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Excursions

Animations 2018 « Géologie en pays Bigouden »

Animations estivales: Géologie du Pays bigouden Sorties sur le terrain les mardis de juillet-Août 2018 « Visite de roches qui ne devraient pas exister … »  dirigées par Sylvain Blais Localisé à la pointe extrême sud-ouest du Massif armoricain, le Pays bigouden est une petite partie d’une chaîne de montagne d’extension mondiale : la chaîne hercynienne, formée entre 480 et 300 millions d’années, s’étendant de l’Amérique du Nord à l’Europe centrale en passant par le Massif armoricain. Cette chaîne est le résultat d’une collision entre 2 masses continentales – Armorica et Gondwana – séparées par un océan. Elle a atteint plusieurs milliers de mètres d’altitude, avant d’être érodée et d’exposer ses « entrailles ». Il est aujourd’hui possible d’y distinguer plusieurs unités : au nord, affleurent les fragments disloqués et transformés de cet ancien océan, surmontés par les micaschistes de Penhors. au sud, le granite de Pont l’Abbé, formé suite à l’épaississement de la croûte continentale et à sa fusion, s’est refroidi, il y a 300 millions d’années, dans les profondeurs de cette chaîne. Une importante déformation a alors fracturé le granite dans la région de Saint Guénolé avant que l’érosion ne lui donne des formes spectaculaires dont s’est emparée l’imagination populaire. Aujourd’hui, « les oreilles de lapin » côtoient ainsi « le tire bouchon » ou « le rhinocéros » … La sortie sur le terrain, par exemple le mardi 3 juillet 2018, sera consacrée à la partie septentrionale du Pays bigouden et pourrait s’intituler : « Visite de roches qui ne devraient pas exister » ! Les géologues conçoivent le fonctionnement du globe terrestre de la façon suivante : la croûte océanique, épaisse de 8 km, de densité de 3,2 g/cm3 est appelée à retourner dans le manteau, disparaissant sous la croûte continentale épaisse de 34 km, en moyenne, et densité plus légère (2,7 g/cm3). Cette  disparition est connue sous le terme de « subduction » (Japon, Antilles, ouest de l’Amérique …). Dans de très rares cas, le rapprochement de 2 masses continentales est plus rapide que la vitesse de disparition de la croûte océanique. Cette dernière se trouve alors pincée, disloquée entre 2 continents (Armorica au Nord, Gondwana au Sud, en ce qui concerne le Pays bigouden). Nous visiterons donc des roches très rares mais malheureusement très mal conservées localement car transformées, métamorphisées … sauf 1 affleurement exceptionnel ! Ces fragments de cette croûte océanique affleurent : – au Moulin de Pontalan : superbes serpentinites. – à Peumerit : gabbros. – à Tréogat : basaltes. Ces 3 formations correspondent aux restes de cette croûte océanique. Nous visiterons également le lieu-dit « Saint Kodelig » (et évoquerons alors P.J. Helias), les roches de Penhors et les galets de Ru Vein. Tous ce termes seront définis, explicités sur le terrain. Exceptionnel objet géologique, le Pays bigouden, balayé par les tempêtes, le vent, la pluie et les embruns est un véritable musée à ciel ouvert au sein duquel le géologue tente d’appréhender cette histoire passionnante !

Rapports d'activité

Rapport d’activités 2017

RAPPORT D’ACTIVITE  ANNEE  2017   Ce regard sur l’année écoulée est, cette année, fortement attristé par la disparition de trois collègues géologues : Jean Cogné, Michel Robardet et Marie-Pierre Dabard. Notre prochain bulletin gardera leur mémoire. Le fonctionnement administratif L’AG 2017 s’est tenue à Monteneuf (Morbihan) les 20 et 21 mai. Rapport moral et rapport d’activité de l’année 2016 ont été adoptés à l’unanimité et quitus a été donné au trésorier. Le CA s’est réuni les 4 février, 29 avril, 23 septembre et 9 décembre, à Rennes. Le conseil d’administration était composé de : Président                   Max Jonin Vice-Président        Pierre Jégouzo Secrétaire               Pierre Le Feuvre Secrétaire-adjoint     Jean Plaine Trésorier                 Tahar Aïfa Trésorière adj.     Adeline Lauvergnat                                                              Les autres membres du CA : Hervé Audic, Damien Gendry,                                         Dominique Guérin, Odile Guérin, Jean-Pierre Lefort, Serge Régnault, Jean-Sébastien Salis La Lettre annuelle aux adhérents n°4 est parue en janvier. La SGMB en 2017: . Avec les conseils départementaux La SGMB travaille régulièrement avec chacun des départements de Bretagne administrative !) au niveau des services espaces naturels sensibles pour expertises géologiques et patrimoniales. Des actions de formation des personnels ont eu lieu en Ille-et-Vilaine. . Avec la DREAL (Direction régionale de l’environnement et du Logement) : la SGMB est le partenaire pour l’inventaire du patrimoine géologique et ses prolongements. . La Réserve naturelle régionale des sites d’intérêt géologique de la presqu’île de Crozon La SGMB, représentée au comité de gestion et au conseil scientifique mais non sollicitée au quotidien, accompagne « de loin »  la mise en place de cette réserve. . Participations :             Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel Marie-Pierre Dabard et Max Jonin             Commission Régionale du Patrimoine Géologique  Max Jonin, Pierre Jégouzo, Jean Plaine, Damien Gendry, Joël Rolet, Alain Le Hérissé             Réserves Naturelles de France et commission patrimoine géologique  Max Jonin             Conseil scientifique de la RNN de Groix et du projet de PNR Côte-d’Emeraude  Pierre Jégouzo             Comité consultatif de gestion de la RNR du Sillon de Talbert Max Jonin             Commission régionale des carrières Pierre Jégouzo (schéma régional en cours) La SGMB a adhéré à la nouvelle association AGENB (Association des Gestionnaires d’Espaces Naturels de Bretagne) . Année éditoriale avec les parutions de : Notre bulletin n°14 (daté 2016) est paru …en 2017! La numérisation de l’ensemble des bulletins et mémoires depuis 1920 est toujours en cours avec la Bibliothèque nationale de France. Une collection du bulletin reliée est déposée au local de Rennes (Université de Rennes1). Le bulletin n°15 (daté 2017) est toujours en chantier au niveau de la maquette. Curiosités géologiques 1) en Pays de Guérande (Jégouzo et Papillard) 2) de la côte de granit rose (Graviou et Odile Guérin) Dépliant-carte géol’ du patrimoine géologique du Morbihan   . Exposition « Emotions minérales » photographies de Max Jonin à la bibliothèque des Capucins (Brest) « Au grés des falaises d’Erquy-Fréhel » à la maison de la réserve de Groix . Excursions 22 avril : géologie en bigoudénie avec Sylvain Blais A l’occasion de l’AG, le Chaperon Rouge à Monteneuf (Formation de Pont-Réan), les rochers de Saint-Meen (filon de Quartz) et les rochers de La Ville-Bouquet (poudingue de Gourin), sites de l’inventaire régional 24 juin : géologie dans la PNR Normandie – Maine avec Isabelle Aubron conservatrice de la RNR de la carrière des Vaux Durant la saison estivale, des sorties géologiques et conférences ont été proposées sur le Trégor (Odile Guérin), sur Erquy-Fréhel (Jean Plaine), au Sillon de Talbert (Pierre Jégouzo), sur La Marette et La Chambre au loup (Pierre Jégouzo). A l’assemblée générale, Jean-Pierre Lefort nous a convaincu qu’ « On a maintenant la certitude que les quatre réchauffements brefs du Saalien supérieur (-190 -130 000 ans) ne sont pas liés à la pollution générée par les voitures des néandertaliens ». Jean Plaine a fait une conférence à l’AGMFO sur la médiation géologique en Bretagne (voir notre bulletin n°10-11) . Les Chantiers du patrimoine Le 4 mai, brossage et lavage sur le rocher du Ruicard  (proche du port de la Roche-Bernard) (après accord de la commune évidemment) pour retrouver une bonne lisibilité du cisaillement sud-armoricain. Ce site est désormais «espaces naturels sensibles » du Morbihan. Débroussaillement en plus les sites de Fescal (Péaule 56) et du Moustoir (Arzal 56). Les anciennes carrières du Quiou (ENSD 22) ont reçu des pupitres pédagogiques (participation SGMB à partir des travaux de Valentin Prugneaux). . Formation : journée introductive à l’AGENB (5 décembre à la roche-Bernard) en prévision d’un programme sur 2018 (Pierre Jégouzo et Max Jonin). . Carte de la médiation géologique en Bretagne sur le site de l’association, actualité maintenue. . IRPG  l’inventaire régional du patrimoine géologique a été validé au plan national, il comporte 199 sites. . Projets de géoparcs en Bretagne : Une opportunité dans le cadre de projet européen InterReg a permis à la Presqu’île de Crozon de prétendre à une prochaine candidature. La présélection a été franchie avec succès. Dossier porté par le PNRA. Site internet de la SGMB : gros travail de mise à jour par Tahar Aïfa et Jean Plaine (CR excursions et sentiers et circuits divers). 1920-2020, la SGMB une ancienne société savante pleine d’avenir, en route pour le centenaire. En 2020, ce sera aussi les 150 ans de la Société Géologique du Nord. Des projets communs sont à l’étude.  

