents et informations utiles – Feuille topographique Ign à 1/25 000ème : 1317 Est Fougères Est. – Feuille géologique BRGM à 1/50 000ème : Fougères (283). Longueur : 4,5 km – Durée : 1h30. Balisage par traits jaunes et panneaux « 3M », du nom de l’association (Mémoire de la Mine de Montbelleux) engagée dans la sauvegarde et la valorisation du site : http://montbelleux.e-monsite.com/ Descriptif du parcours (Fig.1) Fig.1- Le circuit avec l’emplacement des panneaux. Depuis la mine partir vers le nord [beau point de vue vers Fougères], prendre la première à droite puis après 200 mètres la première à gauche jusqu’au Haut Monbelleux. Premier panneau Sentiers pédestres de Montbelleux à Luitré. Parcours d’interprétation Montbelleux est un lieu chargé d’histoire et de légendes. A son sommet s’élevaient deux menhirs, vieux de plus de 4000 ans. Ils ont été détruits par ignorance au XIXe siècle pour empierrer la route de Laval toute proche. Sur cette montagne où était honoré le dieu celte Belen, on y offrait des sacrifices au solstice d’été. Des légendes ont toujours vivantes : celle du merle de Noël par exemple. A l’âge du bronze, l’étain extrait permettait la fabrication du bronze. Montbelleux apparaît à plusieurs reprises au cours de la préhistoire mais aussi au cours de l’histoire. Montbelleux, site emblématique de la commune de Luitré, représente surtout aujourd’hui un lieu de mémoire industrielle historique et atypique dans une région d’élevage et de culture. Au XXe siècle, une mine de wolfram a été exploitée en plusieurs périodes. La mine faisait vivre plusieurs familles dans la région ; Elle représentait la création d’une richesse mais aussi une culture : les hommes étaient durs à la tâche : «  la mine c’était des salissures, de la sueur, u danger mais c’était aussi de la camaraderie et de la dignité » La mine a connu des décès ou des blessés par accidents, des licenciements quand le cours du minerai chutait sur le marché des matières premières. Le wolfram est un matériau très dur et lourd, reconnu pour ses propriétés physiques : plus haut point de fusion et plus grande résistance à la traction de tous les métaux. Utilisé pur, il sert à la fabrication des filaments d’ampoules, des tubes cathodiques, des électrodes. Sous forme d’alliage, il durcit les métaux, carbures de tungstène, métaux utilisés dans l’armement et l’industrie spatiale… Dominant toute la région, le chevalement, haut de 27m, a été installé en septembre 1977. Il permettait de descendre les mineurs à 130m et la remonte du minerai. Ce chevalement est le dernier de Bretagne, cette grande région minière où l’on exploitait de nombreux matériaux. Poursuivre vers l’Est, passer devant la ferme du Haut Montbelleux pour atteindre un chemin que l’on prend sur la droite [point de vue vers Dompierre-du-Chemin] jusqu’au hameau suivant que l’on traverse pour descendre vers un beau chemin creux.   Deuxième panneau Les légendes Le merle de Noël On raconte que l’un des 2 menhirs, situés sur la façade Sud-Ouest de Montbelleux, recouvrait un trésor considérable. Tous les ans, pendant la nuit de Noël, un merle venait soulever un instant cette pierre levée et découvrait le trésor. Mais malheur à l’imprudent que la cupidité pousserait à chercher à s’en saisir : il n’en aurait pas le temps, et périrait écrasé par l’énorme poids de la pierre qui s’abattrait sur sa tête. Les nain hideux En Bretagne et à Montbelleux notamment, à certaines époques de l’année, et par un beau clair de lune, des nains hideux, appelés cormandons, korrigans, poulpiquets, kérions, sortaient de leurs souterrains. Toute cette petite armée formait une ronde infernale autour des dolmens et des menhirs. Leurs petites voies criardes se faisaient entendre pendant le silence des nuits et faisaient fuir le voyageur qu’ils cherchaient à attirer en faisant sonner de l’or sur la pierre sacrée. Celui qui se laissait abuser était entrainé dans leur ronde jusqu’à épuisement. Le Petit Mineur. Le Petit Mineur est un personnage que tous les mineurs connaissent. Ce petit lutin, korrigan avait la réputation d’être bienveillant car il annonçait le danger aux hommes du fond. Il se mettait à crier lorsque la roche craquait et que s’annonçait un éboulement… « Attention les gars ! …

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Bois de Mezle (22) (ancien site)

Circuit du Bois de Mezle dans la Vallée des ardoisières (Locarn, Côtes-d’Armor) Un sentier pour découvrir un ancien site de production d’ardoises      Entre Maël-Carhaix et Locarn, en plein cœur du bassin carbonifère de Châteaulin, la rivière de Kersault et ses affluents ont creusé leur lit dans des sédiments silto-gréseux qui offrent localement des ensembles très fins, intensément schistosés dans la chaîne varisque.    Ils ont été naguère exploités pour la production d’ardoises très réputées dans la célèbre ardoisière de Moulin-Lande et plus largement depuis la fin du 19ème siècle dans des carrières essentiellement souterraines, jusqu’à environ 100 mètres de profondeur. Des affleurements naturels et de nombreux déblais d’exploitations jalonnent cette « Vallée des ardoisières » et depuis quelques années un sentier de découverte et d’interprétation aménagé dans le Bois de Mezle en Locarn remet en mémoire un de ces lieux de production quelque peu dissimulé, oublié depuis 1930, l’ardoisière de Coat-Maël. Le projet de mise en valeur de cette ardoisière a été mené par la Communauté de Communes du Kreiz Breizh en relation étroite avec le propriétaire du site. Les panneaux d’interprétation du site ont été conçus par la Maison du Patrimoine à Locarn, Maison Nature départementale, et l’association Cicindèle. http://www.patrimoine-locarn.org/ ———————————– Accès    Depuis Locarn, rejoindre au sud-est la D11 qui, par la vallée des ardoisières, mène à Maël-Carhaix. À environ 1 km du bourg, à Pont Glaz (Pont Glas), tourner à droite, passer le pont qui franchit la rivière de Kersault pour peu après atteindre la zone de stationnement qui se situe sur la gauche de la route. Documents et informations utiles – Feuille topographique Ign à 1/25 000ème : 0717 Est Maël-Carhaix. – Feuille géologique BRGM à 1/50 000ème : Carhaix-Plouguer (283). Longueur : 2 km – Durée : 1h30. Balisage par traits jaunes. Descriptif du parcours (Fig.1) Fig.1- Tracé du circuit avec les différents arrêts. L’entrée sur le sentier est marquée par une borne verticale qui fournit toutes les informations sur le circuit. A proximité immédiate est implanté le premier pupitre.     – Arrêt n°1 Pupitre : « Au Pays de l’Or bleu… » À travers le témoignage d’un ouvrier fonceur, nous vous proposons de découvrir les différentes étapes de la production de l’ardoisière souterraine du Bois de Mezle en 1928. La végétation n’a pas tout à fait réussi à effacer les dernières traces de l’activité de la mine fermée depuis 1930. L’histoire de la commune de Maël-Carhaix a été fortement marquée par l’activité ardoisière. Dans les années 30, au moment où l’industrie ardoisière bretonne est à son apogée, on comptait quatre exploitations en activité dans la « Vallée des ardoisières ». La mine la plus importante, celle du Moulin de la Lande, employait alors plus de 170 ouvriers et exploitait deux chambres simultanément. L’ardoise bleue de Maël-Carhaix, réputée pour sa qualité, a été fréquemment utilisée pour la restauration des monuments historiques tels les Invalides à Paris ou le Parlement de Bretagne à Rennes. Les ardoisières de Bretagne sont désormais fermées, victime de l’épuisement des veines ou de la concurrence angevine puis espagnole. Le sentier rentre dans le bois et après une centaine de mètres descend à gauche vers la rivière de Kersault empruntant un passage en creux, entamant une légère montée (rampe en bois) pour atteindre les ruines d’un bâtiment en schiste dans et sur lequel sont visibles des systèmes d’engrenages et de poulies.     – Arrêt n°2  Pupitre : La centrale hydraulique Ce sont les vestiges d’une centrale hydraulique puis hydroélectrique qui alimentait la carrière située juste au-dessus, dans la colline, grande consommatrice d’énergie. En suivant la matière, les ouvriers sont arrivés sur la nappe d’eau vers 20 mètres de fond. Il a alors fallu pomper l’eau pour pouvoir aller plus profond. Au début, une pompe mécanique, actionnée par le moulin a été utilisée. Puis la mise en place d’une turbine a permis l’alimentation en électricité. Pour cela, une partie de l’eau de la rivière a été détournée et a alimenté le moulin. Grâce à un système d’engrenages encore visibles, la chute d’eau faisait tourner la roue à courroie puis la turbine qui était située dans un cabanon jouxtant le bâtiment principal. L’électricité sert à éclairer les galeries dans le fond et à actionner le treuil permettant la remontée des blocs de schiste issus de la mine. Comme les galeries et les chambres d’exploitation descendent sous le niveau de la rivière, l’eau est constamment pompée pour éviter l’inondation. Poursuivre en empruntant une sorte de canal étroit construit en dalles schisteuses. Sa structure, son utilité et sa fonction sont expliquées sur le panneau suivant.     – Arrêt n°3 Pupitre : Le bief de dérivation Pour faire fonctionner la centrale, l’eau de la rivière de Kersault a été en partie déviée au niveau du moulin à grain de Maël situé en amont et amenée jusqu’aux machines par un canal long de 200 mètres appelé bief de dérivation. Dans ce bief était également récupérée l’eau qui était pompée au fond des puits et acheminée par un réseau de petits canaux souterrains. Construit au début du 20ème siècle il a été réalisé avec les déchets de schiste, le bourrier, provenant de l’ardoisière juste au-dessus et on les a rendu étanches avec du ciment. Ici, pour éviter l’éboulement du bourrier, on a fait des murets sans jointures. Aujourd’hui, une douzaine d’espèces différentes de fougères s’y sont installées.   Légende du dessin 1 : muret à joints garnis en schiste ardoisier, 2 : « hérisson » d’ardoises disposées à la verticale, 3 : cuvelage d’imperméabilisation en ciment, 4 : muret sans jointure en schiste ardoisier, 5 : bouche d’évacuation des eaux de pompage, 6 : « bourrier » : déchet provenant de l’extraction et du travail de l’ardoise Continuer sur près de 200 mètres pour atteindre une rampe de montée qui mène à un chemin en bordure d’un champ. Prendre ce chemin sur la droite et peu après, rentrer à nouveau dans le bois à droite pour descendre la pente légère jusqu’à une zone entourée d’un haut grillage. Celui-ci protège une vaste excavation qui correspond à la zone d’extraction du schiste. – Arrêt n°4 Pupitre : Les puits d’extraction

CarteQuip
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Quip (56) (ancien site)

