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Excursions

Baie du Mont St Michel (35) en 2025

Sortie du 27 septembre 2025   Excursion en baie du Mont-Saint-Michel  (secteur occidental) avec B. Caline et O. Guérin Les cordons coquilliers de la Baie du Mont Saint Michel sous la direction de Bruno Caline (ex laboratoire de géomorphologie de l’EPHE et géologue chez Total) Examen des environnements intertidaux et des gradients sédimentaires du secteur occidental (vase, tangue, sable, coquille entière, récif) Présentation générale Le fond de la baie du Mont Saint Michel présente 18 km de cordons. Ils sont en formation depuis 8000 ans, reconnus par sondages. Les cordons actuels ont été édifiés dans une première phase aux 6ème et 7ème siècles (discontinus) puis une deuxième phase aux 9ème et 10ème siècles (continus). C’est l’énergie de la houle combinée à celle des courants de marée qui les forme. Les cordons se déplacent vers la côte, pente douce côté mer, pente forte sur le versant côté terre. En arrière des cordons s’installe une vasière « arrière cordon ». Le cordon en se déplaçant recouvre la vasière qui peut réapparaitre à l’état « fossile » en avant au pied du versant doux (voir série de photos sur La Vildé-la-Marine). La composition des cordons varie d’ouest en est : 1 – Vildé la Marine La grève présente un sédiment sablo-vaseux, la coque domine parmi les coquilles, suivi par les scrobiculaires, les tellines, les nacres et les peignes. Le transect mer-terre montre la succession : sédiment / sédiment induré = ancienne vasière / cordon / vasière arrière cordon / cordon végétalisé / route. Nous avons tracé sur le sol des carrés de 20 cm, dans lesquels nous avons fait l’inventaire des coquilles (espèces et nombre) Ci-dessus, vasière « fossile » réapparaissant au pied du versant doux 2 – Vivier sur Mer/ La larronière Ce secteur remarquable en vue aérienne avec ses proto-cordons et ses cordons Le sédiment est sableux, riche en coquilles. Les proto-cordons sont formés par les courants de marées, concaves vers le large, ils sont recouverts par les marées; ils se déplacent vers la terre, la houle prend le relais de la dynamique pour former les cordons coquilliers concaves vers la terre. Parmi les coquillages, c’est toujours la coque qui domine, mais associée avec des mactres, des couteaux et des pholades. Vue aérienne des cordon de ce secteur Les prés-salés sont fréquentés par les moutons Banane – Banc des Hermelles La Banane (secteur chapelle Ste Anne) C’est un vaste cordon. Le sable qui le constitue est orangé, du au débris des tubes des hermelles et de la matière organique (= colle !) qui y agglutine des débris de coquille. C’est un cordon récifal. Les grains noirs que l’on y observe sont des débris de roches. Parmi les coquillages, c’est toujours la coque qui domine, associée aux amandes de mer et aux spisules Le fond de la baie présente partout des coquilles: coque, crépidule, huîtres (plates en arrêts 1 et 2, creuses en arrêt 3). La laisse de haute mer contient  beaucoup de débris de moules : ce sont pour l’essentiel des morceaux des moules sous taille (MST) qui ne peuvent pas être commercialisées en AOP (appellation d’origine protégée (depuis 2011) et sont simplement rejetées à la mer par les conchyliculteurs. Les cordons coquilliers du fond de la Baie du Mont Saint-Michel sont inscrits à l’inventaire national du patrimoine géologique (BRE 0158). Le site est classé au titre de la loi de 1930 et les cordons bénéficient également d’un arrêté préfectoral de protection de biotope pour la protection de l’habitat du Petit Gravelot.

Excursions

Le voyage géologique de la SGMB en Auvergne (2024)