Rapports d'activité

Rapport d’activités 2016

                                                     RAPPORT D’ACTIVITE  ANNEE  2016   Le fonctionnement administratif L’AG 2016 s’est tenue à Crozon (Finistère)  les 10-11 septembre. Rapport moral et rapport d’activité de l’année 2015 ont été adoptés à l’unanimité et quitus a été donné au trésorier. Le CA s’est réuni les 5 mars, 2 juillet et 5 novembre. Le conseil d’administration était composé de : Président                   Max Jonin Vice-Président        Pierre Jégouzo Secrétaire               Pierre Le Feuvre Secrétaire-adjoint     Jean Plaine Trésorier                 Tahar Aïfa Trésorière adj.     Adeline Lauvergnat   Les autres membres du CA : Pierrick Graviou, Dominique Guérin, Odile Guérin, Jean-Pierre Lefort, Serge Régnault.   La SGMB en 2016: Avec les conseils départementaux La SGMB est conventionnée avec chacun des départements de Bretagne (administrative !). Dans ce contexte, cette année nous sommes intervenus sur des espaces naturels sensibles dans chaque département pour expertises géologiques et patrimoniales. Des actions de formation des personnels ont eu lieu en Ille-et-Vilaine et Côtes d’Armor. La Réserve naturelle régionale des sites d’intérêt géologique de la presqu’île de Crozon La SGMB, représentée au comité de gestion et au conseil scientifique, accompagne « de loin »  la mise en place de cette réserve. Le plan de gestion a été validé, la signalisation sur le terrain se met en place. A l’occasion de l’AG tenue à Crozon, la SGMB a invité Pierre Morzadec à venir une nouvelle fois présenter les coupes de Run ar C’Rhranck et d’Enez Louarn sur lesquelles les passages entre les diverses formations ont été marqués par un clou inox et une petite plaque plastique numérotée ;une couverture photo a aussi été faite. Un dossier a été remis à la RNR.   Participations :             CSRPN et CRPG  Pierre Jégouzo /Marie-Pierre Dabard et Max Jonin             RNF et commission patrimoine géologique  Max Jonin             Conseil scientifique de la RNN de Groix et du projet de PNR Côte-d’Emeraude  Pierre Jégouzo             Comité consultatif de gestion de la RNR du Sillon de Talbert.   Année éditoriale avec les parutions de : Notre bulletin n°13 (daté 2015) est paru … début 2016 ! La numérisation de l’ensemble des bulletins et mémoires depuis 1920 est toujours en cours avec la Bibliothèque nationale de France. Une collection du bulletin reliée est déposée au local de Rennes (université de Rennes1). Le bulletin n°14 est toujours en chantier au niveau de la maquette. Edition de « Géologie et patrimoine géologique à Ouessant » JR. Darboux et M. Jonin (numéro 7 de la revue du CEMO).   Exposition « Emotions minérales » photographies de René-Pierre Bolan et Max Jonin à la maison de la réserve, Ile de Groix (avril à octobre).   Excursions 16 avril : géologie aux confins du Massif armoricain et du Bassin de Paris dans le Maine avec Fabrice Rédois (univ. D’Angers) 25 juin : la Mine d’Or à Penestin (Morbihan) guidé par Jean-Noël Proust, suivi de divers affleurements sur le cisaillement sud-armoricain guidés par Pierre Jégouzo. à l’occasion de l’AG le 10 septembre, Florentin Paris a guidé une sortie sur la Mort Anglaise et la Pointe Sainte-Barbe en Crozon Le 11 septembre, c’est Pierre Morzadec qui a guidé la balade sur le Dévonien de la rade de Brest, côte nord de la presqu’île. 1er octobre : le site géologique et archéologique de Plussulien (Côtes-d’Armor) avec Marie-Jo Le Garrec et Charles Tanguy-Leroux VOYAGE GEOLOGIQUE au Pays basque du 5 au 11juin sous la direction de Thierry Juteau Durant la saison estivale, des sorties géologiques et conférences ont été proposées sur le Trégor (Odile Guérin), sur Erquy-Fréhel (Jean Plaine), sur La Marette et La Chambre au loup (Pierre Jégouzo). Le collège de Guilers (Finistère) a été guidé sur le terrain de l’Ile de Batz (MJ). A l’assemblée générale, Gwendoline GREGOIRE (thésarde UBO) a donné une conférence intitulée «20 000 ans sous la Mer d’Iroise, les paysages engloutis de nos ancêtres». Le Cinquantenaire de la protection de la carrière des Landes a été marqué par une conférence publique à Guichen (35) le 2 décembre et une visite du site le 3 décembre (MJ).   Les Chantiers du patrimoine Les chantiers de réhabilitation des rochers de Bocadève CD35, de la carrière de Kerléo CD22  et de la Pointe de l’Armorique CD29 se poursuivent. Les sites de la Pointe de Guilben et des anciennes carrières du Quiou devraient recevoir prochainement des pupitres pédagogiques. Carte de la médiation géologique en Bretagne sur le site de l’association, actualité maintenue.   Stagiaires Claire Bauchemin a poursuivi son travail sur la flèche de galets de la RNR du sillon de Talbert. A suivre un article dans un prochain bulletin. IRPG  inventaire régional du patrimoine géologique An sein de la CRPG dont le fonctionnement a été « boosté », la saisie de l’inventaire régional dans la base de données nationale i-geotope s’est poursuivie. Un travail continu a permis de terminer pour une présentation au comité national ‘MNHN) en novembre.  La validation a été reportée pour nombre de manquements dans les fiches, sans gravité cependant.   Projets de géoparcs en Bretagne : Une opportunité dans le cadre de projet européen InterReg a permis à la Presqu’île de Crozon de prétendre à une prochaine candidature. La présélection a été franchie avec succès. Dossier porté par la RNR.   Site internet de la SGMB : gros travail de mise à jour par Tahar Aïfa et Jean Plaine (CR excursions et sentiers et circuits divers). 1920-2020, la SGMB une ancienne société savante pleine d’avenir, en route pour le centenaire.