 Sentier d’interprétation du moulin de Quip, Allaire, Morbihan « La Source profonde et les Grands Rochers du moulin de Quip »    Le site du moulin de Quip est pittoresque, avec son bel étang allongé, ses bois pentus, ses gros rochers moussus. C’est aussi un site touristique fort qui connaissait il y a quelques années une intense activité de par ses infrastructures d’accueil : un Village Vacances, qui a succédé à une auberge gastronomique. Il se trouve en plein sur le contact du granite carbonifère d’Allaire, partie orientale du leucogranite de Questembert, avec les sédiments paléozoïques du synclinal de Rochefort-en-Terre. Le granite d’Allaire est ici porphyroïde et offre une altération en boules qui agrémentent le paysage et qui s’organisent parfois en chaos comme celui du moulin (les Grands Rochers). Les sources sont fréquentes au contact, mais ici, particularité unique en Bretagne, l’eau de celle qui existe sur le parcours coule à environ 19° toute l’année ! Ce n’est certes pas brûlant, et on risquerait de décevoir en parlant de « source chaude », mais cette température est néanmoins « anormale », et elle indique une provenance très profonde de l’eau – d’un ordre de grandeur de 1000 mètres. Les Grands Rochers sont des témoins du sous-sol et même si un tel rassemblement de grosses boules de granite n’est pas exceptionnel et est bien connu des géologues, celui-ci a été classé (avec la source) d’intérêt départemental dans l’inventaire régional du patrimoine géologique. Le sentier d’interprétation se propose de présenter cette histoire formidable, qui fait intervenir des transformations stupéfiantes des minéraux et des massifs granitiques. Il présente les principaux éléments caractéristiques du site (source profonde, chaos rocheux, étang, zones humides, moulins et de nombreux espaces boisés)… En plus de l’intérêt géologique, le sentier possède un réel intérêt dans la façon d’interpréter la nature, le plan d’interprétation ayant défini des formes particulières pour les panonceaux, adaptées à l’ambiance du site et au style des informations. Certains supports sont des panneaux d’information touristiques classiques. D’autres par contre, sont des panonceaux mobiles ludiques, comportant plusieurs facettes et présentent des jeux de question-réponse, ou bien des présentations par étapes. D’autres sont des plaques de lave émaillée, support qui traverse le temps, et d’autres enfin portent quelques mots gravés dans le bois, et sont réservés à des lieux plus intimes et préservés, où l’interprétation prend davantage la forme de clins d’œil ou d’évocations énigmatiques. Le sentier a été réalisé en 2009 par la commune d’Allaire et le Village Vacances. Respectez-en la tranquillité. Accès (fig.1) : à partir d’Allaire, commune située à l’Ouest de Redon, prendre au nord la direction de Peillac par la D 14. Après un peu plus de 1500 mètres, prendre à gauche, puis à droite en direction du moulin de Quip (fléchage assuré). Passer devant la chapelle Sainte-Barbe pour rejoindre après 1 kilomètre la zone de stationnement située à droite avant la chaussée de l’étang.   Fig.1 – Carte d’accès au site Documents utiles : Feuille topographique Ign à 1/25 000ème : 1021 Est Allaire Feuille géologique BRGM à 1/50 000ème : Questembert (n° 418) Informations pratiques et recommandations : Le parcours du circuit (1800 m) se fait en une heure environ. Le tour de l’étang est plat, la suite du circuit est plus mouvementée, la traversée des grands rochers demande prudence le ruisseau de Quip étant parfois en crue. Pour un passage plus tranquille une passerelle a été aménagée. Le circuit emprunte des terrains communaux et des terrains privés dont celui du village Vacances du Moulin de Quip, propriété de la Fédération Régionale des Caisses d’Allocations Familiales, aujourd’hui (2016) en vente. Balisage du sentier par traits jaunes.     Description du parcours (fig.2) Fig.2 – Le parcours avec les différentes stations   La première partie du parcours est tracée sur la rive orientale de l’étang de Quip que longe le sentier parsemé de quelques boules de granite. Sur l’une d’entre elles ont été fixées deux plaques de lave émaillée (station n°1) de petit format expliquant la nature du granite, son mode de formation et son lieu de mise en place (« granite, pierre de grain » et « granite, cœur de montagne »).         À l’extrémité de l’étang, une passerelle permet le franchissement du ruisseau de Quip. Continuer à droite sur la rive occidentale de l’étang. Après quelques dizaines de mètres de marche apparaît la station n°2 équipée d’une borne mobile à trois faces évoquant la circulation de l’eau au sein de la roche sous l’intitulé « Les eaux et la roche : infiltration et eau souterraine ».   Poursuivre jusqu’à rejoindre un sentier montant sur la gauche, que l’on gravit, délaissant le chemin qui longe l’étang et qui permet de rejoindre la chaussée. Ce sentier débouche sur la route goudronnée de Bude que l’on prend sur la droite. Au carrefour suivant, aller à droite vers l’étang sur quelques dizaines de mètres jusqu’à atteindre l’entrée du « chemin du meunier » matérialisée sur la gauche par des blocs de béton dressés en bordure de la route. Aussitôt apparaît le panneau vertical de la station n°3.   À sa lecture, même si on a du mal à se l’imaginer aujourd’hui, on comprend le rôle joué par ce chemin autrefois emprunté par les charrettes lourdement chargées. Poursuivre au-dessus des installations pour le moins défraîchies du Village Vacances jusqu’à rencontrer un couple de bornes mobiles (station n°4) dénommées « les roches en surface » et « les roches en profondeur » présentant des cartes géologiques, géographiques et une coupe du lieu.             Continuer la descente vers l’ancienne piscine noyée dans les herbes et passer au plus près d’un bâtiment qui a encore belle allure (Salle polyvalente) pour arriver devant la fameuse « source chaude » hydrothermale (station n°5). N’hésitez pas à lever la tête pour lire sur un panneau de bois accroché à un arbre « Source profonde ». Cette source appartient à un ensemble d’émergences plus ou moins accessibles sur le site et, ici, pour recevoir cette eau si particulière, une vasque a été aménagée pour permettre de porter le doigt à l’eau afin de constater de sa température. Chacun se fera son propre jugement !    

