Lors de la 7° étape du tour 2025, le 11 juillet, combien de coureurs avaient conscience au départ de rouler sur des granites d’anatexie et des migmatites, et de la variété de terrain qui les attendaient pour cette étape de 197 km, passant par St Brieuc. Ce qui comptait, c’était d’arriver dans les meilleures conditions possibles au final à Mur de Bretagne, et sa fameuse côte. Avant la côte proprement dite, il y’a d’abord la Côte du bourg de Mur , 4° catégorie pour le classement du grimpeur, 1,6 km à 4.1%, où la route passe du Briovérien sur la première crête limitant au sud le synclinorium médian et constituée ici de grès armoricains. Puis la côte de Mur, 3° catégorie pour le classement du grimpeur, 2 km à 6,9% de moyenne, avec des passages à 15%. Après le bourg de Mur, la route descend légèrement dans les schistes de l’Ordovicien supérieur et du Silurien inférieur avant d’entamer la longue montée dans les schistes et quartzites du siluro-dévonien connus régionalement comme les schistes et quartzites de Plougastel . A St Mayeux, la course tourne à droite pour revenir vers Mur par St Gilles-Vieux-Marché et la vallée de Poulancre avant d’aborder la montée finale. Carte Géologique, avec le tracé du « final » La côte dans le gris-marron: grès armoricain. Le « mur » dans le marron: schistes et quartzites de Plougastel Un Tour de France ne se gagne pas à Mur mais on peut le perdre : la double difficulté finale peut faire perdre à certains coureurs deux ou trois minutes qui leur sera bien difficile de rattraper ensuite. Lors de la descente après le bourg du mur, il y a eu une chute collective à grande vitesse, mais tous ont pu repartir avec du retard (et des écorchures). Et je pense qu’aucun coureur ne s’est posé la question de la roche qui était sous le macadam. Classement: Pogacar, Vingegaard, Onley