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Découvertes

Saint-Ganton (35)

Le circuit d’interprétation de Saint-Ganton, Ille-et-Vilaine « du p’tit rotiet vers la Cohue »   La ville de Saint-Ganton [Le nom de Saint-Ganton viendrait de saint Guenganton ou Hingueten, moine de l’abbaye de Saint-Méen ou évêque de Vannes au VIIe siècle] se situe en Ille-et-Vilaine, à 20 km au nord-est de Redon et à proximité de la vallée de la Vilaine. Afin de valoriser un patrimoine bâti, historique et paysager quelque peu original, un circuit d’interprétation, ponctué d’une douzaine de lieux d’observation a été mis en place il y a un peu moins d’une dizaine d’années (inauguration en juillet 2008). La géologie y est très présente puisque le village, au lieu-dit « La Roche » est littéralement « encastré » dans une ancienne carrière de pierres schisteuses dont l’architecture vernaculaire en offre un remarquable registre de mise en œuvre. La partie tout à fait méridionale de la commune dans laquelle s’inscrit le parcours, appartient à l’anticlinal de Grand-Fougeray-Sainte-Anne-sur-Vilaine dans lequel, au-dessus des formations briovériennes du bassin de Pipriac on trouve les formations ordoviciennes de Pont-Réan puis du Grès armoricain. Ce sont ces 3 formations qui constituent l’essentiel des paysages de Saint-Ganton (fig.1). Fig.1 – Carte géologique simplifiée de la commune de Saint-Ganton. Renseignements utiles Feuille topographique Ign à 1/25 000ème : 1120 Est Pipriac Feuille géologique BRGM à 1/50 000ème : Pipriac (387) Longueur : 1,5 km – Durée : environ 2 h. Descriptif du parcours (fig.2) Fig.2 – Tracé du circuit avec situation des arrêts. Point de départ : zone de stationnement à proximité de l’église. Partir en direction de l’église en franchissant le mur nord du cimetière par un portillon. Cette entrée était autrefois marquée par un échalier en dalle de schiste bleu dressée verticalement, disparu dans les années 60 qui avait pour fonction d’empêcher les animaux en liberté d’entrer et de chercher à fouiller dans la terre et avait également une fonction plus symbolique de délimitation de l’espace sacré qu’est l’enclos paroissial. Arrêt n°1- L’Eglise Saint-Quentin (architecte : Joseph-Fleury Chenantais, de Nantes) Ce qui est remarquable dans l’édifice reconstruit dans la deuxième moitié du XVIIe siècle avec son clocher-porche qui date du XIXe siècle c’est l’abondante utilisation d’un matériau étranger à la commune, à savoir le grès de la Morinais jadis exploité à proximité de Langon à quelques 5 km au sud. Ce grès est l’équivalent des grès du Châtellier d’âge ordovicien supérieur décrits au sud de Rennes. La porte d’entrée, qui donne à l’ouest, est un bon exemple de travail de taille sur ce grès plutôt tendre. Les belles marches de passage sont des dalles de schiste bleu-noir sans doute là encore originaires soit de la région de Langon, soit de Renac (Formation ordovicienne de Traveusot). À partir du cimetière descendre au sud par un chemin herbu (lisse en bois) puis aller à droite pour rejoindre la fontaine Saint-Eutrope. Arrêt n°2- La fontaine Saint-Eutrope. Implantée sur un lieu de source, vraisemblablement à la limite entre formations briovériennes et formations paléozoïques, elle combine plusieurs matériaux d’origine proximale, naturels et fabriqués. La maçonnerie générale est faite de pierres de la carrière de la Roche (cf. arrêt n°7), la margelle étant barrée par une dalle schisteuse (un palis) provenant aussi de la Roche. La voûte est en briques qui proviennent des briqueteries de Langon, non loin de la Vilaine. Elles ont été fabriquées à partir d’argile extraite en bordure du fleuve. Une niche avec entourage en bois sert à loger une statue de Saint-Eutrope. La vallée en contrebas, avec le ruisseau de la Couarde, illustre l’érosion des matériaux les plus tendres. Revenir vers le cimetière et aller à droite en longeant extérieurement son mur d’enceinte pour rejoindre la D 54. Descendre sur près de 150 mètres la D 54 jusqu’au premier chemin goudronné (panneau de voie sans issue) qui part à droite. Arrêt n°3- En amont du ruisseau de la Couarde. En cet arrêt, c’est le paysage qui est révélé au travers des fenêtres de visée qui percent le panneau vertical d’interprétation. En arrière plan des terrasses de la prairie, le mur d’enceinte de l’enclos paroissial descend jusqu’à la fontaine Saint-Eutrope. A mi-pente, caché par les arbres entourant un ancien vivier, un « ferrier » voisine avec des affleurements rocheux et rappelle l’exploitation du minerai de fer. Sur la gauche, les bois du Bot gardent le souvenir des métiers du bois et à l’horizon, le pylône marque la ligne haute tension de Pont-Château à Rennes construite en 1941. Descendre le chemin goudronné qui longe des bâtisses à architecture de schiste jusqu’à un passage en herbe très pentu (le fameux p’tit rotiet de l’intitulé du circuit) qui rejoint la voie communale qui mène à La Couarde. Continuer jusqu’au ruisseau de la Couarde où, dans une zone humide et auprès d’un petit plan d’eau est accessible le panneau n°4. Arrêt n°4- Le ruisseau de la Couarde. Le ruisseau de la Couarde coule au plus bas du circuit dans les formations géologiques briovériennes, les plus anciennes de la commune. Cette halte gardant le souvenir du battoir des Lavandières permet d’écouter, de voir la faune et de sentir la flore. Sous l’ancien Régime, c’était la frontière entre les évêchés de Saint-Malo et de Vannes. Remonter la voie communale vers la Roche tout en ne manquant pas d’admirer sur la droite un beau parc arboré. Après le « p’tit rotiet » que l’on délaisse, un vaste et haut mur en schiste (mur du presbytère) est littéralement posé sur des schistes gris-bleu à bleu qui appartiennent à la Formation ordovicienne de Pont-Réan. Des structures de déformation, tels des microplis y sont observables. Au sud de Rennes, ces roches possèdent une couleur lie-de-vin ce qui explique leur qualificatif de « schistes rouges » alors qu’ici, comme on peut le voir dans les moellons constitutifs du haut mur c’est la teinte bleu sombre qui domine. Cette particularité sera expliquée dans l’arrêt n°7 Sur le côté droit de la voie communale sont visibles quelque plaques de schistes en mauvais état en base de haie. Ces dalles fichées verticalement se nomment « palis » et seront observées un peu partout dans le village occupant diverses fonctions.