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Bois de Mezle (22)

Circuit du Bois de Mezle dans la Vallée des ardoisières (Locarn, Côtes-d’Armor) Un sentier pour découvrir un ancien site de production d’ardoises      Entre Maël-Carhaix et Locarn, en plein cœur du bassin carbonifère de Châteaulin, la rivière de Kersault et ses affluents ont creusé leur lit dans des sédiments silto-gréseux qui offrent localement des ensembles très fins, intensément schistosés dans la chaîne varisque.    Ils ont été naguère exploités pour la production d’ardoises très réputées dans la célèbre ardoisière de Moulin-Lande et plus largement depuis la fin du 19ème siècle dans des carrières essentiellement souterraines, jusqu’à environ 100 mètres de profondeur. Des affleurements naturels et de nombreux déblais d’exploitations jalonnent cette « Vallée des ardoisières » et depuis quelques années un sentier de découverte et d’interprétation aménagé dans le Bois de Mezle en Locarn remet en mémoire un de ces lieux de production quelque peu dissimulé, oublié depuis 1930, l’ardoisière de Coat-Maël. Le projet de mise en valeur de cette ardoisière a été mené par la Communauté de Communes du Kreiz Breizh en relation étroite avec le propriétaire du site. Les panneaux d’interprétation du site ont été conçus par la Maison du Patrimoine à Locarn, Maison Nature départementale, et l’association Cicindèle. http://www.patrimoine-locarn.org/ ———————————– Accès    Depuis Locarn, rejoindre au sud-est la D11 qui, par la vallée des ardoisières, mène à Maël-Carhaix. À environ 1 km du bourg, à Pont Glaz (Pont Glas), tourner à droite, passer le pont qui franchit la rivière de Kersault pour peu après atteindre la zone de stationnement qui se situe sur la gauche de la route. Documents et informations utiles – Feuille topographique Ign à 1/25 000ème : 0717 Est Maël-Carhaix. – Feuille géologique BRGM à 1/50 000ème : Carhaix-Plouguer (283). Longueur : 2 km – Durée : 1h30. Balisage par traits jaunes. Descriptif du parcours (Fig.1) Fig.1- Tracé du circuit avec les différents arrêts. L’entrée sur le sentier est marquée par une borne verticale qui fournit toutes les informations sur le circuit. A proximité immédiate est implanté le premier pupitre. – Arrêt n°1 Pupitre : « Au Pays de l’Or bleu… » À travers le témoignage d’un ouvrier fonceur, nous vous proposons de découvrir les différentes étapes de la production de l’ardoisière souterraine du Bois de Mezle en 1928. La végétation n’a pas tout à fait réussi à effacer les dernières traces de l’activité de la mine fermée depuis 1930. L’histoire de la commune de Maël-Carhaix a été fortement marquée par l’activité ardoisière. Dans les années 30, au moment où l’industrie ardoisière bretonne est à son apogée, on comptait quatre exploitations en activité dans la « Vallée des ardoisières ». La mine la plus importante, celle du Moulin de la Lande, employait alors plus de 170 ouvriers et exploitait deux chambres simultanément. L’ardoise bleue de Maël-Carhaix, réputée pour sa qualité, a été fréquemment utilisée pour la restauration des monuments historiques tels les Invalides à Paris ou le Parlement de Bretagne à Rennes. Les ardoisières de Bretagne sont désormais fermées, victime de l’épuisement des veines ou de la concurrence angevine puis espagnole. Le sentier rentre dans le bois et après une centaine de mètres descend à gauche vers la rivière de Kersault empruntant un passage en creux, entamant une légère montée (rampe en bois) pour atteindre les ruines d’un bâtiment en schiste dans et sur lequel sont visibles des systèmes d’engrenages et de poulies. – Arrêt n°2  Pupitre : La centrale hydraulique Ce sont les vestiges d’une centrale hydraulique puis hydroélectrique qui alimentait la carrière située juste au-dessus, dans la colline, grande consommatrice d’énergie. En suivant la matière, les ouvriers sont arrivés sur la nappe d’eau vers 20 mètres de fond. Il a alors fallu pomper l’eau pour pouvoir aller plus profond. Au début, une pompe mécanique, actionnée par le moulin a été utilisée. Puis la mise en place d’une turbine a permis l’alimentation en électricité. Pour cela, une partie de l’eau de la rivière a été détournée et a alimenté le moulin. Grâce à un système d’engrenages encore visibles, la chute d’eau faisait tourner la roue à courroie puis la turbine qui était située dans un cabanon jouxtant le bâtiment principal. L’électricité sert à éclairer les galeries dans le fond et à actionner le treuil permettant la remontée des blocs de schiste issus de la mine. Comme les galeries et les chambres d’exploitation descendent sous le niveau de la rivière, l’eau est constamment pompée pour éviter l’inondation. Poursuivre en empruntant une sorte de canal étroit construit en dalles schisteuses. Sa structure, son utilité et sa fonction sont expliquées sur le panneau suivant. – Arrêt n°3 Pupitre : Le bief de dérivation Pour faire fonctionner la centrale, l’eau de la rivière de Kersault a été en partie déviée au niveau du moulin à grain de Maël situé en amont et amenée jusqu’aux machines par un canal long de 200 mètres appelé bief de dérivation. Dans ce bief était également récupérée l’eau qui était pompée au fond des puits et acheminée par un réseau de petits canaux souterrains. Construit au début du 20ème siècle il a été réalisé avec les déchets de schiste, le bourrier, provenant de l’ardoisière juste au-dessus et on les a rendu étanches avec du ciment. Ici, pour éviter l’éboulement du bourrier, on a fait des murets sans jointures. Aujourd’hui, une douzaine d’espèces différentes de fougères s’y sont installées. Légende du dessin 1 : muret à joints garnis en schiste ardoisier, 2 : « hérisson » d’ardoises disposées à la verticale, 3 : cuvelage d’imperméabilisation en ciment, 4 : muret sans jointure en schiste ardoisier, 5 : bouche d’évacuation des eaux de pompage, 6 : « bourrier » : déchet provenant de l’extraction et du travail de l’ardoise Continuer sur près de 200 mètres pour atteindre une rampe de montée qui mène à un chemin en bordure d’un champ. Prendre ce chemin sur la droite et peu après, rentrer à nouveau dans le bois à droite pour descendre la pente légère jusqu’à une zone entourée d’un haut grillage. Celui-ci protège une vaste excavation qui correspond à la zone d’extraction du schiste. – Arrêt n°4 Pupitre : Les puits d’extraction Les fonceurs (mineurs) descendaient par des escaliers

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Découvertes

Montbelleux (35)

