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Excursions

Saint-Jean des Mauvrets (49) en 2016

Prochaine excursion : Saint-Jean-des-Mauvrets. Samedi 16 avril 2016 « du Massif armoricain au Bassin de Paris » sous la direction de Fabrice Redois (redois@univ-angers.fr), Maître de conférences à l’Université d’Angers (jpeg) Programme : Au niveau de Saint-Jean-des-Mauvrets et Saint-Saturnin-sur-Loire : passage des schistes du o3-4 avec filons de quartz, diaclases, etc. ; puis des niveaux supérieurs plus ou moins altérés recouverts ensuite par des sables et graviers à matrice ferrugineuse (galets anguleux puis arrondis) attribués au Cénomanien inf. puis les marnes à Huitres du Cénomanien sup. puis les sables post-Turonien à fossiles de spongiaires. Dans la cour de la mairie : possibilité de voir des grès ladères à figures sédimentaires et fossiles de végétaux. Bonus: l’aspect terroir viticole et en cas de beau temps un beau panorama sur la vallée de la Loire ; possibilité de voir un affleurement de falun.     Rendez-vous à 10h devant l’église de Saint-Jean-des-Mauvrets. N’oubliez pas votre pique-nique. Inscription obligatoire: merci de vous inscrire sur le doodle:  cf liste de diffusion (08.03.2016) PS: un rdv pour covoiturage possible a été fixé sur le campus de Beaulieu de l’université de Rennes 1 en face du Bat.15 (côté nord, entrée OSUR) samedi 16 à 7h20 pour arriver à 10h à Saint-Jean-des-Mauvrets (Place de l’église). Télécharger: plan du campus Beaulieu (Bat.15, Osur): pdf                   trajet (Rennes-Saint-Jean-des-Mauvrets): jpeg                   lieu du rendez-vous (Place de l’église, sur la D751): jpeg                   carte géol. : jpeg   pdf                   cartes : pdf (1.9 Mo)   Clichés: T. Aïfa & F. Redois

Excursions

Le Lac de Guerlédan avant sa remise en eau (22 & 56) en 2015

Prochaine excursion (cf mail aux adhérents): Le Lac de Guerlédan avant sa remise en eau. Samedi 12 septembre 2015 Rendez-vous donc à la base départementale de plein air au rond-point du Lac à Mûr-de-Bretagne, à 14 h pour une visite guidée sur 6 km dans la vallée retrouvée. Réservation obligatoire, merci de vous inscrire par retour sur le courriel: p-sgmb@univ-rennes1.fr ; le nombre de places est limité. PS: un rdv pour covoiturage possible a été fixé sur le campus de Beaulieu de l’université de Rennes 1 en face du Bat.15 (côté nord, entrée OSUR) samedi 12 à 8h20 pour arriver à 10h à Cléguérec (Place de la Mairie). En effet, une visite d’un site géologique au sud du lac qui commence à 10h, guidée par Pierre Jégouzo, a été proposée pour la matinée avant de casser la croûte. Télécharger: plan du campus Beaulieu (Bat.15, Osur): pdf                   trajet (Rennes-Cléguérec): jpeg                   lieu du rendez-vous (Rond-point du lac): jpeg Le matin à Cléguerec Regroupement à Cléguérec (Place de l’église) puis direction chapelle de la Madeleine où P. Jégouzo a fait un bref exposé de géologie régionale et locale. Nous avons ensuite pris le chemin de Croix du Breuil, en forêt de Quénécan le long duquel nous avons pu observer des grès « verts » sous-jacents aux grès armoricains, parfois sous forme de chaos. Ce beau grès fin a servi comme pierre de construction dans la région mais aussi comme menhir ou dolmen. On y observe ça et là des blocs de grès vert in situ sous forme de dalles, parfois déplacées et dont certaines montrent des traces de tailles anciennes. Ce grès, à fort pendage (~60°NW) par endroit, présente une schistosité S1 (conséquence de la déformation hercynienne), pratiquement sub-perpendiculaire à S0, localement bariolé par des veines de quartz. Notons que ce grès affleure le mieux au sommet du chemin, au voisinage de la Croix du Breuil. Retour à la chapelle de la Madeleine pour le pique-nique Guerlédan A l’entrée du rond point (base départementale de plein air de Guérlédan), pour accéder à la vallée retrouvée on passe par une plage de Kerihuel composée de sable fin et de limon, sur lesquels on peut observer en coupe des figures sédimentaires récentes (lamines entrecroisées). Le barrage qui a été vidé de son contenu pour travaux en mars 2015 et dont on voit de loin les traces de réfection, ne rentrera en service qu’en novembre 2015. La dernière vidange remonte à 1985! Les différentes fluctuations (~2 m) du niveau d’eau du barrage en service sont visibles (lignes claires et sombres) sur les grès armoricains. Après quelques explications données par notre guide Jean-Luc sur l’historique du barrage (cf wikipedia pour plus d’info), les géologues et ingénieurs qui y ont contribué, en particulier F. Kerforne, le fondateur de la SGMB, nous descendîmes la vallée pour ensuite remonter vers le bois de Caurel, où affleurent les schistes ardoisiers. La partie sud du lac est pratiquement composée de grès armoricains (Morbihan), alors que sa partie nord est formée de schistes (Côtes d’Armor). Le canal Nantes-Brest joue le rôle de limite des 2 départements. Il a été construit sur Le Blavet qui a permis l’incision d’une vallée en évolution dont on connait la forme géomorphologique actuelle, guidée en partie par une série de failles. Tout cela a été facilité par la présence des schistes plus faciles à éroder que les grès armoricains. Au voisinage du barrage, on peut noter l’existence d’une faille NNW (colmatée d’argiles) qui, d’après l’histoire de ce barrage, a plutôt retardé sa constuction et a rajouté un surcoût. L’assèchement du lac a donné lieu à des zones argileuses avec des fentes de dessication. On y observe un « cadavre » de lougoustier de St Gilles Croix de vie (Vendée) qui avait l’habitude d’emprunter jadis le canal pour ravitaillement en ardoises, issues des carrières de schiste « bleu » de Guérlédan. Ces ardoises sont parfois déformées et montrent des plis métriques. Les maisons construites en schiste, souvent sans toiture servant de coupe-vent, permettaient aux ouvriers et aux mousses (fonceurs ou fendeurs) de travailler la coupe des ardoises selon un certain art. Les galeries des carrières d’ardoises sont parfois profondes, pouvant atteindre plus de 20 m. A chaque arrêt, des explications sont données sur l’historique, en particulier des carrières creusées à la verticale pour extraire ce précieux matériau de contruction qu’est l’ardoise.  Au fil des arrêts, ici au voisinage de Kerouillé, et en file indienne nous pouvons observer les reliques de barques en « décomposition » … … ou des amarres « spéciales ». Le trou de galerie à la verticale (~20 m) révèle en bordure la qualité des ardoisières, on y observe parfois des fentes de tension remplies de quartz. Le niveau de battement des eaux du lac, permettant la régulation des crues et de la production électrique, sont également visibles sur les schistes. Les fentes de dessication sur une belle surface topographique variable, les galeries verticales, les maisons des éclusiers ainsi que le matériel de production électrique du début du siècle (combustible à bois fournissant de l’énergie électrique), à proximité de Trégnanton, se retrouveront à nouveau sous l’eau dès novembre 2015. Envasement avec un taux moyen de 2 mm/an (au voisinage de l’écluse de Trégnanton). Les saules poussent à une vitesse vertigineuse. Médaillon IGN donnant l’altitude absolue par rapport au niveau de la mer, avec à côté la signature de l’ouvrier qui a taillé le matériau. 2 signatures (o et ∞) de tailleurs de blocs, en bordure de l’écluse de Trégnanton. Le cours du Blavet et l’écluse de Belle Vue… … montrant un débit « normal » Les schistes redressés par la tectonique hercynienne montrent à la base des figures de sédimentation de type « flute cast », donnant ainsi un critère de polarité des couches mais aussi un critère de direction et sens de l’écoulement. Texte: Tahar Aïfa Clichés: Tahar Aïfa et Dominique & Maëlenn Guérin