La météo n’a pas été très bonne, sauf le premier matin, ce qui n’a pas facilité la prise de notes. Ce compte-rendu est donc essentiellement en images, photographies et documents d’archives. Lundi 23 septembre Présentation générale du volcanisme d’Auvergne Par Pierre Boivin au début de la visite du site de Gergovie Pierre Boivin est, avec le département du Puy de Dôme, l’ un des initiateurs du dossier pour l’ obtention du label « Patrimoine Mondial de l’Unesco » de la Grande faille de Limagne et de la Chaîne des Puys, obtenu après 10 ans de procédure. C’est en effet ici que le relief de rift de l’ Ouest européen est le plus spectaculaire quant à la Chaîne des Puys, alignement de volcans monogéniques, c’est un bel exemple de tous les dynamismes éruptifs ( voir ci après )..  Depuis le Plateau de Gergovie Pierre nous a présenté l’histoire géologique de ce paysage.    – A l’ Oligocène ( 34 à 23 Ma) l’amorce de la surrection alpine provoque un étirement crustal dans tout l’Ouest européen, entraînant la formation de rifts qui restent aujourd’hui morphologiquement bien marqués. Figures 1, 2 et 3 . ( En Limagne le rifting est amorcé dès l’Eocène supérieur). En Auvergne, dans ces rifts  appelés « Limagnes », jusqu’à 3000 mètres de sédiments lacustres marno-calcaires se sont accumulés , mêlés à  des éléments volcaniques.  – Au Miocène inférieur ( 13 Ma à 5,3 Ma) l’ensemble du Massif Central est surélevé puis au Miocène supérieur ( 5,3 à 3,3 Ma) se forment des horsts.    – Le volcanisme Parallèlement au rift périalpin s’échelonnent, du Miocène au subactuel des zones volcaniques (figure 1 et 2) dont la plus importante est l’ Auvergne .  Le volcanisme  auvergnat a  été reconnu  dans la Chaîne des Puys, à Volvic, par J.E. Guettard en 1751, puis dans les autres provinces proches mais , remarque personnelle : pour ceux d’ entre nous qui ont assisté aux cours du Professeur Y. Milon à Rennes dans les années 65, nous apprenions que les romains auraient reconnus un volcan à Volvic « volcane vicus ». Sous l’Auvergne, une remontée mantellique a été mise en évidence par prospections géophysiques (sismiques, géothermiques, gravimétriques). Figure 4a. La première hypothèse a été l’ existence d’un point chaud ( R. Brousse)  mais aujourd’hui c’est celle de O. Merle et L. Michon (2001) qui est largement admise (fig.5b ). Le volcanisme néogène de l’ Ouest européen serait alors directement lié à l’ orogénèse alpine. De l’ Auvergne à la Méditerranée   provinces volcaniques ont été définies : fig. 6. ​Petite note personnelle : sur la fig. 6 on remarque l’orientation NW-SE  du Devès, des  Coirons, de l’Aubrac, cette orientation est aussi bien présente dans le stratovolcan du Cantal, bien que peu visible en cartographie ( orientation préférentielle des dykes,…). Cette remarque pour souligner la persistance des grands accidents crustaux hercyniens qui, toujours pas cicatrisés, ont guidés les venues magmatiques et,  encore aujourd’hui, cette remontée mantellique sous l’ Auvergne  (fig.4a). Chronologie. En Limagne le volcanisme apparaît dès l’Oligocène : cas particulier dû à l’étirement crustal. Les périodes d’interruption sont probablement sous estimées en raison des difficultés à dater des tephra phréatomagmatiques et de l’érosion qui en a évacué une grande partie, jusqu à 300 m ici. Le volcanisme de la Chaîne des Puys est à peine lisible à cette échelle. Les dynamismes éruptifs :    – les cônes de Pouzzolane et les coulées pour les basaltes (basaltes au sens large).    – les dômes, dômes coulées et leur tephra pour les laves plus siliceuses, plus pâteuses, au dégazage plus difficile : trachytes et phonolites,…    – les maars : quand un magma, quel que soit sa fluidalité, rencontre un aquifère soit en nappe (Limagne ) soit fissural ( Tazenat, Pavin, …), l’eau est instantanément vaporisée ( 1 cm3 d’eau donne 1 m3 de vapeur). La surpression colossale déclenche une violente explosion, créant un cratère en entonnoir entouré d’ un anneau de pyroclastes anguleux , mélange d’ éléments volcaniques et de socle (et de sédiments en Limagne). Comme pour les autres types d’éruptions ces pyroclastes peuvent retomber sur de grandes étendues. Toujours depuis le Plateau de Gergovie Pierre Boivin nous a  présenté le volcanisme de Limagne puis la carte détaillée de la Chaîne des Puys . Au cours de notre périple nous avons pu voirl les  différents dynamismes éruptifs répartis sur 14 des provinces volcaniques : Limagne, Chaîne des Puys, Monts Dore, et une petite incursion en partie nord du Cézallier (Pavin, Creux de Soucy ). Je signale un oubli : le Creux de Soucy, près du Pavin, dans une coulée du Montchal : un gros vide allongé de 30 mètres de profondeur : serait sur une faille, sous-tirage de matériaux meubles  puis effondrements successifs du plafond ? Et merci à l’équipe qui a organisé ce voyage. Texte: MJ Le Garrec 1. Rifts néogènes de l’ Ouest européen et volcanisme associé 2. Le Massif Central entre l’ arc alpin et les Pyrénées 3. MNT , relief des rifts 4. remontée mantellique sous l’ Auvergne 5. Amincissement crustal puis remontée mantellique., hypothèse de O. Merle et L. Michon 6. les provinces volcaniques 7. Chronologie Le plateau de Gergovie, sous la conduite de Pierre Boivin (CNRS Clermont-Ferrand) Outre le souvenir de la défaite de Jules César par Vercingétorix, le plateau de Gergovie est le site idéal pour appréhender un paysage géologique classique désormais classé au patrimoine mondial de l’humanité UNESCO sous l’appellation « Haut lieu tectonique – Chaîne des Puys-Faille de Limagne ». A l’ouest le plateau des Dômes, socle hercynien érodé, sur lequel la Chaîne des Puys aligne ses appareils (dômes et cônes, coulées) ; au nord et à l’est la plaine de Limagne (fossé d’effondrement) ; entre les deux l’escarpement de la faille montrant un dénivelé important ; au sud enfin la coulée de la Montagne de la Serre, site historique de la description de « l’inversion de relief ». Le plateau de Gergovie lui-même montre une structure complexe : une coulée basaltique, au dessus d’un ensemble de trois maars. Un maar est un type particulier de volcan: les laves en remontant ont rencontré une masse