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Guéhenno (56)

Circuit d’interprétation de Guéhenno, Morbihan Le granit se raconte      Guéhenno, commune située au sud-ouest de Josselin dans le Morbihan, dotée du label « Commune du patrimoine rural de Bretagne », se caractérise par la richesse de son patrimoine architectural et paysager. S’étirant dans un paysage verdoyant traversé par les vallées du Sedon et du Lay, elle offre au visiteur le plaisir de découvrir l’architecture rurale et religieuse typique de la région. Même si l’essentiel de son sous-sol est constitué de formations sédimentaires protérozoïques (Briovérien) le granite y est accessible dans la butte du Mont, témoin avancé des nombreux leucogranites carbonifères qui sont présents plus au sud tels ceux de Bignan, de Lizio-La Villeder et qui ont été, ou sont encore, largement exploités et mis en œuvre dans le bâti traditionnel. Dans le cadre des travaux d’aménagement du bourg menés en 2005, la commune a mis en place un circuit de mise en valeur de son patrimoine architectural aidé par un jeu de lumières et des panneaux explicatifs qui ont pour objectif de faire découvrir aux visiteurs le granit(e) et les savoir-faire des artisans ou artistes qui l’ont travaillé au cours des siècles, tout en s’appuyant sur le bâti du village (maisons, monuments, croix…). À Guéhenno, le granite se raconte au fil d’un circuit d’interprétation ! Au départ de la place du village (place du Marché), flânez dans les rues et partez à la découverte du bourg et du granite à travers 8 étapes matérialisées par des plaques informatives en lave émaillée, au long d’un parcours balisé par l’outil du tailleur. Documents utiles Feuille topographique Ign à 1/25 000ème : 0919 Est Josselin Feuille géologique BRGM à 1/50 000ème : Josselin (n°350) Description du circuit (fig.1) Fig.1 – Tracé du circuit avec les différents arrêts. – Arrêt n°1- Place du Marché – Point de départ    Voulez-vous des pierres de taille ? Fouillez au pied de la butte du Mont côté du nord près du bourg ; voulez-vous de la pierre de maçonne, fouillez dur le revers de la butte du Mont au midi ; voulez-vous des pierres propres à la sculpture, aux moulures, allez à Coëlo ; voulez-vous du pavage, allez à la ville Moisan. Quant à la pierre ordinaire, vous en trouverez partout. » L’abbé Jacquot, recteur à Guéhenno de 1853 à 1866. Vous l’aurez compris, le sol de Guéhenno est riche en granites de qualités différentes. C’est à l’exploitation de cette pierre de granite, par des hommes maîtrisant un riche savoir-faire, que Guéhenno doit son identité et sa (ses) richesse(s). Depuis la place du Marché, partir au sud-sud-est par la rue Saint-Jean pour rejoindre un alignement de maisons de diverses époques. – Arrêt n°2- 3 à 9 rue Saint-Jean – De pierre brute je suis devenue…pierre de maçonne    Devant cet alignement de maisons, on voit une évolution dans l’utilisation du granite au fil des siècles. Autour des XVIème et XVIIème siècles, les plus fortunés ont commencé à l’employer pour construire un abri solide. Jusqu’au XVIIIème siècle : – taille régulière des pierres d’ouvertures ; – rugosité au toucher ; – absence de géométrie ; – appuis moulurés, porte en arc de plein cintre, pierre d’évier… La deuxième moitié du XIXème siècle voit apparaître de nouvelles techniques de taille avec la mécanisation et une certaine standardisation. Le granite devient plus facilement accessible. Au début du XXème siècle, les techniques de maçonnerie changent avec l’arrivée du ciment et l’emploi du béton en remplacement de la pierre. Poursuivre jusqu’à la rue Saint-Michel qu’il faut prendre à gauche sur quelques dizaines de mètres, puis aller à gauche par la rue de l’Eglise en direction de l’enclos paroissial que l’on aperçoit d’emblée. – Arrêt n°3- Rue de l’Eglise – De pierre brute je suis devenue…expression de l’art religieux    Dans l’espace fermé et excentré par rapport au bourg qu’est l’enclos paroissial, se confrontent l’église du village, le cimetière, un ossuaire et surtout le calvaire monumental, l’un des plus beaux monuments de ce type en Bretagne. Ici le granite est mis en œuvre sous toutes ses formes. Le mur d’enceinte est une protection contre les animaux en ne laissant passer que les hommes par l’ « échalier ». Dans le cimetière, en signe de respect pour les défunts, et même s’il n’est pas d’origine proximale, il est utilisé pour les pierres tombales. Le calvaire monumental date du XVIe siècle. 
Fort de son histoire et chargé de symboles, le calvaire de Guéhenno compte parmi les plus beaux monuments de ce type (un des 7 calvaires classés monumentaux de Bretagne, unique en Morbihan).
 Le calvaire est un vrai livre d’histoire religieuse, érigé afin de transmettre l’histoire sainte aux paroissiens illettrés. Réalisé en 1550, il fut détruit presque en totalité en 1793-1794, puis entièrement restauré en 1853 par l’Abbé Jacquot, aidé de son vicaire et des habitants de Guéhenno. Le calvaire est réalisé en pierres de taille de granite, d’un ton beige à grain fin, extraites des carrières de Guéhenno. La qualité du matériau permet un travail de la pierre très précis et offre des possibilités d’ajourement et de refouillement étonnantes. Le calvaire est de nouveau restauré en 2002, à partir des techniques minutieusement décrites par l’Abbé Jacquot. L’ossuaire a été ajouté en 1863 et sur une de ses faces, dans un seul bloc de granite sculpté, est mise en scène la passion du Christ, la pierre se faisant livre de catéchisme pour éduquer. Contourner l’église par le nord en prenant la rue du Calvaire qui descend jusqu’à la rue Abbé Jacquot qu’il faut prendre sur la gauche jusqu’au carrefour avec la rue Saint-Pierre. Arrêt n°4– 6 rue Saint-Pierre – De pierre brute je suis devenue…le quotidien de deux mondes Vous venez de quitter un lieu « sacré » pour pénétrer dans un espace de vie quotidienne    Autour de cette placette subsistent aujourd’hui de petites maisons en granite et quelques vestiges de ruelles. On peut aisément se transporter quelques siècles en arrière et imaginer le quotidien d’une place de village avec ses conversations, rumeurs…, jeux et cris d’enfants…, bruits d’outils et de charrettes…, labeurs, veillées…, mélange d’odeurs, bref, le vieux

