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Actualités

Congrès

RaST 2021 – Rennes « Réunion armoricaine des Sciences de la Terre« , 20 novembre 2021, Amphi D, Bât. 2, campus Beaulieu, Rennes : pdf   RST 2018 – Lille « Réunion des Sciences de la Terre« , 22 au 26 octobre 2018 au Grand Palais de Lille: pdf   Congrès Geo inv 2015 – Toulouse Le patrimoine géologique en Bretagne: une dynamique régionale partagée: pdf   Congrès européen 2015 – Toulouse « Les inventaires du patrimoine géologique: Enjeux, bilans et perspectives« , 23 au 26 septembre 2015 au Muséum de Toulouse: pdf

Attente

Information

Revue Bretagne magazine, n°78, juillet-août 2014 La revue publie un article intitulé « Echappée belle en presqu’île de Crozon », sous la plume d’ Hervé Quéméner. Cet article présente quelques erreurs concernant la géologie de la presqu’île que nous souhaitons corriger.

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Les discordances infra-paléozoïques de Crozon (29) en 2014 (excursion)

samedi 27 septembre 2014: prochaine excursion en presqu’ile de Crozon « les discordances infra-paléozoïques de Crozon » animée par Jean-René Darboux (Université de Brest, SGMB) Lieu du RdV: 9h30 sur le parking devant l’église de Telgruc sur Mer Programme: 2 sites des domaines nord et sud de Crozon sont programmés: Telgruc puis Morgat caractéristiques sédimentologiques et analyse structurale comparée des terrains du Briovérien et de l’Ordovicien inférieur sur les deux sites suivants: (i) Telgruc (domaine Crozon Sud)  (ii) Morgat (domaine Crozon Nord) PS: La mer est basse à 13h26, prévoir comme d’habitude le pique-nique, des bottes ou godasses, etc., de plus le beau temps est au rendez-vous!    

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La Ferrière (61) ancien site)