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Brais (35) (ancien site)

Sentier d’interprétation des Mines de Brais Vieux-Vy-sur-Couesnon, Ille-et-Vilaine    Le sentier a été réalisé en 2009 par la Communauté de communes du Pays d’Aubigné, pour les panneaux, et aménagé en 2012. Il s’inscrit aujourd’hui dans un espace naturel du Département d’Ille-et-Vilaine.        S’étendant sur sept hectares, les Mines de Brais (ou de la Touche) en Vieux-Vy-sur-Couesnon sont un ancien site minier d’où on extrayait le minerai de plomb, d’argent et de zinc, à partir de minéraux comme la sphalérite, la galène et autres sulfures de fer. Le gisement a été découvert en 1875 dans le granite cadomien de Fougères. Délaissées depuis 1951, ces mines étaient liées, au 17ème siècle, à la concession de Pont-Péan, au sud de Rennes. Construites en 1927, la cité ouvrière située sur le plateau et les laveries situées en contrebas sont inspirées des réalisations antérieures de Trémuson près de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor).    Offrant une vue imprenable sur la vallée du Couesnon et de son affluent la Minette, le site est constitué de vestiges qui témoignent de l’activité industrielle de l’époque : machineries, laveries disposées en gradins et autres silos…La faune et la flore sont également des éléments très caractéristiques des anciens terrains miniers avec notamment la présence d’espèces protégées de chauves-souris. Accès : à partir de Vieux-Vy-sur-Couesnon, commune située à une trentaine de kilomètres au Nord-Est de Rennes, prendre au nord la direction de Chauvigné par la D 97. Après environ 1500 mètres, juste avant le pont sur le Couesnon, rejoindre à gauche la zone de stationnement fléchée « Mines de Brais – espace naturel ». Documents utiles : Feuille topographique Ign à 1/25 000ème : 1217 Est Saint-Aubin-d’Aubigné Feuille géologique BRGM à 1/50 000ème : Combourg (n° 282) Informations pratiques et recommandations : Le parcours du circuit (1500 m) se fait en deux heures environ. Il est de difficulté moyenne, comportant deux séries d’escaliers permettant de gravir le coteau. Balisage du sentier par traits jaunes. Description du parcours (fig.1)   Fig.1 – Le parcours avec les panneaux explicatifs Depuis le parc de stationnement, descendre vers le pont qui enjambe le Couesnon, le traverser et aller à droite vers le moulin de Bray (Brais) connu pour sa pisciculture et ses produits hôteliers variés. Panneau n°1- Entrée de site    Ce panneau introductif offre toutes les informations sur les dates clés de l’histoire de la mine avec un plan très bien conçu qui situe l’implantation des 10 panneaux disposés au fil du parcours.     Dépasser ce moulin qui « regarde couler jusqu’au Mont-Saint-Michel le Couesnon » sans oublier d’admirer une superbe meule posée contre le pignon. Un peu plus loin sur la gauche apparaît le granite en une petite falaise d’où a sans doute été tirée de la pierre. Un site d’escalade y a été équipé en septembre 2013.   Juste après, prendre l’escalier aménagé qui permet d’attaquer la pente dans le granite en direction du panorama et des cités ouvrières. À mi-pente, sur la droite, une pancarte « laveries » invite à naviguer parmi les quelques vestiges des anciennes installations jusqu’au panneau n°3. Panneau n°3- Les laveries    Tous les détails de l’organisation de ces laveries qui se sont toujours voulues modernes y sont fournis avec les méthodes de séparation et de purification des minerais ainsi que les trois étapes de leur traitement. Des photos d’époque montrent l’ampleur et le nombre des bâtiments.       Situées à flanc de coteau et disposées en gradins, ces laveries servaient aux opérations de nettoyage, triage à la main, broyage et concassage. Les premières constructions, en bois, datent de 1890. De nouvelles, en béton armé, sont réalisées en 1929 et en 1930. Revenir sur l’escalier pour poursuivre la montée. Au sommet, aller à gauche vers le panorama.    Un belvédère y a été aménagé dominant le Couesnon et un étang en contrebas alors qu’au-dessus des têtes veille Notre-Dame de Bon Secours. La raison de sa présence au creux de la roche et de ses bienfaits y est inscrite en lettres d’or.       Panneau n°2- Les moulins à papier    La vallée du Couesnon, connue pour la qualité de son eau, est ponctuée de nombreux moulins dont beaucoup étaient de moulins à papier dont l’activité s’est arrêtée au milieu du XIXe siècle. Ce panneau en explique le fonctionnement et la chaîne de fabrication du papier.   Revenir sur ses pas et partir vers les cités ouvrières. Le trajet se poursuit en haut de coteau jusqu’à proximité de l’ancienne maison du directeur où, à l’aplomb des laveries, est visible le silo qui permettait de stocker le minerai brut acheminé du puits central grâce à des berlines sur rail. Devant, sont implantés côte à côte deux panneaux. Panneau n°4- La vie à la mine    Ce panneau, dédié à la vie à la mine, explique l’organisation « hiérarchisée » de la cité ainsi que l’existence laborieuse de cette enclave ouvrière en milieu rural. Panneau n°5- Pendant la 2ème Guerre mondiale    Inexistante depuis 1930, la vie du site est relancée en 1937 en tant que centre d’hébergement de réfugiés espagnols qui fuient la guerre civile mais aussi de français et en 1941 l’occupant allemand reprend l‘exploitation du site pour en extraire la pyrite qui sert à produire de l’acide sulfurique.       Continuer vers l’est pour rapidement atteindre le panneau suivant. Panneau n°6- Les minerais    La minéralisation du gisement exploité est de type BGP (pour Blende, Galène, Pyrite), les minéraux étant étroitement liés à des filons de quartz hydrothermal de couleur bleutée. Pour atteindre les quatre filons connus, quatre puis ont été percés : le puits central, la colonne de la Minette, le puits sud et, au nord, le puits Saint-Félix.     En poursuivant le sentier, descendre le coteau par un escalier qui amène à une voie transversale, celle-ci allant, d’une part à droite vers les laveries, d’autre part à gauche vers la Minette. Aller à gauche, dépasser une borne qui matérialise le passage en sous-sol d’une galerie, pour atteindre le chemin de fond de vallée.     En face, une entrée (privée) permet l’accès au moulin de

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Bécon-les-Granits (49) (ancien site)