Mauron
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Mauron (56)

Sentier Pierrot Pompéi Sentier géologique à Mauron, Morbihan Le sentier géologique de Mauron a été tracé par la ville de Mauron à proximité d’un étang communal et du départ de la voie verte Mauron-Questembert. Jalonné de blocs en provenance des carrières aujourd’hui exploitées par l’entreprise Pompéi de Concoret, il rend hommage à un entrepreneur, Pierre (Pierrot) Pompéi, qui a ouvert de nombreuses carrières en Brocéliande comme celle de la Marette à Saint-Malon-sur-Mel (35). La science n’est pas oubliée puisque l’histoire géologique de la région est retracée à l’entrée du site et que chaque roche trouve sa place dans cette histoire. Accès (fig.1) Fig.1 – Schéma d’accès au site. À partir de la route Ploërmel-Saint-Méen-le-Grand prendre la sortie Mauron-centre. À l’entrée de la Ville, franchir le Doueff et juste après le pont prendre à gauche la rue du Plan d’eau qui, quelques centaines de mètres plus loin, mène au parking de l’Etang de la Folie. Le sentier se situe entre la route et la rivière. Pour bien le pratiquer revenir à pied près du lavoir à proximité du pont sur le Doueff et repartir vers le sud. Ainsi, sur 300 mètres de long, les roches issues de diverses localités vous seront révélées en 8 stations accompagnées de pupitres explicatifs. Ce sentier a été finalisé au printemps 2012. Les différentes stations (fig.2) Fig.2 – Le sentier et les stations. Station 1 – Grès rouge de Trékoët – Carrière de Trékoët (Muel, 35) Au sommet des schistes rouges apparaissent des niveaux plus grossiers, franchement gréseux, tels ceux de la carrière de Trékoët, qui annoncent le passage aux Grès armoricains, formation géologique qui les surmonte. Même si le débit en feuillets n’est pas très prononcé, leur couleur rouge à rose incite à les ranger parmi les schistes de Pont-Réan.   Certaines de ces couches sont parfois très riches en skolithes, tubes verticaux qui correspondent à des terriers de vers qui vivaient dans le sable, d’autres montrent diverses formes d’activité biologique comme des empreintes à deux lobes (Bilobites – Cruziana-) ou des traces de déplacement de terriers (Daedalus). Âge : Ordovicien, autour de 465 millions. Station 2 – Poudingue de Gourin – Sud de Mauron (Mauron, 56) Ce conglomérat à galets de quartz, parfois disposé en couches, forme des lentilles métriques à plurimétriques au sein des sédiments briovériens plus fins des bassins de Ploërmel, de Guer ou de Pipriac. Il est connu sous le nom de Poudingue de Gourin. A l’Ouest de Ploërmel, les rochers de la Ville-Bouquet surplombant l’Yvel en sont un remarquable exemple. Les galets, à l’allure de « dragées », sont bien roulés. Constitués de quartz blanc, de quartz noir et de quelques galets de grès, ils dépassent rarement 5 centimètres. Ils peuvent être jointifs ou emballés par une matrice gréseuse ou argileuse. La roche est souvent recristallisée et parcourue de veines siliceuses ce qui la fait souvent confondre avec le quartz filonien. Le milieu de dépôt de ce conglomérat original demeure controversé mais il est considéré soit comme un témoin de systèmes fluviatiles (rivières), soit comme un remplissage de chenaux au sein de systèmes deltaïques profonds. Âge : Briovérien (Protérozoïque supérieur à Cambrien), autour de 540 millions d’années. Station 3 – Schiste briovérien – Carrière de la Planchette (Mauron, 56) Ce schiste, très présent à Mauron et plus largement dans les bassins de Ploërmel et de Rennes, correspond à un sédiment à grain fin dérivant de la compaction de vases déposées lors d’une première présence de la mer en Bretagne centrale, durant le Briovérien. Sa teinte verdâtre à beige par altération est caractéristique. En dehors des structures de dépôt, cette roche possède souvent un débit en feuillets qui a pour nom schistosité, développé lorsque le sédiment a été comprimé dans une chaîne de montagnes, la chaîne hercynienne, édifiée au Carbonifère à la fin du Paléozoïque et dans laquelle il est devenu un schiste. Âge : Briovérien (Protérozoïque supérieur à Cambrien), autour de 540 millions d’années Station 4 – Poudingue de Montfort – Carrière de la Marette (Saint-Malon-sur-Mel, 35) Après l’histoire briovérienne, les quelques reliefs résiduels de la première chaîne de montagnes armoricaine délivrent des fragments qui reflètent la diversité des roches du socle. On les retrouve dans le Poudingue de Montfort, conglomérat présent de façon discontinue en Brocéliande à la base de la pile sédimentaire paléozoïque, constitué de blocs dont la taille va de quelques centimètres à quelques décimètres, généralement anguleux, plus rarement ovoïdes, emballés par une matrice gréseuse de couleur rougeâtre à violacée. Dans la région de Montfort-sur-Meu ce sont des éléments de quartz blanc qui en sont la marque. Leur facture indique un transport sur de courtes distances dans des cônes alluviaux ou dans des rivières torrentielles. Des veines de quartz blanc parcourent parfois la roche. Âge : Ordovicien, autour de 470 millions d’années. Station 5 – Cornéenne alumineuse – carrière de la Ville-Renaud (Saint-Pern, 35) Dans le Nord du département d’Ille-et-Vilaine, des sédiments marins argileux et argilo-sableux riches en alumine, entraînés dans lune chaîne de montagnes (la chaine cadomienne) au passage du Protérozoïque au Paléozoïque, ont été recoupés par une série de « bulles » granitiques dont la plus occidentale est le granite de Bécherel. La chaleur issue du magma acide, en diffusant peu à peu dans ces sédiments environnants, en a modifié les caractéristiques. Sur quelques centaines de mètres autour du granite ils sont devenus des roches métamorphiques, très dures, à l’aspect de corne d’où leur appellation de cornéennes. Ces dernières, exploitées à Saint-Pern pour leurs qualités physiques, possèdent un grain fin. En surface, la couleur rouille témoigne de leur teneur en fer et autres minéraux sulfurés (pyrite, chalcopyrite…). Âge : Briovérien supérieur, autour de 540 millions d’années. Station 6 – Granite de Ménéac – carrière de l’Epine-Fort (Ménéac, 56) Le granite est une roche magmatique qui provient du lent refroidissement et de la cristallisation, au sein de la croûte terrestre, d’un magma riche en silice sous la forme d’une « bulle » appelée pluton. C’est l’érosion qui le fait apparaître aujourd’hui à la surface du sol. Le granite de Ménéac en est une