9 – Au pays des gueules rouges : Le Circuit du Fer de La Ferrière-aux-Etangs et Dompierre, Orne Télécharger le fichier texte (doc) Il y a quelques années, l’Association pour la valorisation du patrimoine minier (AVPM), récemment devenue l’Association le Savoir et le Fer, a bâti un circuit pour faire découvrir, quelque trente ans après la cessation de l’activité extractive, les vestiges industriels de l’exploitation ancienne et moderne du minerai de fer dans la région normande de la Ferrière-aux-Etangs au nord-est de Domfront (Orne). Les principaux sites visitables sont aujourd’hui équipés de panneaux d’information qui permettent de revivre l’histoire d’un passé qui n’est pas si lointain. Même s’ils sont tous directement accessibles en voiture, ces sites méritent une découverte à pied au long du parcours que nous vous proposons. D’une longueur d’environ 12 kilomètres (prévoir 4 à 5 heures de marche), il est légèrement différent du circuit balisé par l’association. Les minerais de fer normands Depuis l’époque gallo-romaine et jusqu’au 19ème siècle, l’extraction et la métallurgie du fer ont été, comme dans tout le Massif armoricain, actives en Normandie. La toponymie :  » fourneaux « ,  » forges « ,  » ferrières « ,  » minières  » est là pour nous rappeler la présence de petites forges animées par la force hydraulique des nombreuses rivières qui parcourent le pays. Au milieu du 19ème siècle les forges artisanales disparaissent peu à peu pour faire place au début du 20ème siècle à des centres industriels qui sont une douzaine à l’aube de la première guerre mondiale. Ceux-ci disparaissent à leur tour à partir des années 1960, la dernière mine, celle de Soumont dans le Calvados, ayant cessé son activité en 1989. Le minerai de fer, d’origine sédimentaire, se dispose en couches de quelques mètres de puissance localisées dans les schistes de l’Ordovicien moyen. Comme l’ensemble des terrains paléozoïques armoricains il est plissé et se rencontre dans les principaux synclinaux paléozoïques du sud de Caen (Fig.1). Seul le gisement de Diélette, dans le nord-cotentin, fait exception; le minerai y est d’âge dévonien. Fig.1: Carte paléogéographique du Cotentin à l’Ordovicien avec emplacement des principales mines de fer (Le Gall, 2003) L’origine du fer ordovicien se trouve dans l’intense altération des terres émergées à cette époque suivie de leur lessivage et du transport du fer jusqu’à la mer. Sa formation en milieu marin est attestée par les fossiles (trilobites notamment) qui ont été trouvés dans les schistes qui l’encaissent.  Le minerai se présente sous forme d’oolites, corpuscules arrondis millimétriques, constitués d’enveloppes riches en minéraux ferrifères qui enrobent un noyau de quartz. Parmi ces minéraux figurent l’hématite, la chlorite et la sidérite. Selon la nature des minéraux ferrifères, deux types de minerais sont identifiables : le minerai chlorito-carbonaté de teinte sombre, gris-verdâtre et le minerai hématitique  » oxydé  » à la teinte rouge caractéristique. En bordure sud du continent, dans une zone peu profonde soumise à l’agitation de l’eau, s’est déposé le minerai hématitique. Plus au large, les zones protégées et calmes favorisaient la formation des oolites d’argiles ferrifères à l’origine du minerai sombre chlorito-carbonaté. Enfin, encore plus au large, en milieu profond, faiblement alimenté par les minéraux ferrifères, se déposaient des grès ferrugineux ou des schistes noirs. Les deux variétés du minerai de fer La géologie du site de La Ferrière-aux-Etangs Fig.2: Carte géologique de la région de la Ferrière-aux-Etangs, Orne Le circuit s’inscrit sur deux grands ensembles structuraux aisément identifiables (Fig.2) : l’ensemble le plus ancien appartient au Protérozoïque supérieur de Normandie (Briovérien) dont l’histoire est à relier à celle de la chaîne cadomienne. Il est constitué de sédiments silto-gréseux recoupés par des plutons granodioritiques qui appartiennent au batholite mancellien. L’ensemble le plus récent correspond au synclinal paléozoïque de la Ferrière-aux-Etangs dont l’histoire est à relier à celle de la chaîne hercynienne. Orienté Nord-Ouest-Sud-Est, seul son flanc sud a été conservé, son flanc nord ayant disparu au long d’une faille qui le met en contact avec la granodiorite briovérienne de La Ferté-Macé. Il est constitué de terrains qui plongent faiblement au nord-est d’environ 30°. Le premier terme sédimentaire correspond à la Formation du Grès armoricain (Ordovicien inférieur) qui repose directement en discordance, soit sur les sédiments briovériens soit sur les granites mancelliens. En raison de sa résistance à l’érosion, elle forme une crête topographique facilement identifiable dans le paysage, au Mont Brûlé notamment. Au-dessus, vient la Formation des schistes du Pissot (Ordovicien inférieur à moyen), formée d’argilites et de siltites noires micacées souvent fossilifères qui admettent des passées gréseuses et quelques niveaux conglomératiques à leur base. C’est dans cette formation que se rencontrent trois couches de minerais de fer dont seule la couche basale, puissante de 2 à 5 mètres, a été exploitée. Au dessus, la sédimentation paléozoïque se poursuit jusqu’au Silurien par des alternances de grès et de schistes. Descriptif du circuit avec les principaux arrêts (Fig.3) Fig.3: Le circuit pédestre et les arrêts Le départ du circuit se trouve au Parc des Minières dans la Forêt communale de la Ferrière-aux-Etangs. Pour l’atteindre, il faut, depuis l’étang du bourg de la Ferrière-aux-Etangs prendre au pied du Mont-Brûlé une petite route en direction de Bagnoles-de-l’Orme et du Bois des Minières qui, après quelques kilomètres, domine le paysage et offre sur la droite une belle vue sur des vestiges industriels. Stationner au niveau du panneau du Bois des Minières. Arrêt 1 – Le Bois des Minières – L’exploitation ancienne du minerai (La Ferrière-aux-Etangs) Léopold Pralon C’est en utilisant les traces encore visibles d’anciennes minières que la Société Denain-Anzin entreprit les premières recherches à la demande de Léopold Pralon, délégué général du Conseil d’administration de cette société. L’attention de ce dernier sur ces minières avait été attirée par le député de la région. Le minerai de fer affleure en effet sur 4km depuis le bourg de la Ferrière-aux-Etangs jusqu’à la Fieffe et a sans doute été exploité très précocement, à l’époque celtique, à ciel ouvert. Attesté depuis 1353, l’extraction alimentait des forges grossières, situées sur l’étang de la Ferrière-aux-Etangs, appelé d’ailleurs  » Etang des Forges « , puis le