Autour de la mine de Montbelleux (Luitré, Ille-et-Vilaine)  Sentier pédestre d’interprétation      À proximité de Fougères, Montbelleux est une petite colline des Marches de Bretagne située sur la commune de Luitré. Site emblématique de cette dernière, elle a été témoin d’une activité insolite dans ce pays d’élevage et de cultures. Mine d’étain en Armorique à l’Âge du bronze, montagne sacrée des Celtes, elle deviendra mine de wolfram et d’étain au début du 20ème siècle.    Au dire des géologues miniers, Montbelleux est unique et constitue un cas exceptionnel. Même à l’échelle mondiale, il est très particulier par le fait que dans un seul gisement il y ait autant d’étain (Sn) que de wolfram (W) exploitables en même temps. Le district stanno-wolframifère de Montbelleux est essentiellement composé de schistes d’âge briovérien (vieux d’environ 540 millions d’années), limité au nord par le grand massif granodioritique cadomien de Fougères et au sud par les terrains paléozoïques du synclinorium médio-armoricain. L’intrusion de minéralisation Sn-W consiste en un dyke vertical de granite fin albitique post-cadomien riche en quartz et muscovite parcouru par un stockwerk quartzeux minéralisé en cassitérite, wolframite et topaze. Cette lame de granite, orientée NE-SW, sub-verticale, de 30 à 40 mètres de puissance est longue d’environ 250 mètres. Il semble que l’essentiel des réserves y soit compris en profondeur entre les niveaux -30 et -330 mètres. L’accès direct au site d’exploitation est aujourd’hui impossible, hormis lors de quelques manifestations particulières. C’est pourquoi la mise en place en 2013 de ce sentier d’interprétation balisé et équipé de panneaux informatifs s’avère des plus judicieuses pour comprendre le site. Accès Depuis Fougères, prendre au sud la D 798 vers Vitré. Après environ 4 kilomètres prendre à droite vers le Clos au Ray en suivant les panneaux « Sarl TALIGOT ». Au lieu-dit « les Loges » aller à droite en direction du Haut-Monbelleux et après 1 kilomètre de montée stationner à gauche le long de la route à proximité du chevalement de la mine. Documents et informations utiles – Feuille topographique Ign à 1/25 000ème : 1317 Est Fougères Est. – Feuille géologique BRGM à 1/50 000ème : Fougères (283). Longueur : 4,5 km – Durée : 1h30. Balisage par traits jaunes et panneaux « 3M », du nom de l’association (Mémoire de la Mine de Montbelleux) engagée dans la sauvegarde et la valorisation du site : http://montbelleux.e-monsite.com/ Descriptif du parcours (Fig.1) Fig.1- Le circuit avec l’emplacement des panneaux. Depuis la mine partir vers le nord [beau point de vue vers Fougères], prendre la première à droite puis après 200 mètres la première à gauche jusqu’au Haut Monbelleux. Premier panneau Sentiers pédestres de Montbelleux à Luitré. Parcours d’interprétation Montbelleux est un lieu chargé d’histoire et de légendes. A son sommet s’élevaient deux menhirs, vieux de plus de 4000 ans. Ils ont été détruits par ignorance au XIXe siècle pour empierrer la route de Laval toute proche. Sur cette montagne où était honoré le dieu celte Belen, on y offrait des sacrifices au solstice d’été. Des légendes ont toujours vivantes : celle du merle de Noël par exemple. A l’âge du bronze, l’étain extrait permettait la fabrication du bronze. Montbelleux apparaît à plusieurs reprises au cours de la préhistoire mais aussi au cours de l’histoire. Montbelleux, site emblématique de la commune de Luitré, représente surtout aujourd’hui un lieu de mémoire industrielle historique et atypique dans une région d’élevage et de culture. Au XXe siècle, une mine de wolfram a été exploitée en plusieurs périodes. La mine faisait vivre plusieurs familles dans la région ; Elle représentait la création d’une richesse mais aussi une culture : les hommes étaient durs à la tâche : «  la mine c’était des salissures, de la sueur, u danger mais c’était aussi de la camaraderie et de la dignité » La mine a connu des décès ou des blessés par accidents, des licenciements quand le cours du minerai chutait sur le marché des matières premières. Le wolfram est un matériau très dur et lourd, reconnu pour ses propriétés physiques : plus haut point de fusion et plus grande résistance à la traction de tous les métaux. Utilisé pur, il sert à la fabrication des filaments d’ampoules, des tubes cathodiques, des électrodes. Sous forme d’alliage, il durcit les métaux, carbures de tungstène, métaux utilisés dans l’armement et l’industrie spatiale… Dominant toute la région, le chevalement, haut de 27m, a été installé en septembre 1977. Il permettait de descendre les mineurs à 130m et la remonte du minerai. Ce chevalement est le dernier de Bretagne, cette grande région minière où l’on exploitait de nombreux matériaux. Poursuivre vers l’Est, passer devant la ferme du Haut Montbelleux pour atteindre un chemin que l’on prend sur la droite [point de vue vers Dompierre-du-Chemin] jusqu’au hameau suivant que l’on traverse pour descendre vers un beau chemin creux. Deuxième panneau Les légendes Le merle de Noël On raconte que l’un des 2 menhirs, situés sur la façade Sud-Ouest de Montbelleux, recouvrait un trésor considérable. Tous les ans, pendant la nuit de Noël, un merle venait soulever un instant cette pierre levée et découvrait le trésor. Mais malheur à l’imprudent que la cupidité pousserait à chercher à s’en saisir : il n’en aurait pas le temps, et périrait écrasé par l’énorme poids de la pierre qui s’abattrait sur sa tête. Les nain hideux En Bretagne et à Montbelleux notamment, à certaines époques de l’année, et par un beau clair de lune, des nains hideux, appelés cormandons, korrigans, poulpiquets, kérions, sortaient de leurs souterrains. Toute cette petite armée formait une ronde infernale autour des dolmens et des menhirs. Leurs petites voies criardes se faisaient entendre pendant le silence des nuits et faisaient fuir le voyageur qu’ils cherchaient à attirer en faisant sonner de l’or sur la pierre sacrée. Celui qui se laissait abuser était entrainé dans leur ronde jusqu’à épuisement. Le Petit Mineur. Le Petit Mineur est un personnage que tous les mineurs connaissent. Ce petit lutin, korrigan avait la réputation d’être bienveillant car il annonçait le danger aux hommes du fond. Il se mettait à crier lorsque la roche craquait et que s’annonçait un éboulement… « Attention les gars ! … c’est