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Saint-Malo-de-Phily (35)

Un exemple de valorisation du patrimoine bâti et géologique : Le circuit de découverte de Saint-Malo-de-Phily (Ille-et-Vilaine)   Sur sa butte au-dessus de la Vilaine, Saint-Malo-de-Phily vaut pour son église, son panorama vers le sud, son patrimoine naturel et bâti. À l’initiative de la Mairie, un circuit d’interprétation a été conçu par la Maison du Tourisme du pays de Redon à partir d’informations données par la Sgmb pour valoriser cet ensemble. Deux panneaux et cinq pupitres mis en place en 2013 jalonnent le parcours. Compte-tenu de sa position géographique à la bordure sud des synclinaux paléozoïques du Sud de Rennes (Synclinorium de Martigné-Ferchaud, unité de Guichen), une part belle est faite à la géologie. La commune s’inscrit en effet dans sa partie méridionale sur les formations les plus anciennes de Bretagne centrale, d’âge Protérozoïque (540 Ma), connues régionalement sous le nom de Briovérien. Elles montrent des siltites (schistes), des arénites (grès) et des lentilles conglomératiques connues sous le nom de Poudingue de Gourin. Au-dessus, la première formation réellement rapportée au Paléozoïque est la Formation du Grès armoricain, d’âge ordovicien (Floien-Dapingien – 470 Ma) à laquelle succède la Formation de Traveusot essentiellement silteuse, également d’âge ordovicien (Darriwilien – 460 Ma). Sédiments briovériens et sédiments paléozoïques ont été déformés, schistosés à la fin du Paléozoïque vers 300 millions d’années dans la chaîne varisque. Des « sables rouges » pliocènes dans lesquels a été recueillie de l’industrie lithique correspondant à une première présence (vers 500 000 ans) de l’homme en Bretagne et des alluvions de la Vilaine recouvrent localement ces formations. Le circuit est tracé sur l’ensemble de ces unités géologiques passant une revue partielle de plus de 500 millions d’années de l’histoire du Massif armoricain. Documents utiles – Feuilles topographiques Ign à 1/25 000ème : 1219 Ouest Bruz et 1220 Ouest Bain-de-Bretagne. – Feuilles géologiques Brgm à 1/50 000ème : Janzé (353) et Bain-de-Bretagne (388). Longueur : 3km – Durée : 2h30-3 h. Balisage par traits jaunes et, pour partie, par les marques du GR 39. Descriptif du parcours (fig.1)  Fig.1 – Le parcours avec les différents arrêts. Le point de départ se situe en bordure de Vilaine à peu de distance du pont qui enjambe le fleuve. Le site est équipé d’un panneau descriptif du circuit dans sa globalité. Partir à l’ouest par le chemin balisé (GR 39) qui permet de rejoindre le bourg de Saint-Malo-de-Phily. À quelques centaines de mètres, on trouve sur la gauche un puits. Arrêt n°1- Puits. Ce puits caractéristique de la région, bâti en blocs de pierres du cru d’origine proche, essentiellement des grès-quartzites (Briovérien sans doute), est surtout remarquable par sa dalle de couverture ici constituée d’un bloc monolithique de roche schistosée. Monter jusqu’à la Bruère, hameau à l’architecture classique du pays. Les murs des constructions, parfois rénovées, y présentent un fort polylithisme. On y reconnaît un assemblage plus ou moins élaboré de moellons de grès armoricains, de schistes et de conglomérats briovériens. Dans le hameau, tourner à droite en suivant le GR qui monte dans la pente. Rapidement, on trouve sur la droite des excavations dont on tirait sans doute du sable rouge pliocène. Arrêt n°2 – Panorama sur sables rouges. Sur la gauche, quelques trouées dans la végétation au-dessus de l’ancienne carrière de la Bruère permettent de voir le panorama vers le sud et surtout de remarquer les fronts de taille des anciennes carrières de « sables rouges » pliocènes qui ont fourni un matériau de qualité pendant de nombreuses années. Poursuivre en remarquant dans le chemin quelques gros blocs de conglomérat briovérien qui n’est sans doute pas en place. En bordure, un muret est lui aussi en poudingue de Gourin de même nature. Juste avant les premières maisons de Saint-Malo-de-Phily, se présente un beau point de vue sur la gauche. Un peu plus loin, dans le chemin de la Vigne et sur la droite, affleurent des schistes qui appartiennent au Briovérien du bassin de Pipriac. Le Chemin de la Vigne débouche sur la rue d’Aleth qui descend du centre-bourg et qui offre, sur la droite, une belle vue sur l’église. Arrêt n°3 – Muret de pierres sèches. Face au chemin de la Vigne est visible en bordure de la rue d’Aleth un superbe muret de soutènement réalisé en roches variées parmi lesquelles on reconnaît des blocs de grès armoricain, des dalles schisteuses et des blocs mal équarris de poudingue de Gourin. Descendre sur la gauche la rue d’Aleth pour rejoindre la Route de la Vallée que l’on prend sur la droite pour remonter vers Saint-Malo-de-Phily par la rue Emile Bernard (panneau indicateur de la Chapelle de Montserrat). Arrêt n°4 – Schistes et grès briovériens. Sous le n°16 de la rue Emile Bernard et dans le jardin proche sont visibles des schistes et des grès à couleur dominante verdâtre, fortement redressés, qui appartiennent aux formations briovériennes de Bretagne centrale (bassin de Pipriac). Ce sont des sédiments marins dont les éléments proviennent de l’érosion de la Chaîne cadomienne développée au Protérozoïque supérieur en Bretagne septentrionale. Peu après, aller à gauche par la rue du Rocher pour atteindre l’Espace Culturel. Ça et là, émergeant du bitume et sous les bâtiments, malgré les aménagements récents, sont encore visibles quelques affleurements de Poudingue de Gourin. Arrêt n°5 – Poudingue de Gourin de l’Espace Culturel : « La vierge aux dragées de quartz ». Le bâtiment de l’Espace Culturel de Saint-Malo-de-Phily (ancienne mairie) et la statue de Vierge sont installés sur des rochers « à gros grain » que les géologues nomment conglomérat et comme les éléments sont arrondis sous forme de galets il s’agit plus précisément d’un poudingue. Les galets y sont presque exclusivement de quartz blanc laiteux accompagné de rares éléments de quartz noir et de quelques fragments gréseux, donnant à la roche cet aspect de dragées blanches englobées dans une matrice argileuse ou gréseuse plus ou moins abondante qui en font le critère d’identification. Un litage avec variation de granulométrie est identifiable. Ce type de poudingue que l’on retrouve de l’autre côté de la Vilaine au rocher d’Uzel (Pléchâtel) est connu régionalement sous le