Bécon-les-Granits, Maine-et-Loire Le sentier du Granit      Rien que le nom de la commune suffit à rappeler l’industrie granitière qui en a assuré la renommée au début du 20ème siècle avec son fameux « bleu impérial » qui couvre de nombreux monuments en France. Il était donc justifié que sa mémoire soit évoquée d’une part dans un musée, d’autre part sur un sentier de découverte. Créé en 1993, ce fut le premier sentier à thème en Anjou. Il permet de découvrir les anciennes carrières d’extraction du célèbre granite de Bécon-les-Granits (Bisâtre, Belle Roche, Roche Bleue, Yvon, et Gillard), mais également l’ancienne gare de chemin de fer du Petit Anjou, ainsi que quelques demeures remarquables comme le Château de Bois-Guignot et la Grand’ Maison. Documents utiles Feuille topographique Ign à 1/25 000ème : 1422 Est Chalonnes-sur-Loire Feuille géologique BRGM à 1/50 000ème : Chalonnes-sur-Loire (n°453) Longueur du sentier : 6 kilomètres Durée du parcours : environ 2 heures Balisage : traits verts Descriptif du parcours (fig.1)   Fig.1 – Le parcours et les différents arrêts Départ : Musée du Granit, 22 rue de Candé. S’engager sur la D 963 (rue de Candé) vers l’Ouest en direction du Louroux-Bottereau sur une cinquantaine de mètres pour, au niveau du n°61, partir à gauche entre deux maisons en direction des terrains de sport. Passer entre les terrains de football (à gauche) et les courts de tennis (à droite). Les aménagements paysagers de cette zone dédiée à l’activité physique font une large utilisation de dalles de schistes bleus ordoviciens, sans doute tirées du site ardoisier proche de La Pouëze. Fichées verticalement elles font ainsi office de bordures.     Franchir le ruisseau du Tremblay pour pénétrer dans les allées de l’arborétum en progressant vers l’Est. Franchir à nouveau le ruisseau pour rejoindre la rue des carrières sans oublier de remarquer sur la gauche un mur en blocs de granite.       Prendre en face l’avenue du Pont Gandon, laisser à droite l’impasse du Petit Anjou et aller jusqu’à la rue de Cholet que l’on traverse et sur laquelle on fait quelques mètres vers le sud pour rejoindre une petite ruelle qui part à gauche. Suivre jusqu’au panneau de l’ancienne gare implanté en bordure de l’avenue des Marronniers. Arrêt n°1- La Gare.    Le bâtiment de la gare de Bécon se tenait à 30 mètres environ en arrière de ce panneau. Cette gare, station de la ligne Angers-Candé dite du Petit Anjou, fut mise en service en 1909. Un trafic mixte voyageurs-marchandises s’y développa jusqu’en 1935, année à laquelle la concurrence des autocars entraina l’arrêt du trafic voyageurs. La pénurie de carburant consécutive à la guerre 1939-1945, nécessita la reprise du trafic en 1940, avec des autorails, jusqu’en 1947, année de fermeture de la ligne Angers-Candé. L’évacuation vers Angers du granite extrait des carrières de Bécon permit cependant, à cette seule fin, un maintien du trafic jusqu’en 1955. La gare fut détruite en 1969.     À proximité, est visible un petit bâtiment de caractère dans lequel le tuffeau domine, tandis que sur la pelouse est implanté un mobilier urbain en granite.     Poursuivre tout droit, traverser le carrefour duquel part l’allée rectiligne menant au château du Bois-Guignot, et poursuivre jusqu’au bout sur l’avenue des Muguets. Prendre à droite (av. des Roitelets) puis tout de suite à gauche l’avenue des Pinsons. Poursuivre à droite sur l’avenue des Mésanges puis enfin obliquer à droite au bout du parking pour rejoindre le Pont Besnard. Arrêt n°2- Le Pont Besnard.    Ce pont, qui enjambe la Romme, a été construit à l’occasion de la réalisation de la ligne Angers Candé du Petit Anjou en 1909. Il est, avec le célèbre pont de Pruniers qui enjambe la Maine à Bouchemaine en aval de la ville d’Angers, le seul pont du populaire train départemental presque intégralement préservé. Son tablier métallique est néanmoins aujourd’hui en très mauvais état.         Franchir le petit pont de pierre proche pour prendre le chemin de terre qui part vers le Sud-Est. Après environ 500 mètres apparaît le mur d’enceinte du château du Bois-Guignot (XIVème siècle) que l’on aperçoit furtivement sur la droite. Un peu plus loin, une ancienne entrée du domaine, aujourd’hui murée, est identifiable à ses piliers en tuffeau. Poursuivre jusqu’à la prochaine intersection. En cet endroit, remarquez, adossés à un arbre, des blocs de grès ladères éocènes vraisemblablement tirés des zones cultivées proches.   Ne pas poursuivre vers Saint-Augustin-des-Bois mais partir à droite par le chemin de Brisâtre qui offre encore quelques vues sur le château. Franchir à nouveau la Romme pour peu après trouver une ancienne carrière ennoyée dont l’accès est difficile et qui correspond à une ancienne exploitation de granite. Arrêt n°3- La carrière de Brisâtre.    Deux petites carrières dont l’une est aujourd’hui comblée et l’autre ennoyée encore accessible, furent exploitées en cet endroit au début du 20ème siècle. Elles disposaient d’une forge ainsi que d’une grue en bois très caractéristique des grues utilisées à Bécon. Ouvertes pour la taille de pierre et la fabrication de pavés, et après avoir atteint la profondeur de 15 mètres, elles fermèrent définitivement en 1910.     Atteindre la D 961 que l’on traverse pour aller en face (rue de la Concorde). Après quelques dizaines de mètres prendre à gauche le chemin herbu qui mène rapidement jusqu’à la carrière de Belle Roche dont on remarque quelques infrastructures et surtout les nombreux déblais d’exploitation qui la ceinturent. Arrêt n°4- La carrière de Belle Roche.    Bien qu’elle soit, comme toutes autres, ennoyées, le haut de son front de taille est encore visible. Elle doit son appellation à la beauté du grain de son granite. Les trop nombreuses failles qui la parcouraient destinèrent cependant cette carrière à la confection, exclusive, de pavés dont à partir de 1926, le célèbre petit pavé « mosaïque ». Elle fut équipée en 1925 d’une grue métallique pivotante moderne, à flèche relevable, d’un fonctionnement particulièrement rapide. Exploitée par Monsieur Glaine, elle connut une activité irrégulière et ferma définitivement en 1943. La profondeur maximale atteinte a

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Mauron (56) (ancien site)