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Sentier d’interprétation des Mines de Brais Vieux-Vy-sur-Couesnon, Ille-et-Vilaine    Le sentier a été réalisé en 2009 par la Communauté de communes du Pays d’Aubigné, pour les panneaux, et aménagé en 2012. Il s’inscrit aujourd’hui dans un espace naturel du Département d’Ille-et-Vilaine.    S’étendant sur sept hectares, les Mines de Brais (ou de la Touche) en Vieux-Vy-sur-Couesnon sont un ancien site minier d’où on extrayait le minerai de plomb, d’argent et de zinc, à partir de minéraux comme la sphalérite, la galène et autres sulfures de fer. Le gisement a été découvert en 1875 dans le granite cadomien de Fougères. Délaissées depuis 1951, ces mines étaient liées, au 17ème siècle, à la concession de Pont-Péan, au sud de Rennes. Construites en 1927, la cité ouvrière située sur le plateau et les laveries situées en contrebas sont inspirées des réalisations antérieures de Trémuson près de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor).    Offrant une vue imprenable sur la vallée du Couesnon et de son affluent la Minette, le site est constitué de vestiges qui témoignent de l’activité industrielle de l’époque : machineries, laveries disposées en gradins et autres silos…La faune et la flore sont également des éléments très caractéristiques des anciens terrains miniers avec notamment la présence d’espèces protégées de chauves-souris. Accès : à partir de Vieux-Vy-sur-Couesnon, commune située à une trentaine de kilomètres au Nord-Est de Rennes, prendre au nord la direction de Chauvigné par la D 97. Après environ 1500 mètres, juste avant le pont sur le Couesnon, rejoindre à gauche la zone de stationnement fléchée « Mines de Brais – espace naturel ». Documents utiles : Feuille topographique Ign à 1/25 000ème : 1217 Est Saint-Aubin-d’Aubigné Feuille géologique BRGM à 1/50 000ème : Combourg (n° 282) Informations pratiques et recommandations : Le parcours du circuit (1500 m) se fait en deux heures environ. Il est de difficulté moyenne, comportant deux séries d’escaliers permettant de gravir le coteau. Balisage du sentier par traits jaunes. Description du parcours (fig.1) Fig.1 – Le parcours avec les panneaux explicatifs Depuis le parc de stationnement, descendre vers le pont qui enjambe le Couesnon, le traverser et aller à droite vers le moulin de Bray (Brais) connu pour sa pisciculture et ses produits hôteliers variés. Panneau n°1- Entrée de site    Ce panneau introductif offre toutes les informations sur les dates clés de l’histoire de la mine avec un plan très bien conçu qui situe l’implantation des 10 panneaux disposés au fil du parcours. Dépasser ce moulin qui « regarde couler jusqu’au Mont-Saint-Michel le Couesnon » sans oublier d’admirer une superbe meule posée contre le pignon. Un peu plus loin sur la gauche apparaît le granite en une petite falaise d’où a sans doute été tirée de la pierre. Un site d’escalade y a été équipé en septembre 2013. Juste après, prendre l’escalier aménagé qui permet d’attaquer la pente dans le granite en direction du panorama et des cités ouvrières. À mi-pente, sur la droite, une pancarte « laveries » invite à naviguer parmi les quelques vestiges des anciennes installations jusqu’au panneau n°3. Panneau n°3- Les laveries    Tous les détails de l’organisation de ces laveries qui se sont toujours voulues modernes y sont fournis avec les méthodes de séparation et de purification des minerais ainsi que les trois étapes de leur traitement. Des photos d’époque montrent l’ampleur et le nombre des bâtiments. Situées à flanc de coteau et disposées en gradins, ces laveries servaient aux opérations de nettoyage, triage à la main, broyage et concassage. Les premières constructions, en bois, datent de 1890. De nouvelles, en béton armé, sont réalisées en 1929 et en 1930. Revenir sur l’escalier pour poursuivre la montée. Au sommet, aller à gauche vers le panorama.    Un belvédère y a été aménagé dominant le Couesnon et un étang en contrebas alors qu’au-dessus des têtes veille Notre-Dame de Bon Secours. La raison de sa présence au creux de la roche et de ses bienfaits y est inscrite en lettres d’or. Panneau n°2- Les moulins à papier    La vallée du Couesnon, connue pour la qualité de son eau, est ponctuée de nombreux moulins dont beaucoup étaient de moulins à papier dont l’activité s’est arrêtée au milieu du XIXe siècle. Ce panneau en explique le fonctionnement et la chaîne de fabrication du papier. Revenir sur ses pas et partir vers les cités ouvrières. Le trajet se poursuit en haut de coteau jusqu’à proximité de l’ancienne maison du directeur où, à l’aplomb des laveries, est visible le silo qui permettait de stocker le minerai brut acheminé du puits central grâce à des berlines sur rail. Devant, sont implantés côte à côte deux panneaux. Panneau n°4- La vie à la mine    Ce panneau, dédié à la vie à la mine, explique l’organisation « hiérarchisée » de la cité ainsi que l’existence laborieuse de cette enclave ouvrière en milieu rural. Panneau n°5- Pendant la 2ème Guerre mondiale    Inexistante depuis 1930, la vie du site est relancée en 1937 en tant que centre d’hébergement de réfugiés espagnols qui fuient la guerre civile mais aussi de français et en 1941 l’occupant allemand reprend l‘exploitation du site pour en extraire la pyrite qui sert à produire de l’acide sulfurique. Continuer vers l’est pour rapidement atteindre le panneau suivant. Panneau n°6- Les minerais    La minéralisation du gisement exploité est de type BGP (pour Blende, Galène, Pyrite), les minéraux étant étroitement liés à des filons de quartz hydrothermal de couleur bleutée. Pour atteindre les quatre filons connus, quatre puis ont été percés : le puits central, la colonne de la Minette, le puits sud et, au nord, le puits Saint-Félix. En poursuivant le sentier, descendre le coteau par un escalier qui amène à une voie transversale, celle-ci allant, d’une part à droite vers les laveries, d’autre part à gauche vers la Minette. Aller à gauche, dépasser une borne qui matérialise le passage en sous-sol d’une galerie, pour atteindre le chemin de fond de vallée. En face, une entrée (privée) permet l’accès au moulin de Pont-Brard tandis que vers la gauche un panneau indicateur indique la direction de la « galerie souterraine ».

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Bécon-les-Granits (49)