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Saint-Berthevin (53)

Saint-Berthevin (Mayenne) La boucle de la chaux et du marbre   La ville de Saint-Berthevin, aux portes de Laval en Mayenne, est établie dans le bassin de Laval dont les formations géologiques sont essentiellement carbonifères. On y reconnaît la Formation de l’Huisserie surmontée de la Formation de Changé, de la Formation des calcaires de Laval et Sablé puis de la Formation des Schistes de Laval. Les calcaires y ont très tôt retenu l’attention, donnant naissance à une industrie marbrière à partir de calcaires marbres jaspés de rouge, de blanc et de gris ardoise, baptisés « rouge de Laval » et « noir de Laval ». Plus précisément, le fameux « Marbre rose de Saint-Berthevin » fera connaître le nom de la ville dans tout l’Ouest de la France, à Paris et même en Amérique. Plus tard, les nombreux calcaires ont alimenté une importante industrie chaufournière dont on trouve encore aujourd’hui les témoins muets tout au long du Vicoin. Un circuit de randonnée, jalonné de tables de lecture en lave émaillée, permet au promeneur de découvrir ce riche patrimoine historique, industriel et naturel. Renseignements utiles Feuille topographique Ign à 1/25 000ème : 1418 Est Laval Feuille géologique Brgm à 1/50 000ème : Laval (319) Longueur : 5 km – Durée : environ 2 h 30. Descriptif du parcours (fig.1) Fig.1 – Le circuit et les différents arrêts Point de départ à proximité du giratoire de la route de Le Genest Saint-Isle (D 576) sur la D 900. Arrêt n°1- Table de lecture n°24 : « Le marbre de Saint-Berthevin ». C’est François de Laval, évêque de Dol, et un frère cordelier qui découvrirent en 1547 un caillou de marbre rose veiné de blanc alors qu’ils traversaient le Vicoin au lieu-dit la Perche à Saint-Berthevin pour venir séjourner quelques temps à Laval au prieuré Sainte-Catherine. C’est en effet près du pont actuel que le marbre a été découvert. Un pont existait déjà qui était entretenu par le comte de Laval et le seigneur du Châtellier moyennant un droit de péage. Le succès du marbre C’est au XVIIe siècle que les carrières de marbre de Saint-Berthevin ont connu leur plus grande prospérité en fournissant en marbre les grands architectes retabliers lavallois. Des carrières de Saint-Berthevin viennent les marbres roses qui ont servi à la construction des autels, bénitiers, balustres de nombreuses églises du Maine, d’Anjou, de Bretagne. En 1672, le sieur de Belleville fait venir de Laval 11 marbriers pour travailler de leur art au château de Versailles. Le marbre rose de Saint-Berthevin était employé en contrepoint du marbre gris ou noir des carrières de Louverné et de Sablé-sur-Sarthe. Le marbre de Saint-Berthevin a eu aussi du succès au XVIIIe siècle grâce à la mode des parements de cheminées en marbre et surtout à la généralisation des autels de marbre qui, dans la seconde moitié du siècle, ont remplacé dans les églises la plupart des autels anciens. La carrière de marbre de la Perche donnait du marbre rose soutenu, appelé rouge et celle du Châtellier un marbre plus clair. Trois des plus anciens marchés de retables connus (1606-1610) stipulent formellement que les colonnes des retables pour les autels de Saint-Jérôme, de Saint-François et de Sainte-Suzanne, en l’église Saint-Vénérand à Laval devront être faites en marbre de Saint-Berthevin. Aujourd’hui, les carrières ne sont pas épuisées, mais leur exploitation s‘est essoufflée à la fin du XIXe siècle suite à la baisse de la demande, qui était essentiellement religieuse, et à la concurrence de marbres étrangers moins coûteux. Le travail du marbre Des ouvriers « perrayeurs » tiraient le marbre, le sciaient, ébauchaient les colonnes ou les balustres, les rabotaient et les polissaient parfois, selon les clauses de la commande. Les « maîtres marbraieurs » jouaient le rôle d’intermédiaire entre les ouvriers et le demandeur et tenaient le marché. Leur rôle était principalement celui de marchand de marbre, mais ils s’occupaient sans doute du polissage des marbres, le travail le plus délicat. Ils étaient en général en relation avec plusieurs « perrayeurs » de différents lieux et fournissaient à leurs clients (principalement les retabliers) aussi bien du marbre noir que du marbre rose. Partir vers le giratoire et aller à gauche par la voie cyclable Passer au-dessus du Vicoin et peu après prendre à gauche un chemin mal tracé. Arrêt n°2 – Calcaire rose. Sur la droite du chemin, au-dessus d’une très belle végétation d’ail des ours (Allium ursinum L., 1753) bien visible au printemps, est accessible le calcaire rose intensément schistosé. Il est possible de poursuivre le chemin, traverser le Vicoin et approcher le front de taille de l’ancienne exploitation du Châtellier (accès interdit, propriété privée). Revenant sur la piste cyclable, il est possible d’aller un peu plus loin pour recueillir dans des déblais des blocs de calcaire rose se débitant en plaquettes qui renferment des éléments de crinoïdes. A noter également que le calcaire est bien visible de l’autre côté de la D 900. Revenir vers le Vicoin, passer sous la D 900 pour aller vers la Perche, où le calcaire a été intensément exploité et était très réputé (cf. arrêt n°1). Revenir au point de départ du circuit et aller vers Saint-Berthevin par la route des Guélinières. Passé la pancarte Saint-Berthevin, les premières maisons nous font immédiatement entrer dans le monde du marbre que ce soit par les propriétés visibles (bien que cachées par de hauts murs) sur la droite ou par les maison plus humbles sur la gauche. Arrêt 3 – Table de lecture n°25 : « Les Guélinières ». Le « village » de la Guélinière Les Guélinères, la Guélinière ou la Gueslinière, la Petite Guélinière et la Grande Guélinière selon les époques, est un hameau situé à l’intersection des routes de Saint-Berthevin, du Genest-Saint-Isle et de Changé. L’activité du marbre aux XVIIe-XIXe siècles, et surtout le développement de l’activité de la chaux au XIXe siècle aux Guélinières a eu pour conséquence l’installation d’ouvriers et la construction de petites maisons à tel point qu’à la fin du XIXe siècle, l’abbé Angot parle du « village » de la Guélinière. Des marbriers s’installent à la Guélinière car ce hameau est situé non loin des