Sentier Pierrot Pompéi Sentier géologique à Mauron, Morbihan Le sentier géologique de Mauron a été tracé par la ville de Mauron à proximité d’un étang communal et du départ de la voie verte Mauron-Questembert. Jalonné de blocs en provenance des carrières aujourd’hui exploitées par l’entreprise Pompéi de Concoret, il rend hommage à un entrepreneur, Pierre (Pierrot) Pompéi, qui a ouvert de nombreuses carrières en Brocéliande comme celle de la Marette à Saint-Malon-sur-Mel (35). La science n’est pas oubliée puisque l’histoire géologique de la région est retracée à l’entrée du site et que chaque roche trouve sa place dans cette histoire. Accès (fig.1) Fig.1 – Schéma d’accès au site. À partir de la route Ploërmel-Saint-Méen-le-Grand prendre la sortie Mauron-centre. À l’entrée de la Ville, franchir le Doueff et juste après le pont prendre à gauche la rue du Plan d’eau qui, quelques centaines de mètres plus loin, mène au parking de l’Etang de la Folie. Le sentier se situe entre la route et la rivière. Pour bien le pratiquer revenir à pied près du lavoir à proximité du pont sur le Doueff et repartir vers le sud. Ainsi, sur 300 mètres de long, les roches issues de diverses localités vous seront révélées en 8 stations accompagnées de pupitres explicatifs. Ce sentier a été finalisé au printemps 2012. Les différentes stations (fig.2) Fig.2 – Le sentier et les stations. Station 1 – Grès rouge de Trékoët – Carrière de Trékoët (Muel, 35) Au sommet des schistes rouges apparaissent des niveaux plus grossiers, franchement gréseux, tels ceux de la carrière de Trékoët, qui annoncent le passage aux Grès armoricains, formation géologique qui les surmonte. Même si le débit en feuillets n’est pas très prononcé, leur couleur rouge à rose incite à les ranger parmi les schistes de Pont-Réan.   Certaines de ces couches sont parfois très riches en skolithes, tubes verticaux qui correspondent à des terriers de vers qui vivaient dans le sable, d’autres montrent diverses formes d’activité biologique comme des empreintes à deux lobes (Bilobites – Cruziana-) ou des traces de déplacement de terriers (Daedalus). Âge : Ordovicien, autour de 465 millions. Station 2 – Poudingue de Gourin – Sud de Mauron (Mauron, 56) Ce conglomérat à galets de quartz, parfois disposé en couches, forme des lentilles métriques à plurimétriques au sein des sédiments briovériens plus fins des bassins de Ploërmel, de Guer ou de Pipriac. Il est connu sous le nom de Poudingue de Gourin. A l’Ouest de Ploërmel, les rochers de la Ville-Bouquet surplombant l’Yvel en sont un remarquable exemple. Les galets, à l’allure de « dragées », sont bien roulés. Constitués de quartz blanc, de quartz noir et de quelques galets de grès, ils dépassent rarement 5 centimètres. Ils peuvent être jointifs ou emballés par une matrice gréseuse ou argileuse. La roche est souvent recristallisée et parcourue de veines siliceuses ce qui la fait souvent confondre avec le quartz filonien. Le milieu de dépôt de ce conglomérat original demeure controversé mais il est considéré soit comme un témoin de systèmes fluviatiles (rivières), soit comme un remplissage de chenaux au sein de systèmes deltaïques profonds. Âge : Briovérien (Protérozoïque supérieur à Cambrien), autour de 540 millions d’années. Station 3 – Schiste briovérien – Carrière de la Planchette (Mauron, 56) Ce schiste, très présent à Mauron et plus largement dans les bassins de Ploërmel et de Rennes, correspond à un sédiment à grain fin dérivant de la compaction de vases déposées lors d’une première présence de la mer en Bretagne centrale, durant le Briovérien. Sa teinte verdâtre à beige par altération est caractéristique. En dehors des structures de dépôt, cette roche possède souvent un débit en feuillets qui a pour nom schistosité, développé lorsque le sédiment a été comprimé dans une chaîne de montagnes, la chaîne hercynienne, édifiée au Carbonifère à la fin du Paléozoïque et dans laquelle il est devenu un schiste. Âge : Briovérien (Protérozoïque supérieur à Cambrien), autour de 540 millions d’années Station 4 – Poudingue de Montfort – Carrière de la Marette (Saint-Malon-sur-Mel, 35) Après l’histoire briovérienne, les quelques reliefs résiduels de la première chaîne de montagnes armoricaine délivrent des fragments qui reflètent la diversité des roches du socle. On les retrouve dans le Poudingue de Montfort, conglomérat présent de façon discontinue en Brocéliande à la base de la pile sédimentaire paléozoïque, constitué de blocs dont la taille va de quelques centimètres à quelques décimètres, généralement anguleux, plus rarement ovoïdes, emballés par une matrice gréseuse de couleur rougeâtre à violacée. Dans la région de Montfort-sur-Meu ce sont des éléments de quartz blanc qui en sont la marque. Leur facture indique un transport sur de courtes distances dans des cônes alluviaux ou dans des rivières torrentielles. Des veines de quartz blanc parcourent parfois la roche. Âge : Ordovicien, autour de 470 millions d’années. Station 5 – Cornéenne alumineuse – carrière de la Ville-Renaud (Saint-Pern, 35) Dans le Nord du département d’Ille-et-Vilaine, des sédiments marins argileux et argilo-sableux riches en alumine, entraînés dans lune chaîne de montagnes (la chaine cadomienne) au passage du Protérozoïque au Paléozoïque, ont été recoupés par une série de « bulles » granitiques dont la plus occidentale est le granite de Bécherel. La chaleur issue du magma acide, en diffusant peu à peu dans ces sédiments environnants, en a modifié les caractéristiques. Sur quelques centaines de mètres autour du granite ils sont devenus des roches métamorphiques, très dures, à l’aspect de corne d’où leur appellation de cornéennes. Ces dernières, exploitées à Saint-Pern pour leurs qualités physiques, possèdent un grain fin. En surface, la couleur rouille témoigne de leur teneur en fer et autres minéraux sulfurés (pyrite, chalcopyrite…). Âge : Briovérien supérieur, autour de 540 millions d’années. Station 6 – Granite de Ménéac – carrière de l’Epine-Fort (Ménéac, 56) Le granite est une roche magmatique qui provient du lent refroidissement et de la cristallisation, au sein de la croûte terrestre, d’un magma riche en silice sous la forme d’une « bulle » appelée pluton. C’est l’érosion qui le fait apparaître aujourd’hui à la surface du sol. Le granite de Ménéac en est une