Rapports d'activité

Rapport d’activités 2014

                                                           RAPPORT ACTIVITÉ 2014   Le fonctionnement administratif L’AG 2014 s’est tenue à Saint-Just (lite-et-Vilaine) le 14 juin. Les rapports moral et d’activité de l’année 2013 ont été adoptés à l’unanimité et quitus a été donné au trésorier. Le CA s’est réuni les 22 février, 31 mai, 4 octobre et 13 décembre. Le conseil d’administration était composé de : Président Max Jonin Vice-Président Pierre Jégouzo Secrétaire Pierre Le Feuvre Secrétaire-adjoint Jean Plaine Trésorier Tahar Les autres membres du CA : Pierrick Graviou, Dominique Guérin, Odile Guérin, Michel Guillaume, Jean-Pierre Lefort, Marie-José Le Garrec, Serge Régnault. Christian Le Quernec et Jean-Luc Le Stanguennec ont souhaité quitter le conseil d’administration, ils sont vivement remerciés pour leur implication et le temps donné à l’association. Deux places sont ainsi libres pour le prochain conseil.   La SGMB en 2014 : La gestion des milieux naturels (landes, tourbières, pelouses,…) est devenue une activité banale largement relayée par l’action publique après des décennies de militantisme associatif. ll fallait envisager la même démarche pour les géosites, la SGMB l’a fait. Cette année 2014, nous avons vu intervenir les services espaces naturels sensibles de trois départements de Bretagne (avec lesquels la SGMB est liée par conventions). En 111e-et-Vilaine sur le Rocher de Timouy (remarquable brèche de faille) « rafraîchi » par jet d’eau sous pression, expérience concluante) et sur le front de taille de la carrière de La Marette (site historique de la discordance Briovérien-Paléozoïque), désormais propriété départementale (mise en sécurité), en Côtes-d’Armor sur l’ancienne carrière de Kerléo (dans le complexe granitique de Ploumanac’h, mégabrèche illustrant l’architecture du massif) pour rendre le site accessible et en dégager la perspective, en Finistère pour dégager l’ancien front de taille de l’ancienne carrière littorale de Pors Boulou (récif corallien dévonien) afin d’en compléter l’examen scientifique et d’envisager une mise en valeur. Demain, la gestion d’un géosite sera aussi banale que la gestion d’une zone humide. Dès lors que la dimension patrimoniale est reconnue, la responsabilité collective assume la conservation et souhaite la valorisation.   Créée en octobre 2013, la réserve naturelle régionale des sites géologiques de Crozon a été mise en place en 2014. C’est un projet SGMB et notre association – membre du comité consultatif de gestion et du conseil scientifique – accompagnera sa mise en oeuvre (voir article dans ce bulletin).   Année éditoriale avec les parutions de : « Géotourisme en Morbihan » qui achève la collection régionale (Pierre Jégouzo et Christophe Noblet) « Géoguide Bretagne » aux éditions Omnisciences (Pierrick Graviou, Pierre Jégouzo, Max Jonin et Jean Plaine) « Espèces » n°14 de la revue consacrée à la géologie avec forte implication sgmbiste (Pierrick Graviou, Max Jonin) Notre bulletin n°12, 130 pages pour un sommaire divers dont trois articles scientifiques originaux. La maquette a été totalement revue par Yves Plusquellec et Bernadette Coléno. A la demande de l’office du tourisme, un dépliant pédagogique a été réalisé sur la géologie de I’lle de Batz (Finistère). Une présentation en a été faite sur le terrain pour les animateurs-nature de l’île. La SGMB a accompagné la parution du livre de Claude Babin « L’exploration géologique du Massif armoricain » l’invitant à un tro-breizh de promotion. Le site internet de l’association a été complètement revu dans une forme plus actualisée par François Siorat, ici vivement remercié. Les diverses entrées seront progressivement complétées et enrichies d’informations. Les bulletins sont mis en ligne dès lors qu’ils sont épuisés en version papier. Une rubrique « le géotope d’un jour » a été inaugurée et vous êtes invités à y contribuer. La mise en ligne des séries anciennes de la Société, dans le cadre d’une convention tripartite avec la Bibliothèque Nationale de France et la Bibliothèque Universitaire de Rennes, a débuté (httpligallica.bnf.fri ) [bulletins de 1955 à 1959.   Excursions Jean-René Darboux nous a guidé sur les discordances paléozoïques en presqu’île de Crozon, en septembre et Michel Guillaume sur la géologie autour du Lac de Guerlédan et de la vallée du Daoulas, en mars. Lors de l’Assemblée générale statutaire tenue à Saint-Just (Ille-et-Vilaine) nous avons visité le site des Landes de Cojoux, site géologique et archéologique, guidé par Jean Plaine. Pierre Jégouzo a guidé deux sorties du programme « Côtes et nature » du conseil général du Morbihan, au château de Kerguéhennec et à la chapelle Sainte-Barbe.   La SGMB est désormais conventionnée avec chacun des départements de Bretagne (administrative !). Dans ce contexte, cette année nous avons accompagné le CG29 dans le travail de son schéma départemental des espaces naturels (SDEN). A la demande de l’APBG (association des professeurs de biologie-géologie) qui tenait son congrès annuel en Bretagne, la SGMB a assuré la conduite de plusieurs excursions en juillet. A la demande de l’UTL de Brest, Max Jonin a donné une conférence sur le patrimoine géologique de Bretagne.