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Plussulien (22) en 2016

  Samedi 1er octobre, R.V. à 10h au musée archéologique de Plussulien (22). Programme: . matin: – Visite du musée archéologique de Plussulien (22) – Site de Quelfénec: les différents faciès de dolérite (ex. métadolérite) sous la direction de Charles-Tanguy le Roux (i), en présence de Martial Caroff (ii) (i) ancien conservateur général du Patrimoine, a découvert et fouillé ce site (cf Bulletin n°9) (ii) MC en pétrologie magmatique à l’UBO (Brest) . après midi: « géologie des alentours » – Les volcanites autour du barrage de Bosméléac (communes d’Allineuc et de Merléac) – La butte St Michel (commune de St Martin-des-Prés)  excursion guidée par P. Jégouzo et M.J. Le Garrec (SGMB)  NB:  Prévoir le pique-nique. Quelfénec et quelques sites proches Le musée archéologique – Arrêt n°4 Pupitre : Les puits d’extraction Les fonceurs (mineurs) descendaient par des escaliers taillés à même la roche et atteignaient le fond du puits à près de 70 mètres de profondeur. Ils empruntaient ensuite les galeries pour rejoindre les chambres d’exploitation d’où la matière était extraite. Les blocs de schiste, une fois détachés étaient acheminés jusqu’au puits principal puis remontés à la surface grâce à un câble attaché au fond du puits et relié au chevalement de surface avant d’être transportés par wagonnets jusqu’au carreau. Le niveau actuel de l’eau rappelle qu’il était nécessaire de la pomper en permanence. L’eau était évacuée par des bouches situées au milieu des parois et rejetée dans le bief de la centrale hydraulique. L’exploitation peut se faire selon deux méthodes : L’exploitation en descendant : Par cette méthode, les ouvriers creusent le schiste par tranches successives de 3 à 4 mètres, abattant la matière sous leurs pieds dans des chambres qui se creusent de plus en plus. Lorsque le schiste est atteint, une galerie est créée dans le sens de la veine, puis une chambre de 30 à 40 mètres de long est ouverte. Les mineurs creusent une tranchée, ou foncée, de 1 m de large sur 3,33 m de profondeur, à partir de laquelle ils réalisent l’abattage du gradin (blocs de schiste). L’exploitation en remontant : Le travail de départ est le même que pour l’exploitation en descendant. Un puits et une chambre sont creusés. Cependant le puits est beaucoup plus profond car la masse exploitable doit être importante. Les ouvriers travaillent sur des ponts suspendus. Ils réalisent tout d’abord une tranchée verticale (la foncée) puis, à partir de cette dernière, ils préparent l’abattage du gradin à l’explosif. Les blocs obtenus sont débités dans le fond de la carrière en blocs plus petits avant d’être remontés en surface. Poursuivre et après le grillage aller à droite pour atteindre un bâtiment en ruines que l’on aperçoit à gauche. – Arrêt n°4 Pupitre : Les puits d’extraction Les fonceurs (mineurs) descendaient par des escaliers taillés à même la roche et atteignaient le fond du puits à près de 70 mètres de profondeur. Ils empruntaient ensuite les galeries pour rejoindre les chambres d’exploitation d’où la matière était extraite. Les blocs de schiste, une fois détachés étaient acheminés jusqu’au puits principal puis remontés à la surface grâce à un câble attaché au fond du puits et relié au chevalement de surface avant d’être transportés par wagonnets jusqu’au carreau. Le niveau actuel de l’eau rappelle qu’il était nécessaire de la pomper en permanence. L’eau était évacuée par des bouches situées au milieu des parois et rejetée dans le bief de la centrale hydraulique. L’exploitation peut se faire selon deux méthodes : L’exploitation en descendant : Par cette méthode, les ouvriers creusent le schiste par tranches successives de 3 à 4 mètres, abattant la matière sous leurs pieds dans des chambres qui se creusent de plus en plus. Lorsque le schiste est atteint, une galerie est créée dans le sens de la veine, puis une chambre de 30 à 40 mètres de long est ouverte. Les mineurs creusent une tranchée, ou foncée, de 1 m de large sur 3,33 m de profondeur, à partir de laquelle ils réalisent l’abattage du gradin (blocs de schiste). L’exploitation en remontant : Le