Bécon-les-Granits, Maine-et-Loire Le sentier du Granit Rien que le nom de la commune suffit à rappeler l’industrie granitière qui en a assuré la renommée au début du 20ème siècle avec son fameux « bleu impérial » qui couvre de nombreux monuments en France. Il était donc justifié que sa mémoire soit évoquée d’une part dans un musée, d’autre part sur un sentier de découverte. Créé en 1993, ce fut le premier sentier à thème en Anjou. Il permet de découvrir les anciennes carrières d’extraction du célèbre granite de Bécon-les-Granits (Bisâtre, Belle Roche, Roche Bleue, Yvon, et Gillard), mais également l’ancienne gare de chemin de fer du Petit Anjou, ainsi que quelques demeures remarquables comme le Château de Bois-Guignot et la Grand’ Maison. Documents utiles Feuille topographique Ign à 1/25 000ème : 1422 Est Chalonnes-sur-Loire Feuille géologique BRGM à 1/50 000ème : Chalonnes-sur-Loire (n°453) Longueur du sentier : 6 kilomètres Durée du parcours : environ 2 heures Balisage : traits verts Descriptif du parcours (fig.1) Fig.1 – Le parcours et les différents arrêts Départ : Musée du Granit, 22 rue de Candé. S’engager sur la D 963 (rue de Candé) vers l’Ouest en direction du Louroux-Bottereau sur une cinquantaine de mètres pour, au niveau du n°61, partir à gauche entre deux maisons en direction des terrains de sport. Passer entre les terrains de football (à gauche) et les courts de tennis (à droite). Les aménagements paysagers de cette zone dédiée à l’activité physique font une large utilisation de dalles de schistes bleus ordoviciens, sans doute tirées du site ardoisier proche de La Pouëze. Fichées verticalement elles font ainsi office de bordures. Franchir le ruisseau du Tremblay pour pénétrer dans les allées de l’arborétum en progressant vers l’Est. Franchir à nouveau le ruisseau pour rejoindre la rue des carrières sans oublier de remarquer sur la gauche un mur en blocs de granite. Prendre en face l’avenue du Pont Gandon, laisser à droite l’impasse du Petit Anjou et aller jusqu’à la rue de Cholet que l’on traverse et sur laquelle on fait quelques mètres vers le sud pour rejoindre une petite ruelle qui part à gauche. Suivre jusqu’au panneau de l’ancienne gare implanté en bordure de l’avenue des Marronniers. Arrêt n°1- La Gare.    Le bâtiment de la gare de Bécon se tenait à 30 mètres environ en arrière de ce panneau. Cette gare, station de la ligne Angers-Candé dite du Petit Anjou, fut mise en service en 1909. Un trafic mixte voyageurs-marchandises s’y développa jusqu’en 1935, année à laquelle la concurrence des autocars entraina l’arrêt du trafic voyageurs. La pénurie de carburant consécutive à la guerre 1939-1945, nécessita la reprise du trafic en 1940, avec des autorails, jusqu’en 1947, année de fermeture de la ligne Angers-Candé. L’évacuation vers Angers du granite extrait des carrières de Bécon permit cependant, à cette seule fin, un maintien du trafic jusqu’en 1955. La gare fut détruite en 1969. À proximité, est visible un petit bâtiment de caractère dans lequel le tuffeau domine, tandis que sur la pelouse est implanté un mobilier urbain en granite. Poursuivre tout droit, traverser le carrefour duquel part l’allée rectiligne menant au château du Bois-Guignot, et poursuivre jusqu’au bout sur l’avenue des Muguets. Prendre à droite (av. des Roitelets) puis tout de suite à gauche l’avenue des Pinsons. Poursuivre à droite sur l’avenue des Mésanges puis enfin obliquer à droite au bout du parking pour rejoindre le Pont Besnard. Arrêt n°2- Le Pont Besnard.    Ce pont, qui enjambe la Romme, a été construit à l’occasion de la réalisation de la ligne Angers Candé du Petit Anjou en 1909. Il est, avec le célèbre pont de Pruniers qui enjambe la Maine à Bouchemaine en aval de la ville d’Angers, le seul pont du populaire train départemental presque intégralement préservé. Son tablier métallique est néanmoins aujourd’hui en très mauvais état. Franchir le petit pont de pierre proche pour prendre le chemin de terre qui part vers le Sud-Est. Après environ 500 mètres apparaît le mur d’enceinte du château du Bois-Guignot (XIVème siècle) que l’on aperçoit furtivement sur la droite. Un peu plus loin, une ancienne entrée du domaine, aujourd’hui murée, est identifiable à ses piliers en tuffeau. Poursuivre jusqu’à la prochaine intersection. En cet endroit, remarquez, adossés à un arbre, des blocs de grès ladères éocènes vraisemblablement tirés des zones cultivées proches. Ne pas poursuivre vers Saint-Augustin-des-Bois mais partir à droite par le chemin de Brisâtre qui offre encore quelques vues sur le château. Franchir à nouveau la Romme pour peu après trouver une ancienne carrière ennoyée dont l’accès est difficile et qui correspond à une ancienne exploitation de granite. Arrêt n°3- La carrière de Brisâtre.    Deux petites carrières dont l’une est aujourd’hui comblée et l’autre ennoyée encore accessible, furent exploitées en cet endroit au début du 20ème siècle. Elles disposaient d’une forge ainsi que d’une grue en bois très caractéristique des grues utilisées à Bécon. Ouvertes pour la taille de pierre et la fabrication de pavés, et après avoir atteint la profondeur de 15 mètres, elles fermèrent définitivement en 1910. Atteindre la D 961 que l’on traverse pour aller en face (rue de la Concorde). Après quelques dizaines de mètres prendre à gauche le chemin herbu qui mène rapidement jusqu’à la carrière de Belle Roche dont on remarque quelques infrastructures et surtout les nombreux déblais d’exploitation qui la ceinturent. Arrêt n°4- La carrière de Belle Roche.    Bien qu’elle soit, comme toutes autres, ennoyées, le haut de son front de taille est encore visible. Elle doit son appellation à la beauté du grain de son granite. Les trop nombreuses failles qui la parcouraient destinèrent cependant cette carrière à la confection, exclusive, de pavés dont à partir de 1926, le célèbre petit pavé « mosaïque ». Elle fut équipée en 1925 d’une grue métallique pivotante moderne, à flèche relevable, d’un fonctionnement particulièrement rapide. Exploitée par Monsieur Glaine, elle connut une activité irrégulière et ferma définitivement en 1943. La profondeur maximale atteinte a été de 25 mètres. Remonter jusqu’à la rue de la Concorde pour déboucher face à la Grand’Maison dont le

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 Sentier d’interprétation du moulin de Quip, Allaire, Morbihan « La Source profonde et les Grands Rochers du moulin de Quip »      Le site du moulin de Quip est pittoresque, avec son bel étang allongé, ses bois pentus, ses gros rochers moussus. C’est aussi un site touristique fort qui connaissait il y a quelques années une intense activité de par ses infrastructures d’accueil : un Village Vacances, qui a succédé à une auberge gastronomique. Il se trouve en plein sur le contact du granite carbonifère d’Allaire, partie orientale du leucogranite de Questembert, avec les sédiments paléozoïques du synclinal de Rochefort-en-Terre. Le granite d’Allaire est ici porphyroïde et offre une altération en boules qui agrémentent le paysage et qui s’organisent parfois en chaos comme celui du moulin (les Grands Rochers). Les sources sont fréquentes au contact, mais ici, particularité unique en Bretagne, l’eau de celle qui existe sur le parcours coule à environ 19° toute l’année ! Ce n’est certes pas brûlant, et on risquerait de décevoir en parlant de « source chaude », mais cette température est néanmoins « anormale », et elle indique une provenance très profonde de l’eau – d’un ordre de grandeur de 1000 mètres. Les Grands Rochers sont des témoins du sous-sol et même si un tel rassemblement de grosses boules de granite n’est pas exceptionnel et est bien connu des géologues, celui-ci a été classé (avec la source) d’intérêt départemental dans l’inventaire régional du patrimoine géologique. Le sentier d’interprétation se propose de présenter cette histoire formidable, qui fait intervenir des transformations stupéfiantes des minéraux et des massifs granitiques. Il présente les principaux éléments caractéristiques du site (source profonde, chaos rocheux, étang, zones humides, moulins et de nombreux espaces boisés)… En plus de l’intérêt géologique, le sentier possède un réel intérêt dans la façon d’interpréter la nature, le plan d’interprétation ayant défini des formes particulières pour les panonceaux, adaptées à l’ambiance du site et au style des informations. Certains supports sont des panneaux d’information touristiques classiques. D’autres par contre, sont des panonceaux mobiles ludiques, comportant plusieurs facettes et présentent des jeux de question-réponse, ou bien des présentations par étapes. D’autres sont des plaques de lave émaillée, support qui traverse le temps, et d’autres enfin portent quelques mots gravés dans le bois, et sont réservés à des lieux plus intimes et préservés, où l’interprétation prend davantage la forme de clins d’œil ou d’évocations énigmatiques. Le sentier a été réalisé en 2009 par la commune d’Allaire et le Village Vacances. Respectez-en la tranquillité. Accès (fig.1) : à partir d’Allaire, commune située à l’Ouest de Redon, prendre au nord la direction de Peillac par la D 14. Après un peu plus de 1500 mètres, prendre à gauche, puis à droite en direction du moulin de Quip (fléchage assuré). Passer devant la chapelle Sainte-Barbe pour rejoindre après 1 kilomètre la zone de stationnement située à droite avant la chaussée de l’étang. Fig.1 – Carte d’accès au site Documents utiles : Feuille topographique Ign à 1/25 000ème : 1021 Est Allaire Feuille géologique BRGM à 1/50 000ème : Questembert (n° 418) Informations pratiques et recommandations : Le parcours du circuit (1800 m) se fait en une heure environ. Le tour de l’étang est plat, la suite du circuit est plus mouvementée, la traversée des grands rochers demande prudence le ruisseau de Quip étant parfois en crue. Pour un passage plus tranquille une passerelle a été aménagée. Le circuit emprunte des terrains communaux et des terrains privés dont celui du village Vacances du Moulin de Quip, propriété de la Fédération Régionale des Caisses d’Allocations Familiales, aujourd’hui (2016) en vente. Balisage du sentier par traits jaunes. Description du parcours (fig.2) Fig.2 – Le parcours avec les différentes stations La première partie du parcours est tracée sur la rive orientale de l’étang de Quip que longe le sentier parsemé de quelques boules de granite. Sur l’une d’entre elles ont été fixées deux plaques de lave émaillée (station n°1) de petit format expliquant la nature du granite, son mode de formation et son lieu de mise en place (« granite, pierre de grain » et « granite, cœur de montagne »). À l’extrémité de l’étang, une passerelle permet le franchissement du ruisseau de Quip. Continuer à droite sur la rive occidentale de l’étang. Après quelques dizaines de mètres de marche apparaît la station n°2 équipée d’une borne mobile à trois faces évoquant la circulation de l’eau au sein de la roche sous l’intitulé « Les eaux et la roche : infiltration et eau souterraine ». Poursuivre jusqu’à rejoindre un sentier montant sur la gauche, que l’on gravit, délaissant le chemin qui longe l’étang et qui permet de rejoindre la chaussée. Ce sentier débouche sur la route goudronnée de Bude que l’on prend sur la droite. Au carrefour suivant, aller à droite vers l’étang sur quelques dizaines de mètres jusqu’à atteindre l’entrée du « chemin du meunier » matérialisée sur la gauche par des blocs de béton dressés en bordure de la route. Aussitôt apparaît le panneau vertical de la station n°3. À sa lecture, même si on a du mal à se l’imaginer aujourd’hui, on comprend le rôle joué par ce chemin autrefois emprunté par les charrettes lourdement chargées. Poursuivre au-dessus des installations pour le moins défraîchies du Village Vacances jusqu’à rencontrer un couple de bornes mobiles (station n°4) dénommées « les roches en surface » et « les roches en profondeur » présentant des cartes géologiques, géographiques et une coupe du lieu. Continuer la descente vers l’ancienne piscine noyée dans les herbes et passer au plus près d’un bâtiment qui a encore belle allure (Salle polyvalente) pour arriver devant la fameuse « source chaude » hydrothermale (station n°5). N’hésitez pas à lever la tête pour lire sur un panneau de bois accroché à un arbre « Source profonde ». Cette source appartient à un ensemble d’émergences plus ou moins accessibles sur le site et, ici, pour recevoir cette eau si particulière, une vasque a été aménagée pour permettre de porter le doigt à l’eau afin de constater de sa température. Chacun se fera son propre jugement ! L’eau du moulin de Quip présente des caractéristiques tout à fait originales en Bretagne,