Portivy
Excursions

Une balade géologique sur la côte sauvage (56) en 2014

Saint-Pierre-Quiberon – 12 Août 2014 (Ouest France)                                      Télécharger le fichier: pdf Lundi, au départ de la cale de Portivy, Pierre Jégouzo, géologue, ancien maître de conférence, enseignant à l’université Rennes I, a initié les promeneurs à la géologie. Un saut dans le temps de 300 millions d’années. « La chaîne hercynienne s’étend de la Floride à la Bohême, c’est une grande chaîne de montagnes qui s’est formée lors de la collision des continents. Cette chaîne est aujourd’hui érodée, la côte sauvage est le témoin géologique de cette collision. On observe des roches métamorphiques, des granits, roches qui constituaient autrefois les racines profondes du massif, explique le géologue, avant d’entamer la balade. On marche tout le long de la côte sauvage sur des faciès de leucogranites tardifs, un granit à deux micas, à structures feuilletées. » Voilà une des parties savantes de la balade guidée. Pierre Jégouzo retrace la chaîne hercynienne de la Floride à la Bohème, avant que l’Atlantique ne s’ouvre, il y a 300 millions d’année. Un tiers de la flore bretonne Les trente randonneurs d’un jour ont profité de la bonne humeur du géologue et de sa complicité avec Nicolas Le Garff, l’animateur du syndicat du grand site Gâvres-Quiberon, venu apporter quelques éclairages sur la flore de la dune. « Le socle de la côte est surmonté par des formations sédimentaires, les dunes perchées sur les falaises de la côte ouest ; un tiers de la flore bretonne y est recensé », ajoute Nicolas. Un peu plus bas sur la plage, on observe le litage du granit, et les traces des minéraux ferrifères dans la roche, un caillou noir : « C’est un quartzite graphitique noir, il provient de Belle-Ile », précise le géologue. « Et ce vert-ci ? » demande Christian, passionné de géologie. « C’est du schiste vert de l’île de Groix. » Pierre Jégouzo est le coauteur du Guide géologique de Bretagne, qui vient de paraître : « L’objectif est de faire découvrir la géologie des régions et des départements, sous formes d’itinéraires, commentés et illustrés », indique Pierre Jégouzo.