travail de départ est le même que pour l’exploitation en descendant. Un puits et une chambre sont creusés. Cependant le puits est beaucoup plus profond car la masse exploitable doit être importante. Les ouvriers travaillent sur des ponts suspendus. Ils réalisent tout d’abord une tranchée verticale (la foncée) puis, à partir de cette dernière, ils préparent l’abattage du gradin à l’explosif. Les blocs obtenus sont débités dans le fond de la carrière en blocs plus petits avant d’être remontés en surface. Poursuivre et après le grillage aller à droite pour atteindre un bâtiment en ruines que l’on aperçoit à gauche. Clichés: F. Redois & J. Plaine

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Batz s/Mer (44) en 2016

  Sortie Batz sur Mer, Loire Atlantique Chapelle Notre Dame du Murier, XVème siècle. Le port Saint Michel. La croix des Douleurs, IXème siècle, rue Général de Gaulle. Le menhir de Pierre Longue ou menhir Saint Michel dominant le port. Discussion autour du menhir de Pierre Longue. Explications devant le menhir de Pierre Longue. Le port Saint Michel. Devant le menhir de Pierre Longue. L’érosion a mis en évidence l’architecture intime du granite en feuillets horizontaux à l’aspect de vagues. Architecture intime du granite en feuillets horizontaux. Alignement de trous pour l’emplacement des coins de bois ou de fer utilisés pour la fente des blocs de granite. Alignement de trous pour l’emplacement des coins de bois ou de fer utilisés pour la fente des blocs de granite. Observations en haut de falaise de signes religieux gravés dans le granite. Chapelle de notre Dame du murier, XVème sicèles.

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Dame Jouanne (35) en 2016

Prochaine sortie: Dame Jouanne (Ille-et-Vilaine) Samedi 4 juin 2016 sous la direction de P. Jegouzo (SGMB, Université de Rennes 1) RV à 14h sur le parking du site de la Garde-Guérin (localisation) Il s’agit d’une sortie de découverte. Outre les roches du socle (migmatites, dolérites), cette sortie sera l’occasion de découvrir les dépôts tourbeux à troncs d’arbre récemment révélés par le dégraissement de la plage de Port-Hue en 2015. Le panneau informatif réalisé par la SGMB et le CD 35 vient d’être mis en place sur le site de la Dame-Jouanne (ENSD 35), en face de la plage de Port-Hue en Saint Briac (à proximité du club-house du Golf de Dinard-Saint Briac).

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Pénestin2 (56) en 2016

Prochaine excursion : Pénestin (56) Samedi 25 juin 2016 « Les vallées incisées pléistocènes de Bretagne : l’exemple de l’estuaire de la Vilaine », sous la direction de J.N. Proust (CNRS-Université de Rennes 1) Programme: Les variations climatiques et la réactivation tectonique du Massif Armoricain au Pléistocène ont installé le cours actuel des rivières de Bretagne. Leurs vallées qui incisent un socle très ancien, montrent un remplissage mince, parfois lacunaire, caractéristique de zones intracontinentales alternativement inondées ou très éloignées du littoral (rebord de plateforme à plus de 70 km). Ce remplissage sédimentaire particulièrement caractéristique et varié, est un bon témoin de l’évolution tectonique et climatique de la région, modulée par les relations complexes entre la morphologie irrégulière d’un substratum et celle d’un littoral en perpétuel déplacement. Au cours de cette excursion d’une journée, nous visiterons les affleurements situés près de la ville de Pénestin (56) et les rivages de l’estuaire de la Vilaine entre le barrage d’Arzal et Billiers. Rendez vous à 10h00 sur le parking de la plage du Lomer à Penestin: plan (pdf) (Jpeg) Résumé géologique => Dépliant (2.8 Mo):  pdf Doodle pour co-voiturage Rennes-Pénestin (cf liste de diffusion). Références bibliographiques utiles: Brault et al_2001-BSGF (pdf, 14 Mo) Proust et al_2001-BSGF (pdf, 18.3 Mo) Menier et al_2006-SEPM (pdf, 5.8 Mo) Menier et al_2010-BSGF (pdf, 4 Mo) Proust et al_2010-BSGF (pdf, 6.4 Mo) Traini et al_2013-MarGeol (pdf, 3.5 Mo) Traini et al_2015-ECSS (pdf, 4.7 Mo) Après-midi: suite de la visite sur le cisaillement sud-armoricain à la Roche-Bernard sous la direction de Pierre Jégouzo (SGMB) Clichés: T. Aïfa