Découvertes (ancien site)

Mauron (56) (ancien site)

Sentier Pierrot Pompéi Sentier géologique à Mauron, Morbihan Le sentier géologique de Mauron a été tracé par la ville de Mauron à proximité d’un étang communal et du départ de la voie verte Mauron-Questembert. Jalonné de blocs en provenance des carrières aujourd’hui exploitées par l’entreprise Pompéi de Concoret, il rend hommage à un entrepreneur, Pierre (Pierrot) Pompéi, qui a ouvert de nombreuses carrières en Brocéliande comme celle de la Marette à Saint-Malon-sur-Mel (35). La science n’est pas oubliée puisque l’histoire géologique de la région est retracée à l’entrée du site et que chaque roche trouve sa place dans cette histoire. Accès (fig.1) Fig.1 – Schéma d’accès au site. À partir de la route Ploërmel-Saint-Méen-le-Grand prendre la sortie Mauron-centre. À l’entrée de la Ville, franchir le Doueff et juste après le pont prendre à gauche la rue du Plan d’eau qui, quelques centaines de mètres plus loin, mène au parking de l’Etang de la Folie. Le sentier se situe entre la route et la rivière. Pour bien le pratiquer revenir à pied près du lavoir à proximité du pont sur le Doueff et repartir vers le sud. Ainsi, sur 300 mètres de long, les roches issues de diverses localités vous seront révélées en 8 stations accompagnées de pupitres explicatifs. Ce sentier a été finalisé au printemps 2012. Les différentes stations (fig.2) Fig.2 – Le sentier et les stations. Station 1 – Grès rouge de Trékoët – Carrière de Trékoët (Muel, 35) Au sommet des schistes rouges apparaissent des niveaux plus grossiers, franchement gréseux, tels ceux de la carrière de Trékoët, qui annoncent le passage aux Grès armoricains, formation géologique qui les surmonte. Même si le débit en feuillets n’est pas très prononcé, leur couleur rouge à rose incite à les ranger parmi les schistes de Pont-Réan.   Certaines de ces couches sont parfois très riches en skolithes, tubes verticaux qui correspondent à des terriers de vers qui vivaient dans le sable, d’autres montrent diverses formes d’activité biologique comme des empreintes à deux lobes (Bilobites – Cruziana-) ou des traces de déplacement de terriers (Daedalus). Âge : Ordovicien, autour de 465 millions. Station 2 – Poudingue de Gourin – Sud de Mauron (Mauron, 56) Ce conglomérat à galets de quartz, parfois disposé en couches, forme des lentilles métriques à plurimétriques au sein des sédiments briovériens plus fins des bassins de Ploërmel, de Guer ou de Pipriac. Il est connu sous le nom de Poudingue de Gourin. A l’Ouest de Ploërmel, les rochers de la Ville-Bouquet surplombant l’Yvel en sont un remarquable exemple. Les galets, à l’allure de « dragées », sont bien roulés. Constitués de quartz blanc, de quartz noir et de quelques galets de grès, ils dépassent rarement 5 centimètres. Ils peuvent être jointifs ou emballés par une matrice gréseuse ou argileuse. La roche est souvent recristallisée et parcourue de veines siliceuses ce qui la fait souvent confondre avec le quartz filonien. Le milieu de dépôt de ce conglomérat original demeure controversé mais il est considéré soit comme un témoin de systèmes fluviatiles (rivières), soit comme un remplissage de chenaux au sein de systèmes deltaïques profonds. Âge : Briovérien (Protérozoïque supérieur à Cambrien), autour de 540 millions d’années. Station 3 – Schiste briovérien – Carrière de la Planchette (Mauron, 56) Ce schiste, très présent à Mauron et plus largement dans les bassins de Ploërmel et de Rennes, correspond à un sédiment à grain fin dérivant de la compaction de vases déposées lors d’une première présence de la mer en Bretagne centrale, durant le Briovérien. Sa teinte verdâtre à beige par altération est caractéristique. En dehors des structures de dépôt, cette roche possède souvent un débit en feuillets qui a pour nom schistosité, développé lorsque le sédiment a été comprimé dans une chaîne de montagnes, la chaîne hercynienne, édifiée au Carbonifère à la fin du Paléozoïque et dans laquelle il est devenu un schiste. Âge : Briovérien (Protérozoïque supérieur à Cambrien), autour de 540 millions d’années Station 4 – Poudingue de Montfort – Carrière de la Marette (Saint-Malon-sur-Mel, 35) Après l’histoire briovérienne, les quelques reliefs résiduels de la première chaîne de montagnes armoricaine délivrent des fragments qui reflètent la diversité des roches du socle. On les retrouve dans le Poudingue de Montfort, conglomérat présent de façon discontinue en Brocéliande à la base de la pile sédimentaire paléozoïque, constitué de blocs dont la taille va de quelques centimètres à quelques décimètres, généralement anguleux, plus rarement ovoïdes, emballés par une matrice gréseuse de couleur rougeâtre à violacée. Dans la région de Montfort-sur-Meu ce sont des éléments de quartz blanc qui en sont la marque. Leur facture indique un transport sur de courtes distances dans des cônes alluviaux ou dans des rivières torrentielles. Des veines de quartz blanc parcourent parfois la roche. Âge : Ordovicien, autour de 470 millions d’années. Station 5 – Cornéenne alumineuse – carrière de la Ville-Renaud (Saint-Pern, 35) Dans le Nord du département d’Ille-et-Vilaine, des sédiments marins argileux et argilo-sableux riches en alumine, entraînés dans lune chaîne de montagnes (la chaine cadomienne) au passage du Protérozoïque au Paléozoïque, ont été recoupés par une série de « bulles » granitiques dont la plus occidentale est le granite de Bécherel. La chaleur issue du magma acide, en diffusant peu à peu dans ces sédiments environnants, en a modifié les caractéristiques. Sur quelques centaines de mètres autour du granite ils sont devenus des roches métamorphiques, très dures, à l’aspect de corne d’où leur appellation de cornéennes. Ces dernières, exploitées à Saint-Pern pour leurs qualités physiques, possèdent un grain fin. En surface, la couleur rouille témoigne de leur teneur en fer et autres minéraux sulfurés (pyrite, chalcopyrite…). Âge : Briovérien supérieur, autour de 540 millions d’années. Station 6 – Granite de Ménéac – carrière de l’Epine-Fort (Ménéac, 56) Le granite est une roche magmatique qui provient du lent refroidissement et de la cristallisation, au sein de la croûte terrestre, d’un magma riche en silice sous la forme d’une « bulle » appelée pluton. C’est l’érosion qui le fait apparaître aujourd’hui à la surface du sol. Le granite de Ménéac en est une