Rapports d'activité

Rapport d’activités 2013

                                                         RAPPORT D’ACTIVITE 2013   Le fonctionnement administratif de l’association L’assemblée générale statutaire s’est tenue le 8 juin à Nantes (Loire-Atlantique) Rapport moral et d’activité pour l’année 2012 a été adopté par l’AG à l’unanimité des présents et quitus a été donné au trésorier pour le bilan financier. En 2013, la SGMB a enregistré 88 adhésions, dont 3 structures morales. Le conseil d’administration s’est réuni 3 fois en 2013 : 2 mars, 14 septembre et 30 novembre       Pour l’année 2013, le bureau était composé de : Président                 Max JONIN Vice-Président      Pierre JEGOUZO Secrétaire              Pierre LE FEUVRE Secrétaire-adjoint    Jean PLAINE Trésorier                Tahar AIFA Trésorier-adj.    Jean-Luc LE STANGUENNEC        Autres membres du CA : Graviou, D. Guérin, Odile Guérin, M. Guillaume, Jean-Pierre Lefort, M-J. Le Garrec, C. Le Quellec, S. Régnault.   Participations La SGMB est membre du RIEB (réseau d’information sur l’environnement en Bretagne). Voir le site « Bretagne environnement » qui affiche des informations sur le patrimoine géologique. Deux membres de la SGMB siègent (à titre personnel) au CSRPN [Conseil scientifique régional du patrimoine naturel] de Bretagne : Pierre Jégouzo et Max Jonin. la Fédération Française des Géosciences (FFG) s’est dissoute cette année. Projet de Parc naturel régional Rance-Côte d’Emeraude : la SGMB est représentée au conseil scientifique (Pierre Jégouzo L’Institut régional du patrimoine de Bretagne IRPa va disparaitre. Pierre Jégouzo y représente la SGMB Pierre Jégouzo est membre de la commission régionale des carrières. La SGMB a participé aux Journées nationales du patrimoine géologique à Caen, 14-18 octobre (communication de Max Jonin)   Les excursions géologiques En 2013, 4 excursions ont eu lieu : « Géologie du bout du monde » (baie des Trépassés-Pte du Raz) le 6 avril sous la conduite de Pierre Jégouzo « La carrière Miséri à Nantes, le site d’Abbaretz et les anciennes carrières de Nozay » le 8 juin, sous la direction de Sergz Régnault (jour de l’AG) « Formations quaternaires en Trégor » le 15 juin avec Odile Guérin «  Géologie au sud de Rennes » le 28 septembre avec Jean Plaine   Connaissance  La demande faite à Michel Ballèvre pour les journées régionales de 2012 s’est traduite in fine par un article présentant une  synthèse actualisée  de l’histoire géologique du Massif armoricain qui devrait faire date (dans le bulletin n°10-11 / 95 pages, nombreuses illustrations, 19 pages de bibliographie). Dans le cadre de notre partenariat avec le CG22, Valentin Prugneaux (étudiant en Master II Géosciences-Rennes) a étudié les fronts de taille des anciennes carrières de faluns du Quiou (Côtes-d’Armor), jamais décrites depuis la cessation d’activité ; ce travail sera prochainement publié dans le bulletin et servira à la valorisation pédagogique du site. Une convention avec Eiffage permet à la SGMB de suivre le chantier de la LGV pour relever les coupes géologiques mises à l’affleurement par les travaux ; le bulletin rendra compte des découvertes éventuelles.   Promotion du patrimoine géologique  Le contrat-nature avec la Région Bretagne se termine ; il n’est pas renouvelé mais le travail initié est poursuivi avec les conseils généraux. La convention avec le CG35 est renouvelée ; des conventions ont été signées avec les CG22 et 29 ; une convention devrait l’être prochainement avec le CG56. Dans ces cadres, la SGMB est le partenaire qui décrit la géologie des ENSD, en évalue l’intérêt patrimonial et les potentialités pédagogiques. Les schémas départementaux des ENSD envisagent désormais le patrimoine géologique comme élément déterminant éventuel de leur maîtrise foncière (déjà fait en Ille-et-Vilaine). Pour l’été 2013, la revue ArMen a demandé un article sur le patrimoine géologique de la Bretagne (n°195, « Histoire de cailloux, le patrimoine géologique breton, p. 58 à 63). L’inventaire régional du patrimoine géologique (IRPG) est en cours saisie dans le logiciel national pour sa prochaine validation (subvention de la Dreal). Edition d’un dépliant-affiche sur le patrimoine géologique du Finistère.   Protection, gestion, mise en valeur  Deux évènements majeurs dans le paysage breton cette année : la maison des faluns de Tréfumel (Côtes-d’Armor) a ouvert ses portes pour l’été ; la SGMB en a conçu la muséographie et la Réserve naturelle régionale d’intérêt géologique de la presqu’île de Crozon a été créée en octobre. La carrière de La Marette (Saint-Malon-sur-Meu) et  celle des Rochers de Bocadève (Saint-Just) sont désormais des ENSD d’Ille-et-Vilaine (maîtrise foncière pour l’une, convention pour l’autre). La SGMB sera partenaire des aménagements. A Saint-Briac, le sentier pédagogique de La Garde-Guérin intègre la géologie des lieux avec notre contribution. Participation au festival « Art, nature et forêt » de Paimpont, ce qui a permis un rapprochement avec la station biologique et une prochaine collaboration. Un accord avec la BNF permet la numérisation progressive du bulletin de la SGMB depuis ses débuts.   Formation : Avec l’IRPa, session « géotourisme : découverte du territoire par la géologie » / animation autour du thème « le patrimoine rond » à Saint-Lunaire / 3 excursions géologiques proposées dans l’année / contributions au programme « Côtes et nature » du CG56 à La Roche-Bernard et Kerguehennec.   Le bulletin de la SGMB Parution, dans la nouvelle série, du numéro double 10-11 daté 2013. Il est consacré aux actes des 2èmes journées régionales du patrimoine géologique de Bretagne (2012).     Le site web    http://www.sgmb.univ-rennes1.fr Le site régulièrement mis à jour concernant la vie de l’association par Jean Plaine et Tahar Aïfa a été remis en chantier pour une nouvelle maquette avec la participation bénévole de François Siorat.   1920 – 2014  la SGMB   Société géologique et minéralogique de Bretagne …            … cap sur le centenaire.

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Découvertes

Rance (22 & 35)