Rapports d'activité

Rapport d’activités2015

                                                          RAPPORT D’ACTIVITE  ANNEE 2015   Le fonctionnement administratif L’AG 2015 s’est tenue à Plouha (Côtes-d’Armor)  le 14 juin. Rapport moral et rapport d’activité de l’année 2014 ont été adoptés à l’unanimité et quitus a été donné au trésorier. Le CA s’est réuni les 28 mars, 24 mai, 5 septembre et 19 décembre. Le conseil d’administration était composé de : Président                   Max Jonin Vice-Président        Pierre Jégouzo Secrétaire               Pierre Le Feuvre Secrétaire-adjoint     Jean Plaine Trésorier                 Tahar Aïfa Trésorière adj.     Adeline Lauvergnat   Les autres membres du CA : Pierrick Graviou, Dominique Guérin, Odile Guérin, Jean-Pierre Lefort, Marie-José Le Garrec, Serge Régnault.   La SGMB en 2015: . Avec les conseils départementaux La SGMB est désormais  conventionnée avec chacun des départements de Bretagne (administrative !). Dans ce contexte, cette année nous sommes intervenus sur des espaces naturels sensibles dans chaque département pour expertises géologiques et patrimoniales. Les travaux de mise en sécurité sur la carrière de La Marette sont terminés. Des actions de formation des personnels ont eu lieu en Ille-et-Vilaine et Finistère. . La Réserve naturelle régionale des sites d’intérêt géologique de la presqu’île de Crozon La SGMB, représentée au comité de gestion et au conseil scientifique, accompagne la mise en place de cette réserve. La gestion de la réserve se met en place, l’année a été essentiellement consacrée à la rédaction du plan de gestion.   Participations :             CSRPN et CRPG  Pierre Jégouzo et Max Jonin             RNF et commission patrimoine géologique  Max Jonin             Conseil scientifique de la RNN de Groix et du projet de PNR Côte-d’Emeraude  Pierre Jégouzo   Année éditoriale avec les parutions de : Notre bulletin n°13 est enfin paru … début 2016 ! La numérisation de l’ensemble des bulletins depuis 1920 est toujours en cours avec la Bibliothèque nationale de France. Une collection du bulletin a aussi était reliée. Géol’en ville « Lamballe »  L. Chauris Préparation de « Géologie et patrimoine géologique à Ouessant » JR. Darboux et M. Jonin Géodiversité en Bretagne … » et « Géotourisme en Côtes-d’Armor » ont été réimprimés La commune de Guichen a retiré le dépliant consacré à la carrière des Landes, désormais propriété de la commune.   Exposition « Emotions minérales » photographies de René-Pierre Bolan et Max Jonin à L’Autre Rive, Berrien (Finistère). La SGMB a soutenu le concours de photographies sur le patrimoine géologique de la commune de Rougé (Ille-et-Vilaine)   Excursions La série rouge de Bréhec, à l’occasion de l’AG le 14 juin Le Breuil du Chêne en Cléguerec (Morbihan) [grès ordovicien] et le Lac de Guerlédan le 12 septembre Durant la saison estivale, des sorties géologiques et conférences ont été proposées sur le Trégor (Odile Guérin), sur Erquy-Fréhel (Jean Plaine), sur Clohars-Carnoët (Marie-José Le Garrec) et dans le Morbihan (Pierre Jégouzo) Accueil de scolaires sur la carrière des Landes (Guichen-35) au printemps et du public en septembre pour les journées du patrimoine à la demande de la commune. Du 15 au 18 septembre, conduite de l’excursion de le Société Géologique de France en Bretagne   Les Chantiers du patrimoine Nouvelle proposition cette année faite aux adhérents : se retrouver sur un site pour travailler à la mise en valeur de l’affleurement : nettoyage et débroussaillement. Le 14 mars sur les sites de la carrière des Landes et du rocher de Bocadève. Belle réussite, à refaire sans doute.   . Carte de la médiation géologique en Bretagne réalisée par Pierre Jégouzo à partir de l’enquête de Jean Plaine (cf. Bulletin n°10-11), mise sur le site de l’association pour l’été.   Stagiaires La SGMB a accueilli cette année deux stagiaires de Géosciences Rennes, pour des projets qu’elle a proposés : d’une part l’étude des galets du Sillon de Talbert, d’autre part l’étude  des enclaves de la granodiorite de Louvigné-du-Désert dans la sculpture « les alignements du XXIème siècle »d’Aurelie Nemours. Ces travaux feront l’objet de publications dans notre bulletin.   . Congrès international « Les inventaires du Géopatrimoine : enjeux, bilans et perspectives » Toulouse, 22-26 Septembre. Présentation d’une communication « Le patrimoine géologique en Bretagne, une dynamique partagée », Max Jonin   IRPG La saisie de l’inventaire régional dans la base de données nationale i-géotope s’est poursuivie après une réunion de la commission régionale en octobre.   . Projets de géoparcs en Bretagne : l’occasion de l’AG de Plouha a permis de sensibiliser le maire de Plouha à un projet de géoparc Trégor-Goëlo qui l’a intéressé. A suivre.     1920-2020, la SGMB une ancienne société savante pleine d’avenir, en route pour le centenaire.