Rapports d'activité

Rapport d’activités 2024

                                      RAPPORT D’ACTIVITE  ANNEE  2024   Le fonctionnement administratif L’AG 2024 s’est tenue à Trégrom (Côtes-d’Armor) le 12 octobre avec une participation d’une quarantaine d’adhérents (63  votants). Rapport moral et rapport d’activité de l’année 2023 ont été adoptés à l’unanimité et quitus a été donné aux trésoriers. Le Prix Kerforne n’a pas été attribué faute de candidats cette année ! Shona Gravat-Hodan (géologue au PNRA) a présenté les travaux récents sur la Kersantite et la microgranodiorite de Logonna-Daoulas (Finistère) auxquels elle a contribué. La SGMB a eu encore des problèmes pour son hébergement sur le campus de Beaulieu-Rennes (accès/serveur…) … notamment du fait que les géologues actifs de Géosciences ne sont pas adhérents ! La recherche d’un local s’est orienté vers le musée des Mines de La Brutz à Teillay, situation intéressante mais excentrée ! La SGMB dispose d’un local à Brest, au 10 rue du Vannetais, (courtoisie de la mairie de Brest). Sortie habituelle sur le terrain avec Pierre Jégouzo et  Gilles Marjolet sur le remarquable mais peu connu ouvrage d’art permettant le franchissement du Légué par la ligne SNCF Paris-Brest. En 2024, le CA s’est réuni 4 fois. Le conseil d’administration est composé de : Président                          Max Jonin Vice-Président                Pierre Jégouzo Secrétaire                       Pierre Le Feuvre Secrétaire-adjoint              Jean Plaine Trésorier                      Adeline Lauvergnat Trésorier adj.     Jean-Sébastien Salis  Les autres membres du CA : Hervé Audic, Dominique Guérin, Odile Guérin, Jean-Pierre Lefort, Serge Régnault, Elisabeth Taillebois. …………….. une stabilité … inquiétante !! La Lettre annuelle aux adhérents n°11 est parue en janvier. En 2024, 100 cotisations ont été enregistrées.     Partenariats Avec les conseils départementaux La SGMB est partenaire de chacun des départements de Bretagne (administrative !) au niveau des services espaces naturels sensibles (ENSD) pour expertises géologiques et patrimoniales. Le travail est principalement effectif sur les Côtes-d’Armor et l’Ille-et-Vilaine. Avec la DREAL (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du Logement), la SGMB est partenaire historique pour l’inventaire du patrimoine géologique et ses prolongements. La CRPG (commission régionale du patrimoine géologique) a repris ses fonctions en 2023 pour émettre des avis sur des prélèvements pour travaux de recherches sur la RNR de Crozon et pour commencer la restauration du site de l’ancienne carrière de la Perchais (faluns / Tréfumel – 22). Son fonctionnement revient à une situation « normale ». Le dossier déposé pour un projet de réserve naturelle nationale d’intérêt géologique à l’échelle de a Bretagne a été rejeté par le ministère. Avec la DREAL, nous travaillons à une autre solution. A suivre. La SGMB a contribué au dossier d’extension de la RNN de la Baie de Saint-Brieuc, ainsi qu’au plan de gestion de la RNN d’Iroise (terrain partagé + dossier). Partenariat avec Tiez Breizh Participations :             Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel : Max Jonin Commission Régionale du Patrimoine Géologique : P.Jégouzo, M. Jonin, J. Plaine, Le Garrec, J. Rolet.                 Conseil scientifique de la RNN de Groix et du projet de PNR Côte-d’Emeraude P. Jégouzo                 Comité consultatif de gestion de la RNR du Sillon de Talbert : Max Jonin                 Comité consultatif de gestion de la Réserve naturelle régionale des sites                                                                       d’intérêt géologique de la presqu’île de Crozon (Max Jonin)                 Commission régionale des carrières Pierre Jégouzo (schéma régional paru)               Comité consultatif de gestion de la RNN François Le Bail (Ile de Groix) M. Jonin                                                                                                                        Edition   Bulletin n°22 daté 2024 est paru, il propose entre autres une première partie des articles des communications de la RaST 2023. Réimpression du dépliant « Patrimoine géologique des Côtes-d’Armor) Article rédigé pour le webzine « Géodiversité en France » (à consulter sur internet) L’index des articles de la série D a été fait (merci JS Salis) et mis sur le site. Excursions en 2024 : programme habituel CD 35 sur l’année ; 4 sorties sur des ENSD (Pierre Jégouzo) Les Journées Nationales de la Géologie en mai 2024, (environ 60 personnes). Programme habituel « toujours copieux » sur le Trégor (Odile Guérin, Pierrick Graviou) Participation au festival « Natur’Armor » à Saint-Brieuc sur les 3 jours Participation aux Journées de Géole à Rochechouart (Limousin) (MJ) Voyage géologique en Auvergne : la Chaîne des Puys en septembre (17 participants) Patrimoine géologique         Le parrainage de géotopes de l’inventaire (voir La Lettre n°8) ne mobilise que peu de volontaires. Le suivi des géotopes de l’inventaire se poursuit selon opportunités. Une centaine de géotopes ont été revisités.        Gestion : L’entretien du front de taille de l’ancienne carrière des Landes (Guichen/Ille-et-Vilaine) est régulier grâce à la convention passée avec le Groupe Spéléo-Canyon de Rennes. Interventions sur le terrain habituelles pour les Conseils départementaux d’Ille-et-Vilaine et des Côtes-d’Armor dans le cadre de conventions de partenariats pour examiner géologie et patrimoine géologique sur les ENSD      Formation Joël Rolet a maintenu un programme de formation sur l’année universitaire 2023-2024 pour l’UTL de Rennes avec le concours de Pierre Jégouzo pour le terrain. Formation des guides-conférenciers de Dinan (Côtes-d’Armor) (cf. Géol’en ville Dinan) par Fanny Gouazou Prestation pour Eaux et Vilaine (terrain et documents) Pierre Jégouzo Site internet de la SGMB : sgmb.bzh. Accueil d’un stagiaire du CNAM, expérience peu convaincante. Dominique Guérin en est devenu le webmaster très investi.  Merci. ATTENTION : nouvelle adresse courriel de la SGMB   contact@sgmb.bzh   1920-2025, la SGMB, une ancienne société savante pleine d’avenir, a passé son centenaire.