 7- Du Mené à la côte d’Emeraude: En Bretagne,une promenade géologique au fil de la Rance par Jean Plaine Télécharger le fichier texte (doc) Sur une longueur d’un peu plus de 100 kilomètres, la Rance coule à travers des unités géologiques très variées, tant en nature qu’en âge.Ces unités (fig.1) appartiennent à deux des grands domaines structuraux aujourd’hui reconnus dans le Massif armoricain: a – le domaine centre-armoricain à l’histoire essentiellement paléozoïque, dans lequel s’inscritsa haute vallée.b – le domaine nord-armoricain à l’histoire paléozoïque et plus ancienne, dans lequels’inscrivent sa moyenne vallée et sa partie maritime. Ces deux domaines sont séparés par un grand accident tectonique qui est globalement orienté est-ouest, le Cisaillement nord-armoricain (CNA). Le fleuve prend sa source à proximité de Collinée sur les contreforts orientaux d’un vaste complexe de roches magmatiques et métamorphiques paléozoïques, le dôme de Plouguenast, qui constitue l’armature des Landes du Mené avec les plus hauts sommets des Côtes-d’Armor. Dans sa haute vallée, son cours s’oriente vers l’Est au sein de roches plus ou moins métamorphiques, à l’origine déposées dans un domaine marin au Briovérien (Protérozoïque supérieur à Cambrien?) puis transformées en schistes et micaschistes à la fin de l’ère primaire dans la chaîne hercynienne. Elles sont recoupées par deux petits corps magmatiques, les diorites quartziques de Saint-Jacut-du-Mené et de Lanrelas dont l’âge de mise en place est voisin de 485 millions d’années. Dans ces roches grenues de couleur sombre, moins riches en silice que les granites et dans lesquelles le minéral coloré dominant est une amphibole, l’altération et l’érosion ont parfois développé des blocs et des boules plus ou moins volumineuses. Ces blocs et ces boules se sont localement accumulées dans le lit du fleuve ou sur les flancs de sa vallée en chaos comme celui de Quémelin (site n°1, fig. 2) au sud-ouest de Langourla et surtout celui de Lanrelas (site n°2, fig. 2) aujourd’hui aménagé en zone de loisirs avec jardin botanique (site des Aulnais ou de la Roche du Géant). A la hauteur de Saint-Jouan-de-l’Isle, la Rance infléchit fortement son cours vers le nord, empruntant un important réseau de fractures d’orientation méridienne.Ces structures, en créant des petits bassins d’effondrement, ont facilité le piégeage et la conservation de sédiments meubles récents comme des sables ocres et des cailloutis miocènes à pliocènes (Formation des Sables rouges, de 7 à 3 millions d’années environ), sans fossiles, dont la coloration est due à la présence d’oxydes de fer Ces dépôts qui correspondent à l’installation d’un premier réseau fluviatile identifiable en Bretagne, sont accessibles dans la carrière du Pont-de-l’Isle, partiellement exploitée à l’Est de Saint-Jouan-de-l’Isle, en bordure de l’ancienne RN 12 où ils sont surmontés de graviers véhiculés par le fleuve au cours des alternances climatiques du Quaternaire (terrasse fluviatile) (site n°3, fig. 2). En remontant vers Caulnes, la Rance franchit en cluse élargie une importante unité sédimentaire orientée est-ouest, le Synclinorium du Menez-Belair, partie médiane d’une unité qui s’étend depuis la presqu’île de Crozon en Finistère jusqu’au bassin de Laval en Sarthe et Mayenne, le Synclinorium médian armoricain. Constituées de sables et de vases accumulées sur près de 1000 mètres d’épaisseur, au fil du temps compactées et transformées en grès et schistes, les roches de cette unité ont un contenu paléontologique très varié avec arthropodes (Trilobites), bivalves, brachiopodes, graptolites et microplancton qui témoignent de la présence d’une étendue marine peu profonde installée sur la région au Paléozoïque (Ere primaire) durant presque 100 millions d’années, entre 465 et 360 millions d’années.Ces formations sédimentaires ont été déformées, plissées, fracturées puis exondées à la fin du Paléozoïque, il y a environ 350 millions d’années, dans une chaîne de montagnes, la chaîne hercynienne. Elles ont été largement exploitées pour l’empierrement, la construction, ainsi que pour la confection d’ardoises dans de petites carrières et même en galerie sur la rive droite du fleuve (La Chapelle-Blanche) (site n°4, fig. 2). Après avoir décrit une large courbe au nord de ces formations sédimentaires jusqu’aux environs de Guitté, la Rance pénètre dans le massif granitique de Bécherel, dessinant jusqu’au barrage de Rophemel une série de virages encaissés, vraisemblablement là encore à la faveur de failles. Ce granite, à la trilogie minéralogique classique (quartz, feldspaths, mica noir -biotite-), visible tout au long de la retenue de Rophemel (rives sinueuses de l’étang de Néal) (site n°5, fig. 2), est l’élément le plus occidental des nombreux granites du domaine nord-armoricain qui affleurent entre Bretagne et Normandie (Lanhélin, Louvigné-du-Désert,…) et dont l’âge de mise en place se situe autour de 540 millions d’années. Ce massif est parfois intensément déformé le long de couloirs de failles orientés est-ouest, l’un d’entre eux étant matérialisé par le puissant filon de quartz (site n°6, fig. 2), largement dégagé par l’érosion, qui porte le village de Guenroc (« la Roche blanche »). Après avoir franchi l’important abrupt de faille qui prolonge à l’est le filon de Guenroc, le fleuve atteint le bassin sédimentaire tertiaire du Quiou. Celui-ci s’étend sur un peu plus de 20 km2 au pied du granite de Bécherel. Les roches qui le remplissent sont des calcaires coquilliers, tantôt sableux, tantôt plus fortement indurés, connus sous le nom de Faluns. Ces sédiments, très originaux en Bretagne, se sont déposés il y a quelques 11 millions d’années, au Miocène, lorsqu’un bras de mer (la mer des Faluns), extension de l’Atlantique, traversait l’est du Massif armoricain depuis la région nantaise jusqu’au golfe de Saint-Malo. Intensément exploités pour l’amendement, la construction, la fabrication de chaux, dans des carrières aujourd’hui délaissées (le Rouget, le Hac, le Quiou,…), ils ne sont plus extraits que de façon très intermittente, dans la carrière de la Perchais en Tréfumel (site n°7, fig. 2). Leur épaisseur, très variable d’un lieu à l’autre, peut atteindre une cinquantaine de mètres et ils sont toujours recouverts de sables et argiles rouges pliocènes, le contact entre les deux formations étant souligné par des poches de décarbonatation. Au Besso, sur la commune de Saint-André-des-Eaux, ont été reconnues des formations récifales constituées d’algues calcaires (Lithothamnes). Le contenu fossilifère des faluns, très riche, est constitué d’invertébrés

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Découvertes

Ploumanac’h (22)