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Guéhenno (56) (ancien site)

Circuit d’interprétation de Guéhenno, Morbihan Le granit se raconte    Guéhenno, commune située au sud-ouest de Josselin dans le Morbihan, dotée du label « Commune du patrimoine rural de Bretagne », se caractérise par la richesse de son patrimoine architectural et paysager. S’étirant dans un paysage verdoyant traversé par les vallées du Sedon et du Lay, elle offre au visiteur le plaisir de découvrir l’architecture rurale et religieuse typique de la région. Même si l’essentiel de son sous-sol est constitué de formations sédimentaires protérozoïques (Briovérien) le granite y est accessible dans la butte du Mont, témoin avancé des nombreux leucogranites carbonifères qui sont présents plus au sud tels ceux de Bignan, de Lizio-La Villeder et qui ont été, ou sont encore, largement exploités et mis en œuvre dans le bâti traditionnel. Dans le cadre des travaux d’aménagement du bourg menés en 2005, la commune a mis en place un circuit de mise en valeur de son patrimoine architectural aidé par un jeu de lumières et des panneaux explicatifs qui ont pour objectif de faire découvrir aux visiteurs le granit(e) et les savoir-faire des artisans ou artistes qui l’ont travaillé au cours des siècles, tout en s’appuyant sur le bâti du village (maisons, monuments, croix…). À Guéhenno, le granite se raconte au fil d’un circuit d’interprétation ! Au départ de la place du village (place du Marché), flânez dans les rues et partez à la découverte du bourg et du granite à travers 8 étapes matérialisées par des plaques informatives en lave émaillée, au long d’un parcours balisé par l’outil du tailleur. Documents utiles Feuille topographique Ign à 1/25 000ème : 0919 Est Josselin Feuille géologique BRGM à 1/50 000ème : Josselin (n°350) Description du circuit (fig.1) Fig.1 – Tracé du circuit avec les différents arrêts. – Arrêt n°1- Place du Marché – Point de départ    Voulez-vous des pierres de taille ? Fouillez au pied de la butte du Mont côté du nord près du bourg ; voulez-vous de la pierre de maçonne, fouillez dur le revers de la butte du Mont au midi ; voulez-vous des pierres propres à la sculpture, aux moulures, allez à Coëlo ; voulez-vous du pavage, allez à la ville Moisan. Quant à la pierre ordinaire, vous en trouverez partout. » L’abbé Jacquot, recteur à Guéhenno de 1853 à 1866. Vous l’aurez compris, le sol de Guéhenno est riche en granites de qualités différentes. C’est à l’exploitation de cette pierre de granite, par des hommes maîtrisant un riche savoir-faire, que Guéhenno doit son identité et sa (ses) richesse(s). Depuis la place du Marché, partir au sud-sud-est par la rue Saint-Jean pour rejoindre un alignement de maisons de diverses époques. – Arrêt n°2- 3 à 9 rue Saint-Jean – De pierre brute je suis devenue…pierre de maçonne    Devant cet alignement de maisons, on voit une évolution dans l’utilisation du granite au fil des siècles.         Autour des XVIème et XVIIème siècles, les plus fortunés ont commencé à l’employer pour construire un abri solide. Jusqu’au XVIIIème siècle : – taille régulière des pierres d’ouvertures ; – rugosité au toucher ; – absence de géométrie ; – appuis moulurés, porte en arc de plein cintre, pierre d’évier… La deuxième moitié du XIXème siècle voit apparaître de nouvelles techniques de taille avec la mécanisation et une certaine standardisation. Le granite devient plus facilement accessible. Au début du XXème siècle, les techniques de maçonnerie changent avec l’arrivée du ciment et l’emploi du béton en remplacement de la pierre. Poursuivre jusqu’à la rue Saint-Michel qu’il faut prendre à gauche sur quelques dizaines de mètres, puis aller à gauche par la rue de l’Eglise en direction de l’enclos paroissial que l’on aperçoit d’emblée. – Arrêt n°3- Rue de l’Eglise – De pierre brute je suis devenue…expression de l’art religieux    Dans l’espace fermé et excentré par rapport au bourg qu’est l’enclos paroissial, se confrontent l’église du village, le cimetière, un ossuaire et surtout le calvaire monumental, l’un des plus beaux monuments de ce type en Bretagne. Ici le granite est mis en œuvre sous toutes ses formes. Le mur d’enceinte est une protection contre les animaux en ne laissant passer que les hommes par l’ « échalier ». Dans le cimetière, en signe de respect pour les défunts, et même s’il n’est pas d’origine proximale, il est utilisé pour les pierres tombales. Le calvaire monumental date du XVIe siècle. 
Fort de son histoire et chargé de symboles, le calvaire de Guéhenno compte parmi les plus beaux monuments de ce type (un des 7 calvaires classés monumentaux de Bretagne, unique en Morbihan).
 Le calvaire est un vrai livre d’histoire religieuse, érigé afin de transmettre l’histoire sainte aux paroissiens illettrés. Réalisé en 1550, il fut détruit presque en totalité en 1793-1794, puis entièrement restauré en 1853 par l’Abbé Jacquot, aidé de son vicaire et des habitants de Guéhenno. Le calvaire est réalisé en pierres de taille de granite, d’un ton beige à grain fin, extraites des carrières de Guéhenno. La qualité du matériau permet un travail de la pierre très précis et offre des possibilités d’ajourement et de refouillement étonnantes. Le calvaire est de nouveau restauré en 2002, à partir des techniques minutieusement décrites par l’Abbé Jacquot. L’ossuaire a été ajouté en 1863 et sur une de ses faces, dans un seul bloc de granite sculpté, est mise en scène la passion du Christ, la pierre se faisant livre de catéchisme pour éduquer. Contourner l’église par le nord en prenant la rue du Calvaire qui descend jusqu’à la rue Abbé Jacquot qu’il faut prendre sur la gauche jusqu’au carrefour avec la rue Saint-Pierre. Arrêt n°4– 6 rue Saint-Pierre – De pierre brute je suis devenue…le quotidien de deux mondes Vous venez de quitter un lieu « sacré » pour pénétrer dans un espace de vie quotidienne    Autour de cette placette subsistent aujourd’hui de petites maisons en granite et quelques vestiges de ruelles. On peut aisément se transporter quelques siècles en arrière et imaginer le quotidien d’une place de village avec ses conversations, rumeurs…, jeux et cris d’enfants…, bruits d’outils et de charrettes…, labeurs, veillées…, mélange d’odeurs,

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Mauron (56) (ancien site)