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Ségrie (72)

A la limite du Massif armoricain et du Bassin parisien, le Sentier géologique de Ségrie (Sarthe) Ce sentier à été mis en place à l’initiative de la municipalité en partenariat avec la Cemex, exploitant actuel de la carrière du Châtelet à Ségrie. Cette remarquable réalisation a été inaugurée le 21 Juin 2014 lors d’une sortie animée par l’APGN (Association Patrimoine Géologique de Normandie) qui a réuni un public intéressé et fortement motivé (http://www.apgn.fr/photos.php). Le sentier, qui s’inscrit sur les formations paléozoïques de l’extrémité orientale du Massif armoricain et sur les formations mésozoïques de l’ouest du bassin parisien (fig.1) invite les promeneurs à découvrir la commune à travers sa géologie : savoir lire les roches, connaître les matériaux, leur méthode d’extraction et leur utilisation pour mieux comprendre les spécificités du bâti local. Fig.1 – Carte géologique simplifiée de la région nord de Ségrie, Sarthe (en rouge, tracé du sentier géologique) Renseignements utiles Feuilles topographiques Ign 1/25 000ème : 1618 OT et 1718 Ouest Feuilles géologiques 1/50 000ème : Sillé-le-Guillaume (321) et Beaumont-sur-Sarthe (322) Longueur : 11 km, balisage orange (souvent inexistant et assez difficile à suivre) – Durée : environ 3 heures. Descriptif du parcours (fig.2) Point de départ à l’ancienne gare de Ségrie (rue de la Gare) sur la D 21 menant à Saint-Christophe-du-Jambet. Le site est équipé de panneaux informatifs et descriptifs du sentier. Partir à l’ouest par le chemin longeant la voie ferrée jusqu’au cimetière. Aller à droite puis aussitôt à droite par la petite route qui monte vers la croix de Clermont. Le parcours se fait dans un paysage largement ouvert sur un sous-sol de calcaires jurassiques avant d’aborder la montée sur le plateau constitué de formations crétacées (Cénomanien). Il permet, à la Fuie et au Bois-Meslier, d’observer l’architecture traditionnelle du Pays belmontais (de Beaumont-sur-Sarthe) mariant grès ferrugineux (le roussard) et calcaires. Arrêt n°1- La croix de Clermont Aujourd’hui plantée à gauche de la route (avant elle se trouvait à droite) sur le passage du GR 36 cette croix monolithique asymétrique, réalisée en grès roussard dont on trouvera l’explication de l’origine à l’arrêt suivant, est typique des nombreuses croix qui balisaient et balisent encore les voies de communication du pays. Il s’agit de l’une des plus imposantes par ses dimensions puisqu’au 1,47 m qui dépasse du sol il faut ajouter 1,20 m non visible. En ce lieu, elle se trouve accompagnée de blocs décoratifs de grès roussard travaillés par l’érosion. Continuer la route pour rapidement atteindre un bois qui se trouve creusé de nombreuses excavations qui ont fourni du grès roussard pour la construction et dont on voit encore quelques petits fronts de taille et des blocs tout-venant. Arrêt n°2 Panneau 1 – Le grès roussard Le grès roussard est une pierre de taille de couleur rouille, bien connue dans la Pays belmontais. On le retrouve dans de très nombreuses constructions locales du nord-ouest de la Sarthe comme les églises de Ségrie, de Saint-Christophe-du-Jambet, de Fresnay-sur-Sarthe mais plus lointaines comme la cathédrale du Mans. Il y a environ 100 millions d’années, au Cénomanien (Crétacé), la mer recouvre l’ensemble du Bassin parisien. Les produits d’érosion des anciennes montagnes du Massif armoricain, la chaine varisque notamment, sont transportés par les rivières, se sédimentent dans la mer, formant les Sables du Maine. Ces dépôts sableux (30m d’épaisseur) présentent des litages obliques qui indiquent la direction des courants marins qui les ont transportés. Après le retrait de la mer à la fin du Crétacé, sous un climat tropical, ces sables vont être partiellement cimentés pour former des bancs de grès discontinus en fonction du battement de la nappe phréatique. Du minerai de fer est souvent associé à ce grès. Le grès roussard est un matériau très utilisé dans le pays, en particulier comme pierre de taille, sous forme de moellons liés par un mortier. Les déchets de taille ont également été utilisés comme tout-venant. L’église Notre-Dame de Ségrie et les nombreuses croix situées au bord des chemins en sont des exemples locaux que l’on verra au long du sentier. Des traces d’exploitations anciennes de cette roche sont encore visibles sur les hauteurs de la commune de Ségrie, près des Bercons. A l’exception de la carrière de La Bazoge, au sud-est de Ségrie près du Mans, les dernières carrières de grès roussard ont été abandonnées vers 1950. Les blocs de grès étaient débités et traités sur place à l’aide de masses et de pioches. Arrêt n°3- Croix cote 162 Croix en grès roussard au lieu-dit Le Bois de la Fosse. Partir à gauche sur la route et après quelques centaines de mètres trouver sur la droite le GR 36 que l’on emprunte en lisière de champ. Il débouche sur une route que l’on prend à droite, dépasser une demeure au toponyme géologique (?) (la Maison d’Ardoise) et poursuivre jusqu’à la croix des Bercons. Arrêt n°4- La Croix des Bercons (à 100 m au Nord du sentier) Croix de bornage en grès roussard (récemment déplacée) Revenir sur ses pas pour retrouver le GR 36 que l’on prend à droite. Continuer quelques mètres sur le GR 36. Arrêt n°5- Panneau 2- Le minerai de fer Depuis l’Âge du fer et jusqu’au XIXe siècle, l’extraction et la métallurgie du fer ont été actives dans la Sarthe. Le minerai était utilisé dans les forges dont les traces se retrouvent dans la toponymie : « fourneau », « forges », « ferrières ». Aux Bercons, le fer se présente sous forme de géodes ou de plaquettes de goethite de 10 à 20 cm d’épaisseur, dispersées dans 10 à 15 m d’argiles et de sables ocres, à environ 20 m de profondeur sous les niveaux renfermant le grès roussard. Il y a environ 110 millions d’années, à l’Albien et au début du Cénomanien (Crétacé), la région jusqu’ici émergée est envahie par la mer. Les premiers dépôts marins sont composés d’argiles riches en glauconie et de sables (Argile glauconieuse à minerai de fer) provenant de l’érosion des terres du Massif armoricain. Vers 65 millions d’années, à la fin du Crétacé, ces dépôts marins riches en fer émergent à la faveur