8- Joyau géologique du Trégor, le magmatisme composite du complexe granitique de Ploumanac’h par Jean Plaine Télécharger le fichier texte (doc)                   le circuit (pdf) Parmi tous les paysages granitiques qui contribuent largement à asseoir l’image touristique de la Bretagne, ceux du granite de Ploumanac’h sont certainement les plus connus, les plus réputés, au point d’avoir donné leur nom à cette partie du littoral français, la Côte de Granit(e) rose (Aod ar Vein Ruz). Niché tout au nord de la Bretagne, dans le coin nord-ouest du Trégor, entre Trébeurden et Perros-Guirec, le massif granitique de Ploumanac’h, s’il constitue l’un des plus beaux sites naturels de France est aussi l’un des ensembles géologiques nationaux des plus remarquables. Modeste dans ses dimensions (12×8 km) et donc dans la surface qu’il occupe par rapport à bien d’autres granites armoricains, il est par contre accessible dans toutes ses composantes grâce à l’extrême découpage du rivage, à l’importance des estrans découvrant quotidiennement et au grand nombre d’îlots proches de la côte. Sur le plan des informations géologiques, il concentre et expose de façon remarquable une variété de faciès lithologiques à la palette de couleurs exceptionnelle, de nombreuses structures magmatiques, qu’elles soient internes au massif ou liées à son encaissant, de spectaculaires figures et reliefs d’érosion. Il a été l’objet de nombreuses extractions littorales, aujourd’hui heureusement délaissées, mais est encore activement exploité dans les terres, dans un ensemble de carrières situées au village de La Clarté en Perros-Guirec.   Fig.1 – Les »granites rouges » carbonifères Sur le plan régional, le complexe plutonique de Ploumanac’h est l’un des éléments de l’ensemble des  » granites rouges  » qui s’échelonnent sur un axe WSW-ENE, de l’ouest Finistère jusqu’au nord Cotentin (la traînée moniliforme -en grains de chapelet-, selon l’expression imagée de Charles Barrois).Il est en position intermédiaire entre les granites finistériens d’Ouessant, de l’Aber-Ildut, de la baie de Morlaix et les granites manchois de Flamanville et de Fermanville-Barfleur (fig.1). Il est constitué de granites tardi-hercyniens, pour la plupart alcalins, anorogéniques ou tardiorogéniques, c’est-à-dire sans liaison avec le fonctionnement d’une zone de subduction et sans relation directe avec un mécanisme de collision continentale.Leur âge radiométrique indique une mise en place à la fin du Paléozoïque, il y a environ 300 millions d’années (Carbonifère supérieur) (303 ± 15 Ma, Vidal, 1980). Cet ensemble  » jeune  » dans l’histoire géologique du Massif armoricain, recoupe le  » socle ancien  » du Trégor (gneiss icartien de Trébeurden à 2 milliards d’années et granite cadomien de Perros-Guirec à 615 millions d’années) ainsi qu’une formation gréso-pélitique non datée, la Formation de l’Île Milliau. Il est intéressant de remarquer que par un curieux hasard géologique l’un des plus jeunes granites armoricains est ici intrusif dans les témoins les plus anciens de l’histoire géologique de la région. Le dispositif cartographique et les ensembles lithologiquesLa cartographie précise du complexe de Ploumanac’h, livrée en 1976 par Michel Barrière,montre une remarquable disposition des différents ensembles lithologiques en auréoles concentriques (fig. 2). Fig.2 – Carte géologique du complexe granitique de Ploumanac’h (d’après Barrière, 1977) Constituées de l’intrusion successive de trois corps magmatiques elles réalisent ce que l’on nomme un « complexe centré », à l’image de ceux qui existent dans quelques régions du monde. L’auréole la plus externe, au contact des roches plus anciennes, est occupée par les fameux granites roses dont le faciès le plus classique, rouge vif, à grain plurimillimétrique, est qualifié de type la Clarté, tandis qu’un faciès plus sombre, largement porphyroïde, constitue le type Traouiéros. Ces deux types sont logiquement dits  » granites à gros grains externes « .Ils s’étendent de Pors Rolland à l’est de Ploumanac’h jusqu’à l’ïle Milliau en Trébeurden. granite type la Clarté | granite type Traouiéros | gabbro de Sainte-Anne Ils sont en outre accompagnés de grands volumes de roches basiques connues sous le nom de gabbros de l’anse Sainte-Anne. L’auréole suivante est plus hétérogène, constituée de granites au grain plus fin, parfois légèrement porphyroïdes, aux couleurs plus variées (gris à rose), qui portent les noms de types Canton (ou Agathon), Woas Wen et Saint-Samson (faciès saccharoïde) et qui sont dits  » granites à grain moyen intermédiaires « .Elle se glisse contre la première, de la plage de Toul Bihan en Trégastel jusqu’à la plage de Goas Trez en Trébeurden. Le cœur du massif expose des granites à grain fin, de couleur claire (gris, blanc, bleutés), connus sous le nom de granites gris de l’Île-Grande.On y distingue au centre un granite interne assez semblable au granite intermédiaire de type Canton et vers l’extérieur un granite externe très clair, riche en muscovite : c’est le leucogranite de l’Île-Grande. granite type Canton | granite type Ile Grande | granite type Ile Grande (détail) Nota: Les appellations des formations, classiques en géologie régionale, diffèrent parfois légèrement des noms géographiques actuellement utilisés sur les cartes topographiques. De nombreux sites côtiers montrent les relations entre ces divers types pétrographiques granitiques ainsi qu’entre magma acide et magma basique. Ils permettent d’une part d’établir une chronologie de mise en place des intrusions, d’autre part d’approcher les mécanismes de leur formation. Les principaux sites à découvrir: proposition d’itinéraire Même si le complexe granitique de Ploumanac’h n’occupe pas une grande surface, et même si les distances à parcourir ne sont pas considérables, il est nécessaire de prévoir au minimum 3 journées pour effectuer dans de bonnes conditions l’itinéraire qui est proposé d’autant qu’il convient souvent de tenir compte des horaires et des coefficients de marées. Fig.3 – Carte d’emplacement des sites proposés à la visite * Le premier contact avec le complexe granitique de Ploumanac’h (en réalité Poul Manac’h, la mare au moine) est pris au point le plus septentrional de la côte, parmi les rochers de l’Île Renote (Enez Renod) au nord de Trégastel-Plage. * Depuis la zone de stationnement de la Grève de Toul Drez prendre le sentier littoral qui part au sud de l’Ile Renote pour en faire le tour.Les chaos de granite rose de l’Île Renote (sites 1 – 2 – 3) Au nord de Trégastel-Plage, près de l’Aquarium, l’Île Renote, en réalité presqu’île

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Ploemeur (56)