Galeries des AG

Galerie de l’AG de St Médard 2025

L’assemblée générale La pause Les affleurements visités se trouvent en bordure sud du « synclinal » de St Germain/Ille, de direction E-W largement tectonisé lors des évènements cisaillants (Cisaillement nord-armoricain) de la fin de la chaîne hercynienne. L’Ille a incisé profondément en cluse cette structure depuis le Nord vers le Sud. Saint Germain sur Ille A l’ouest du bourg de St Germain /Ille: la rupture de pente entre au Nord les grès de St Germain (Ordovicien supérieur : Caradoc-Ashgill) et au sud le briovérien du bassin de Rennes atteint 40 à 50 mètres et correspond à un contact faillé. Les couches de grès décimétriques possèdent une direction proche de l’E-W avec une pendage d’une quarantaine de degrés vers le sud ; ces grès seront revus dans l’affleurement de la carrière Barthélémy (dite aussi de la Ville-en-Bois; cf.3). Le Bas Couyer – Melesse (35) Nous avons fait la coupe vers le nord  sur la rive occidentale du canal d’Ille-et-Rance à partir de l’écluse de St Germain/Ille. Les flancs d’une rigole peu profonde montrent des affleurements discontinus de faciès  schisteux  attribués à la formation d’Andouillé (Arénig moyen-Caradoc inférieur) qui ont livré une riche faune à trilobites, brachiopodes, bivalves, ostracodes,… ainsi qu’une microfaune à acritarches et chitinozoaires. On passe ensuite au nord à une petite carrière (de Bas-Couyer) qui montre des formations volcaniques acides (Blaviérites, volcanoclastites) admettant quelques passées sédimentaires qui ont livré des éléments végétaux et des spores. Ces dernières suggèrent un âge Tournaisien inférieur. Ce second ensemble a été dénommé formation de Lhuisserie dans le bassin de Laval. Photos de la carrière de Bas Couyer Carrière Barthélémy – Melesse (35) Il s’agit des mêmes grès que ceux observés sur le site 1 avec les mêmes caractéristiques structurales (direction E-W des bancs et pendage sud d’une quarantaine de degrés. Un membre basal gréseux riche en figures sédimentaires (ripple marks, load casts) sans doute déposé en milieu tidal ; il est surmonté par un membre supérieur réduit constitué de siltstones et mudstones. La faune y est variée : trilobites, brachiopodes, graptolites, acritarches,…

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Journées du patrimoine 2025

Les carrières de l’Ile Grande: du granite pour bâtir Balade en bord de mer pour découvrir sur cette côte déchiquetée les anciennes carrières sur l’estran qui depuis le  moyen âge ont servi à extraire un granite de qualité pour bâtir les chapelles et les églises de la région. Au XIXème siècle, l’extraction est devenue industrielle pour fournir les pavés et les bordures de trottoirs du Paris d’Haussmann.Les traces sont encore nombreuses pour reconstituer les conditions d’extraction, et d’exportation d’un granite façonné sur place Animation proposée par la SGMB Samedi 20 septembre 2025 de 10h à 12h RV à l’Ile Grande (commune de Pleumeur-Bodou 22) sur le parking de la station ornithologique LPO La carrière des Landes Guichen (35) Accueil et découverte de ce site majeur de la géologie bretonne: La carrière des Landes est un site doublement historique.D’une part, c’est le site où les géologues (dans les années 50) ont mis en évidence pour la première fois en Bretagne le contact discordant entre deux périodes des temps géologiques : le Briovérien (550-600 millions d’années) et l’Ordovicien (env. 480 millions d’années). L’ancien front de taille permet d’évoquer 300 millions d’années de l’histoire géologique de la Bretagne. D’autre part, la carrière des Landes est le premier site géologique de Bretagne à avoir bénéficié d’une protection juridique reconnaissant  son intérêt scientifique. Le site est aujourd’hui propriété de la commune de Guichen, il est géré par la société géologique et minéralogique de Bretagne (SGMB). Les coordonnées du site: https://maps.app.goo.gl/PgXsVDgB8mtCtYct8 A 15h, avec Elisabeth Taillebois

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Le voyage géologique de la SGMB en Auvergne (2024) V2