Sentier Pierrot Pompéi Sentier géologique à Mauron, Morbihan Le sentier géologique de Mauron a été tracé par la ville de Mauron à proximité d’un étang communal et du départ de la voie verte Mauron-Questembert. Jalonné de blocs en provenance des carrières aujourd’hui exploitées par l’entreprise Pompéi de Concoret, il rend hommage à un entrepreneur, Pierre (Pierrot) Pompéi, qui a ouvert de nombreuses carrières en Brocéliande comme celle de la Marette à Saint-Malon-sur-Mel (35). La science n’est pas oubliée puisque l’histoire géologique de la région est retracée à l’entrée du site et que chaque roche trouve sa place dans cette histoire. Accès (fig.1)    Fig.1 – Schéma d’accès au site. À partir de la route Ploërmel-Saint-Méen-le-Grand prendre la sortie Mauron-centre. À l’entrée de la Ville, franchir le Doueff et juste après le pont prendre à gauche la rue du Plan d’eau qui, quelques centaines de mètres plus loin, mène au parking de l’Etang de la Folie. Le sentier se situe entre la route et la rivière. Pour bien le pratiquer revenir à pied près du lavoir à proximité du pont sur le Doueff et repartir vers le sud. Ainsi, sur 300 mètres de long, les roches issues de diverses localités vous seront révélées en 8 stations accompagnées de pupitres explicatifs. Ce sentier a été finalisé au printemps 2012.   Les différentes stations (fig.2) Fig.2 – Le sentier et les stations. Station 1 – Grès rouge de Trékoët – Carrière de Trékoët (Muel, 35) Au sommet des schistes rouges apparaissent des niveaux plus grossiers, franchement gréseux, tels ceux de la carrière de Trékoët, qui annoncent le passage aux Grès armoricains, formation géologique qui les surmonte. Même si le débit en feuillets n’est pas très prononcé, leur couleur rouge à rose incite à les ranger parmi les schistes de Pont-Réan.   Certaines de ces couches sont parfois très riches en skolithes, tubes verticaux qui correspondent à des terriers de vers qui vivaient dans le sable, d’autres montrent diverses formes d’activité biologique comme des empreintes à deux lobes (Bilobites – Cruziana-) ou des traces de déplacement de terriers (Daedalus). Âge : Ordovicien, autour de 465 millions. Station 2 – Poudingue de Gourin – Sud de Mauron (Mauron, 56)   Ce conglomérat à galets de quartz, parfois disposé en couches, forme des lentilles métriques à plurimétriques au sein des sédiments briovériens plus fins des bassins de Ploërmel, de Guer ou de Pipriac. Il est connu sous le nom de Poudingue de Gourin. A l’Ouest de Ploërmel, les rochers de la Ville-Bouquet surplombant l’Yvel en sont un remarquable exemple. Les galets, à l’allure de « dragées », sont bien roulés. Constitués de quartz blanc, de quartz noir et de quelques galets de grès, ils dépassent rarement 5 centimètres. Ils peuvent être jointifs ou emballés par une matrice gréseuse ou argileuse. La roche est souvent recristallisée et parcourue de veines siliceuses ce qui la fait souvent confondre avec le quartz filonien. Le milieu de dépôt de ce conglomérat original demeure controversé mais il est considéré soit comme un témoin de systèmes fluviatiles (rivières), soit comme un remplissage de chenaux au sein de systèmes deltaïques profonds. Âge : Briovérien (Protérozoïque supérieur à Cambrien), autour de 540 millions d’années. Station 3 – Schiste briovérien – Carrière de la Planchette (Mauron, 56) Ce schiste, très présent à Mauron et plus largement dans les bassins de Ploërmel et de Rennes, correspond à un sédiment à grain fin dérivant de la compaction de vases déposées lors d’une première présence de la mer en Bretagne centrale, durant le Briovérien. Sa teinte verdâtre à beige par altération est caractéristique. En dehors des structures de dépôt, cette roche possède souvent un débit en feuillets qui a pour nom schistosité, développé lorsque le sédiment a été comprimé dans une chaîne de montagnes, la chaîne hercynienne, édifiée au Carbonifère à la fin du Paléozoïque et dans laquelle il est devenu un schiste. Âge : Briovérien (Protérozoïque supérieur à Cambrien), autour de 540 millions d’années Station 4 – Poudingue de Montfort – Carrière de la Marette (Saint-Malon-sur-Mel, 35) Après l’histoire briovérienne, les quelques reliefs résiduels de la première chaîne de montagnes armoricaine délivrent des fragments qui reflètent la diversité des roches du socle. On les retrouve dans le Poudingue de Montfort, conglomérat présent de façon discontinue en Brocéliande à la base de la pile sédimentaire paléozoïque, constitué de blocs dont la taille va de quelques centimètres à quelques décimètres, généralement anguleux, plus rarement ovoïdes, emballés par une matrice gréseuse de couleur rougeâtre à violacée. Dans la région de Montfort-sur-Meu ce sont des éléments de quartz blanc qui en sont la marque. Leur facture indique un transport sur de courtes distances dans des cônes alluviaux ou dans des rivières torrentielles. Des veines de quartz blanc parcourent parfois la roche. Âge : Ordovicien, autour de 470 millions d’années. Station 5 – Cornéenne alumineuse – carrière de la Ville-Renaud (Saint-Pern, 35)   Dans le Nord du département d’Ille-et-Vilaine, des sédiments marins argileux et argilo-sableux riches en alumine, entraînés dans lune chaîne de montagnes (la chaine cadomienne) au passage du Protérozoïque au Paléozoïque, ont été recoupés par une série de « bulles » granitiques dont la plus occidentale est le granite de Bécherel. La chaleur issue du magma acide, en diffusant peu à peu dans ces sédiments environnants, en a modifié les caractéristiques. Sur quelques centaines de mètres autour du granite ils sont devenus des roches métamorphiques, très dures, à l’aspect de corne d’où leur appellation de cornéennes. Ces dernières, exploitées à Saint-Pern pour leurs qualités physiques, possèdent un grain fin. En surface, la couleur rouille témoigne de leur teneur en fer et autres minéraux sulfurés (pyrite, chalcopyrite…). Âge : Briovérien supérieur, autour de 540 millions d’années. Station 6 – Granite de Ménéac – carrière de l’Epine-Fort (Ménéac, 56)   Le granite est une roche magmatique qui provient du lent refroidissement et de la cristallisation, au sein de la croûte terrestre, d’un magma riche en silice sous la forme d’une « bulle » appelée pluton. C’est l’érosion qui le fait apparaître aujourd’hui à la surface du sol. Le granite de Ménéac en est une variété homogène,