2- Un exemple de valorisation d’un patrimoine industriel et géologique : Le sentier des kaolins à Ploemeur, Morbihan Télécharger le fichier text (doc) Sur le site de Lanvrian aux Kaolins de Ploemeur près de Lorient dans le Morbihan, la Société Denain Anzin Minéraux (DAM), en collaboration avec la municipalité, a mis en place un sentier d’interprétation baptisé le  » sentier des kaolins « . Inauguré en Octobre 2001, ce sentier, long de 1500 mètres, est implanté au cœur même de l’exploitation entre sites d’extraction et site de transformation, à quelques encablures de l’océan. Tout au long de la balade, à pied ou à vélo, 10 panneaux, en adéquation avec l’environnement proche, abordent l’histoire des kaolins, leur géologie, la production et ses différentes étapes, les utilisations des produits, les milieux naturels… Il s’agit là d’un très bon exemple de communication industrielle visant, entre autres, à la valorisation du patrimoine, à la restitution de l’histoire humaine et industrielle d’un site, à la découverte et au respect des milieux naturels.Dans la foulée de cette première réalisation, l’aménagement de sentiers du même type est prévu sur deux autres sites d’exploitation. – Cette découverte peut être utilement et agréablement complétée par une balade sur le littoral entre le Fort-Bloqué et la Pointe du Talut, en passant par le Courégant. Le leucogranite de Ploemeur y affleure très largement, les falaises portant les traces de l’intense extraction dont la roche à été l’objet. Pratique…A partir de Ploemeur, suivre par la D 162 le fléchage  » carrières de kaolins « , dépasser le hameau de Lann er Roc’h puis tourner à gauche pour prendre la route qui mène aux sites d’extraction. Franchir une voie ferrée, laisser à droite le chemin qui mène à l’usine de Kergantic et poursuivre. La route longe les monticules de déchets d’un blanc immaculé et rejoint le site de Lanvrian.Le sentier part sur la droite, un peu avant la barrière d’entrée du site. Clichés Jean Plaine, le 11 Mai 2002

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Quévert (22)

4- Sentier géologique, sentier botanique : Le Chemin des Roches de Quévert (Côtes-d’Armor) Télécharger le fichier texte (doc), le plan d’accès (doc) En 1993 la ville de Quévert, localité située dans les Côtes-d’Armor à quelques kilomètres au Nord-Ouest de Dinan, décidait de réhabiliter une ancienne voie ferrée proche du centre-bourg pour offrir aux habitants de la commune à la fois un lieu de promenade et un espace de découverte naturaliste.Déjà engagée dans la conservation et le valorisation des végétaux (Courtil des senteurs, Verger conservatoire) elle désirait évoquer le monde des roches bretonnes dans un espace extérieur.Le tracé de la voie ferrée était inexploité, le Chemin des Roches était né.Le Conseil scientifique a été assuré par Jean Plaine, conservateur à Géosciences-Rennes du Musée de géologie de l’Université de Rennes 1, en étroite collaboration avec la municipalité de Quévert dont le personnel communal a réalisé la collecte et la mise en œuvre des échantillons. Aujourd’hui, sur les 600 mètres linéaires disponibles de chaque côté de l’ancien tracé de la voie, sont disposés un peu plus d’une centaine de blocs dont certains dépassent la tonne. La part belle est bien sûr faite aux roches constituant le sous-sol des Côtes-d’Armor mais quelques éléments des départements limitrophes viennent compléter la collection.Les espaces de présentation alternent avec les espaces plantés des espèces végétales que l’on trouve naturellement dans le département.L’information est délivrée par des étiquettes apposées à même les roches alors que pour les plantes ce sont les classiques supports en bois gravé. Les échantillons sont regroupés par grandes familles de roches dont le mode de formation et l’âge sont donnés sur des panneaux à l’entrée du chemin: les roches sédimentaires avec les conglomérats d’Erquy-Fréhel, les grès briovériens de Guilliers, les grès armoricains de Mûr-de-Bretagne, les grès roses d’Erquy, les schistes briovériens de Guilliers, les schistes rouges de Pont-Réan, les schistes bleus de Sévignac, les schistes noirs de Maël-Carhaix, les calcaires coquilliers (faluns) de Tréfumel; les roches métamorphiques avec les cornéennes à andalousite de Glomel, les gneiss de Plénée-Jugon, les migmatites du massif de Saint-Malo, les amphibolites d’Yffiniac ; les roches magmatiques avec les différents granites (granite rose de Ploumanac’h, granite à deux micas de Quily, granites beiges de Languédias, Mégrit, granite clair de Bobital, granite à cordiérite de Huelgoat, granite bleu de Lanhélin, granite porphyroïde de Moncontour, …), le gabbro de Saint-Quay-Portrieux, les dolérites de la Côte d’Emeraude. Quelques blocs, à l’extrémité du chemin, montrent les divers types de surfaçage du granite. Ce Chemin des Roches, inauguré en Juin 1994, s’inscrit plus largement dans un ensemble de sentiers de randonnées aménagés sur le territoire de la commune. Pratique A partir de Dinan prendre la direction de Saint-Brieuc par l’ancienne route nationale 776Au niveau d’un centre commercial, prendre à droite vers Quévert.Franchir un giratoire, puis passer au dessus de la voie rapide Saint-Brieuc-Dol-de-Bretagne (N 176)Peu après la route descend vers le centre de Quévert.Stationner dans la descente sur la droite, au niveau d’une habitation.L’accès au sentier (panneau) est visible sur la gauche de la route.    Texte et clichés: J.Plaine, Avril 2003

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Montfort-sur-Meu (35)