La météo n’a pas été très bonne, sauf le premier matin, ce qui n’a pas facilité la prise de notes. Ce compte-rendu est donc essentiellement en images, photographies et documents d’archives. Lundi 23 septembre Le plateau de Gergovie, sous la conduite de Pierre Boivin (CNRS Clermont-Ferrand) Outre le souvenir de la défaite de Jules César par Vercingétorix, le plateau de Gergovie est le site idéal pour appréhender un paysage géologique classique désormais classé au patrimoine mondial de l’humanité UNESCO sous l’appellation « Haut lieu tectonique – Chaîne des Puys-Faille de Limagne ». A l’ouest le plateau des Dômes, socle hercynien érodé, sur lequel la Chaîne des Puys aligne ses appareils (dômes et cônes, coulées) ; au nord et à l’est la plaine de Limagne (fossé d’effondrement) ; entre les deux l’escarpement de la faille montrant un dénivelé important ; au sud enfin la coulée de la Montagne de la Serre, site historique de la description de « l’inversion de relief ». Le plateau de Gergovie lui-même montre une structure complexe : une coulée basaltique, au dessus d’un ensemble de trois maars A conserver le monument, l’altération, et les 2 intervenants? Le plateau de Gergovie et le monument Vercingtorix Le plateau de Gergovie devant la Limagne et ses volcans Le plateau de Gergovie vu du Grand–Gandaillat-Clermont-Ferrand Altération sphéroïdale dans le basalte Nos 2 « maitres » du jour  La carrière de Gandaillat, sous la direction de François Brugière (géologue, Education nationale) Très grande carrière (non active) ouverte pour les besoins du chantier de l’autoroute dans l’Oligocène du graben de Limagne. Les anciens fronts de taille montrent la succession : marnes vertes en plaquettes à Cypris, calcaire marneux à Planorbe, de nouveau des marnes vertes, enfin un calcaire. La sédimentation alterne environnements palustres et lacustres. Ponctuellement, beaux stromatolites, filon de pépérites et un « modèle de poche » très pédagogique de graben. Le site est géré par le Conservatoire d’espaces naturels d’Auvergne, il n’y a aucun aménagement, aucune valorisation pédagogique ! La coupe oligocène de Gandaillat Stromatolites Dyke basaltique recoupant la série oligocène Mini graben A conserver la carte? Je préfère les photos de Christian « graben miniature » et « stromatolites dans les alternance ». Laisser au moins une photos de groupe? Carrière de Gandaillat et source de la Poix Graben miniature dans les alternances marno-calcaires oligocènes Dyke basaltique d’age miocène probable recoupant les alternances marno-calcaires oligocènes Stromatolites dans les alternances marno-calcaires oligocènes Des stromatolites Des stromatolites Le groupe SGMB à l’écoute de François Brugière Toujours le groupe SGMB à l’écoute de François Brugière Le Puy de la Poix « le sentier du bitume » en présence de Geneviève Durand du CEN d’Auvergne) A l’emplacement d’un ancien maar érodé, à la faveur d’une faille il y a une remontée d’hydrocarbure mélangée à une eau très salée (80 g/litre), avec dégagement de méthane, de CO2, d’H2S. Site peu spectaculaire mais original. Le lecteur lambda ne sait pas ce qu’est un maar, peut-on garder cette explication très sommaire? Au pied du puy de la Poix, un fossé présente d’importantes remontées de bitumes. Il n’y a pas l’odeur sur les photos, dommage. Le Puy de la Poix est un maar: les laves en remontant ont rencontré une masse d’eau qui s’est vaporisée, déclenchant une très forte explosion, formant un cône de plusieurs centaines de mètres, la pointe vers le bas. Ce cône est alors rempli par les débris de l’explosion, fragments de lave, et débris de l’encaissant: ce sont des pépérites. A conserver? Départ du sentier du bitume Mardi 24 septembre Les orgues de Montrodeix Les superbes orgues basaltiques se sont développées dans une coulée ancienne, antérieure à la chaîne des Puys, et reposent directement sur le socle hercynien. Nous avons pu les admirer, mais sous la pluie. Le socle, à Fontanas Egalement sous la pluie, nous avons pu observer à Fontanas le socle hercynien sur lequel se sont édifiés les volcans, principaux sujet d’étude de ce voyage. Il s’agit ici de monzogranite à biotite. Granite monzonitique à biotite Déformation dans le granit de Fontanas Coulée-grotte des laveuses, à Royat Le chateau de Royat est construit sur la coulée basaltique Orgues basaltiques en pleine ville. La coulée, émise il y a 42 000 ans par le Petit Puy de Dôme, a emprunté la vallée du ruisseau Tiretaine et, fait remarquable, ce dernier, au lieu de la contourner et provoquer une inversion de relief, a creusé son lit sur la coulée elle-même. En fait, ici l’inversion de relief n’est pas encore faite. La grotte des laveuses est naturelle, c’est une bulle de vapeur qui s’était formée sous la coulée, et qui a été dégagée par l’érosion. Elle fait 30 m de long, 10 m de profondeur, et 3,5 m de haut. Mais certains pensent qu’il s’agirait d’une poche de cendres, qui aurait été excavée par la Tiretaine (rivière). Les spécialistes voient le sens de l’écoulement de la coulée En bord de coulée, les prismes sont tordus Arkose à Paradis (Royat) Une pause sur l’arkose pour pique-niquer, en profitant d’un arrêt de la pluie. C’est la deuxième exception du séjour, nous ne sommes pas en terrain volcanique: à l’ouest de la carrière, c’est du granite. L’essentiel de la carrière est dans de l’arkose, sédiment de l’oligocène. A l’ouest de la faille de Limagne, pendant son fonctionnement, il y avait un paysage de collines peu élevées, avec de nombreux lacs. Ces arkoses sont des sédiments fluviatiles. Puy de Dôme, avec Pierre Boivin Vue lors de la montée par le funiculaire….avant d’arriver dans le nuage Après 15 mn de trajet, nous arrivons au terminus. Un vent frais et soutenu nous accueille. Dans le vent, le brouillard et une pluie fine, nous assistons à une petite conférence sur la genèse de la chaîne des puys et plus particulièrement du puy de dôme. Malheureusement nous ne voyons pas grand chose, le sommet étant  toujours dans les nuages. Nous abrégeons la conférence en plein air car nous somme transis et nous la poursuivons, bien au chaud, au bar du sommet. En attendant le train, partons voir les ruines du temple de Mercure érigé par les Romains. Le sommet du Puy