                                     5- Brocéliande géologique ou la couleur d’une ville :   Le circuit géologique pédestre de Montfort-sur-Meu (Ille-et-Vilaine) Télécharger le fichier texte+images (doc) Aux portes de Brocéliande, la ville de Montfort-sur-Meu est, du point de vue géologique, implantée à la fois sur le bassin rennais au sous-sol essentiellement schisteux et sur les premiers contreforts du massif de Paimpont aux roches plus variées (conglomérats, schistes et grès).Il y a une dizaine d’années, dans le cadre de ses propositions d’activités nature, l’Ecomusée du Pays de Montfort, scientifiquement conseillé par Jean Plaine, conservateur à Géosciences Rennes du Musée de géologie de l’Université de Rennes1, a tracé un circuit géologique pédestre qui s’inscrit sur ces deux domaines. Sur une boucle d’environ 12 kilomètres, empruntant des sentiers de randonnée(GR de pays, et PR) accessibles en toutes saisons, il permet une bonne approche des diverses roches sédimentaires qui font les couleurs des paysages de Bretagne centrale, roches vertes, roches violacées, et roches beiges à blanchâtres.Toutes ces roches ont autrefois été exploitées pour les besoins locaux en matériaux d’empierrement, de construction ou de couverture ce qui explique le nombre d’excavations visibles au long de ce parcours. Aujourd’hui elles sont très largement dégradées, envahies de végétation mais elles offrent encore des possibilités d’observation pour peu que l’on y exerce un œil attentif. Le circuit trouve son départ au pied de la tour du Papegaut, siège de l’Ecomusée du Pays de Montfort où chacun pourra se procurer la brochure qui décrit en détail le parcours, situe les arrêts, donne les différentes observations qui y sont possibles et aborde quelques notions de base en matière de géologie. Il est balisé de traits verts, chaque arrêt étant indiqué par un numéro également inscrit en vert sur un support (arbre, poteau). Les premiers temps du parcours se font par les rues de Montfort (rues de la Saulnerie, des Douves,…) au long desquelles les constructions anciennes à la belle architecture de pierre permettent d’observer toute la gamme d’utilisation du « poudingue de Montfort » véritable célébrité locale. Il continue par la rue des Grippeaux qui traverse des lotissements plus récents. Arrêt n°1- Les Grippeaux Ancienne ardoisière située dans le bosquet visible de la route après la ferme des Grippeaux dont on peut admirer l’architecture. Cette exploitation est ouverte dans les sédiments les plus anciens de la région, caractéristiques du sous-sol des bassins de Rennes et de Ploërmel, que les géologues armoricains placent dans le Briovérien, sans autre précision d’âge (Protérozoïque supérieur et (ou) Cambrien ?) Ce sont ici des schistes à couleur verte dominante. Arrêt n°2- La Roche Bâtiments partiellement rénovés, implantés sur les schistes briovériens qui affleurent devant la maison. La construction est représentative de l’architecture que l’on trouve au nord de Montfort avec base du mur constituée de schistes et poudingues rouges et partie supérieure en terre, alors qu’au sud de Montfort c’est la construction en pierre qui domine. Le parcours s’élève et pénètre dans le Bois du Buisson. Arrêt n°3- Bois du Buisson Ancienne excavation très dégradée dans les sédiments briovériens, ici des schistes et des niveaux plus gréseux. La stratification est difficilement identifiable, le débit principal de la roche, comme celui qui a permis la confection d’ardoises aux Grippeaux, correspondant à la schistosité régionale née des déformations du Massif armoricain à la fin de l’ère primaire au Carbonifère (événements varisques). Le chemin suit la lisière du bois et atteint le ruisseau des Fonds-Chauds qu’il remonte. Arrêt n°4- Ruisseau des Fonds-Chauds Petits affleurements de grès briovériens recristallisés (quartzites) dans le sous-bois sur la gauche. Arrêt n°5- Ruisseau des Fonds-Chauds Puissants niveaux de conglomérat couleur lie de vin, le fameux poudingue de Montfort, affleurant dans le bois des deux cotés du ruisseau et excavations qui offrent de belles surfaces de bancs inclinées à environ 45° vers le sud. Ici le conglomérat polygénique est particulièrement riche en éléments de quartz blanc anguleux à arrondis qui donnent tout l’intérêt chromatique à la roche.Ces sédiments d’origine continentale (cônes alluviaux ou cônes deltaïques) sont placés dans l’Ordovicien (âge autour de 470 millions d’années). Ils surmontent les sédiments briovériens, le contact entre les deux ensembles n’étant pas visible.Dans l’excavation la plus au sud la granulométrie de la roche diminue et l’on se trouve devant des grès plus ou moins grossiers. Arrêt n°6- Haut du bois du Buisson Au milieu du chemin affleurent des sédiments de même teinte lie de vin que le conglomérat observé plus bas mais ici le quartz a disparu, la roche a un grain plus fin; il s’agit des « schistes rouges de Pont-Réan » caractéristiques des paysages de landes que l’on trouve classiquement au sud de Rennes et en périphérie de Brocéliande. Ils ont un âge autour de 465 millions d’années (Ordovicien).Ces sédiments affleurent encore un peu plus loin au pied de la ferme de Beauregard. Le parcours se poursuit ensuite, depuis la Chevauchais et jusqu’à l’Anière, dans un paysage plus largement ouvert, cultivé, sans grande aspérité, signe que la géologie a peu à peu abandonné les schistes rouges pour entrer dans une nouvelle formation qui affleure peu. C’est le Grès armoricain que l’on peut reconnaître dans les blocs à la surface des champs et à l’arrêt suivant. Arrêt n°7- Bois de l’Abbaye Juste après le ruisseau de l’Anragot et à proximité de la route menant à Monterfil, de petites excavations permettent d’observer la troisième formation sédimentaire caractéristique du Massif de Paimpont, celle qui couronne la topographie régionale. Il s’agit de la Formation du Grès armoricain, formation gréseuse à la couleur beige à ocre dominante, souvent érodée en blocs et en sables qui offrent des sols propices à l’installation de la forêt de feuillus.On peut reconnaître la stratification proche de l’horizontale et quelques traces fossiles (terriers en forme de tubes verticaux).Ces sédiments correspondent à des sables marins littoraux consolidés (sables de plages). Ils sont placés dans l’Ordovicien, leur âge étant un peu plus jeune que les schistes rouges sous-jacents (465-460 millions d’années). Le circuit longe ensuite le bois