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Le voyage géologique de la SGMB en Auvergne (2024) V1

Durant une semaine, du 23 au 28 septembre 2024, nous nous sommes intéressés aux volcans du Puy de Dôme, de types et d’âges différents. Vous trouverez ci-après des photos de ce séjour. Nous n’avons hélas pris que peu de notes, il est difficile d’écrire sur du papier mouillé quand on grelotte.   Durant une semaine, nous nous sommes demandés si le Puy de Dôme avait un sommet? Lundi 23 septembre Gergovie, avec Pierre Boivin Nous partons pour le plateau de Gergovie (commune de la Roche Blanche). Nous sommes rejoints par Pierre Boivin, il sera notre guide pour cette visite géologique et historique. De ce plateau, Vercingétorix résista à J. César en 52 Av JC. C’est un formidable point de vue, quand le ciel est dégagé, sur la Limagne et la chaîne des Puys. Le plateau de Gergovie et le monument Vercingtorix Le plateau de Gergovie devant la Limagne et ses volcans Le plateau de Gergovie vu du Grand–Gandaillat-Clermont-Ferrand Altération sphéroïdale Nos 2 « maitres » du jour Grand Gandaillat, avec François Brugière L’exception du jour, ce n’est pas du volcanisme. Il s’agit d’une ancienne carrière dans des sédiments oligocènes, dans laquelle un parcours géologique à été aménagé. Il s’agit de strates marno-calcaires, d’un lac peu profond passagèrement réduit à un marécage, ou à contrario soumis à de possibles incursions marines. C’est une mise en évidence des cycles de Milankovitch. Ces sédiments se sont déposés lors de l’enfoncement du rift, la fosse de Limagne. Carrière de Gandaillat et source de la Poix Graben miniature dans les alternances marno-calcaires oligocènes Dyke basaltique d’age miocène probable recoupant les alternances marno-calcaires oligocènes Stromatolites dans les alternances marno-calcaires oligocènes Des stromatolites Des stromatolites Le groupe SGMB à l’écoute de François Brugière Toujours le groupe SGMB à l’écoute de François Brugière Puy de la Poix, avec Geneviève Durand Au pied du puy de la Poix, un fossé présente d’importantes remontées de bitumes. Il n’y a pas l’odeur sur les photos, dommage. Le Puy de la Poix est un maar: les laves en remontant ont rencontré une masse d’eau qui s’est vaporisée, déclenchant une très forte explosion, formant un cône de plusieurs centaines de mètres, la pointe vers le bas. Ce cône est alors rempli par les débris de l’explosion, fragments de lave, et débris de l’encaissant: ce sont des pépérites. Départ du sentier du bitume, et autres composés odorants tels que sulfure d’hydrogène, produit par des bactéries sulfatoréductrices (HS) et oxydantes (soufre colloïdal) un système de failles associées au maar voisin permet la remontée des eaux chargées de bitume, souffre, et autres produits. Eau salée et bitume Des bactéries sulfato-oxydantes produisent du soufre colloïdal. Mardi 24 septembre Les orgues de Montrodeix Les superbes orgues basaltiques se sont développées dans une coulée ancienne, antérieure à la chaîne des Puys, et reposent directement sur le socle hercynien. Nous avons pu les admirer, mais sous la pluie. Le socle, à Fontanas Egalement sous la pluie, nous avons pu observer à Fontanas le socle hercynien sur lequel se sont édifiés les volcans, principaux sujet d’étude de ce voyage. Il s’agit ici de monzogranite à biotite. Granite monzonitique à biotite Déformation dans le granit de Fontanas Coulée-grotte des laveuses, à Royat Le chateau de Royat est construit sur la coulée basaltique Orgues basaltiques en pleine ville. La coulée, émise il y a 42 000 ans par le Petit Puy de Dôme, a emprunté la vallée du ruisseau Tiretaine et, fait remarquable, ce dernier, au lieu de la contourner et provoquer une inversion de relief, a creusé son lit sur la coulée elle-même. En fait, ici l’inversion de relief n’est pas encore faite. La grotte des laveuses est naturelle, c’est une bulle de vapeur qui s’était formée sous la coulée, et qui a été dégagée par l’érosion. Elle fait 30 m de long, 10 m de profondeur, et 3,5 m de haut. Mais certains pensent qu’il s’agirait d’une poche de cendres, qui aurait été excavée par la Tiretaine (rivière). Les spécialistes voient le sens de l’écoulement de la coulée En bord de coulée, les prismes sont tordus Arkose à Paradis (Royat) Une pause sur l’arkose pour pique-niquer, en profitant d’un arrêt de la pluie. C’est la deuxième exception du séjour, nous ne sommes pas en terrain volcanique: à l’ouest de la carrière, c’est du granite. L’essentiel de la carrière est dans de l’arkose, sédiment de l’oligocène. A l’ouest de la faille de Limagne, pendant son fonctionnement, il y avait un paysage de collines peu élevées, avec de nombreux lacs. Ces arkoses sont des sédiments fluviatiles. Puy de Dôme, avec Pierre Boivin Vue lors de la montée par le funiculaire….avant d’arriver dans le nuage Après 15 mn de trajet, nous arrivons au terminus. Un vent frais et soutenu nous accueille. Dans le vent, le brouillard et une pluie fine, nous assistons à une petite conférence sur la genèse de la chaîne des puys et plus particulièrement du puy de dôme. Malheureusement nous ne voyons pas grand chose, le sommet étant  toujours dans les nuages. Nous abrégeons la conférence en plein air car nous somme transis et nous la poursuivons, bien au chaud, au bar du sommet. En attendant le train, partons voir les ruines du temple de Mercure érigé par les Romains. Le sommet du Puy de Dôme est à 1 465m d’altitude, c’est un « dôme de lave » ou « dôme volcanique », c’est à dire une extrusion lente de lave visqueuse, provenant d’un évent volcanique. Il s’agit ici de trachyte, datée de 10 à 15 000 ans. En bas on avait un gros doute….. …..mais on a trouvé une solution de repli Le temple de Mercure… …comme indiqué ici Mercredi 25 septembre Lemptegy, avec Pierre Lavina Vue générale de l’exploitation, en grande partie vidée Un volcan aménagé avec petit train, le luxe. Initialement prévue à 9h30, la visite du Lemptégy est décalée à 10h45. En attendant notre guide, nous sommes invités à regarder les différentes animations du parcours immersif. Il s’agit d’une ancienne carrière de pouzzolane, exploitée depuis très longtemps, mais de façon plus intensive

Médiations

Carte générale

Marqueur vert long: Compte-rendu d’excursion Marqueur jaune long: Circuit de découverte Marqueur jaune rond: géotope d’un jour Marqueur marron long: les assemblées générales Marqueur bleu long: les éditions