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Ploumanac’h (22) (ancien site)

8- Joyau géologique du Trégor, le magmatisme composite du complexe granitique de Ploumanac’h par Jean Plaine Télécharger le fichier texte (doc)                   le circuit (pdf) Parmi tous les paysages granitiques qui contribuent largement à asseoir l’image touristique de la Bretagne, ceux du granite de Ploumanac’h sont certainement les plus connus, les plus réputés, au point d’avoir donné leur nom à cette partie du littoral français, la Côte de Granit(e) rose (Aod ar Vein Ruz). Niché tout au nord de la Bretagne, dans le coin nord-ouest du Trégor, entre Trébeurden et Perros-Guirec, le massif granitique de Ploumanac’h, s’il constitue l’un des plus beaux sites naturels de France est aussi l’un des ensembles géologiques nationaux des plus remarquables. Modeste dans ses dimensions (12×8 km) et donc dans la surface qu’il occupe par rapport à bien d’autres granites armoricains, il est par contre accessible dans toutes ses composantes grâce à l’extrême découpage du rivage, à l’importance des estrans découvrant quotidiennement et au grand nombre d’îlots proches de la côte. Sur le plan des informations géologiques, il concentre et expose de façon remarquable une variété de faciès lithologiques à la palette de couleurs exceptionnelle, de nombreuses structures magmatiques, qu’elles soient internes au massif ou liées à son encaissant, de spectaculaires figures et reliefs d’érosion. Il a été l’objet de nombreuses extractions littorales, aujourd’hui heureusement délaissées, mais est encore activement exploité dans les terres, dans un ensemble de carrières situées au village de La Clarté en Perros-Guirec.   Fig.1 – Les »granites rouges » carbonifères Sur le plan régional, le complexe plutonique de Ploumanac’h est l’un des éléments de l’ensemble des  » granites rouges  » qui s’échelonnent sur un axe WSW-ENE, de l’ouest Finistère jusqu’au nord Cotentin (la traînée moniliforme -en grains de chapelet-, selon l’expression imagée de Charles Barrois). Il est en position intermédiaire entre les granites finistériens d’Ouessant, de l’Aber-Ildut, de la baie de Morlaix et les granites manchois de Flamanville et de Fermanville-Barfleur (fig.1). Il est constitué de granites tardi-hercyniens, pour la plupart alcalins, anorogéniques ou tardiorogéniques, c’est-à-dire sans liaison avec le fonctionnement d’une zone de subduction et sans relation directe avec un mécanisme de collision continentale. Leur âge radiométrique indique une mise en place à la fin du Paléozoïque, il y a environ 300 millions d’années (Carbonifère supérieur) (303 ± 15 Ma, Vidal, 1980). Cet ensemble  » jeune  » dans l’histoire géologique du Massif armoricain, recoupe le  » socle ancien  » du Trégor (gneiss icartien de Trébeurden à 2 milliards d’années et granite cadomien de Perros-Guirec à 615 millions d’années) ainsi qu’une formation gréso-pélitique non datée, la Formation de l’Île Milliau. Il est intéressant de remarquer que par un curieux hasard géologique l’un des plus jeunes granites armoricains est ici intrusif dans les témoins les plus anciens de l’histoire géologique de la région. Le dispositif cartographique et les ensembles lithologiques La cartographie précise du complexe de Ploumanac’h, livrée en 1976 par Michel Barrière, montre une remarquable disposition des différents ensembles lithologiques en auréoles concentriques (fig. 2). Fig.2 – Carte géologique du complexe granitique de Ploumanac’h (d’après Barrière, 1977) Constituées de l’intrusion successive de trois corps magmatiques elles réalisent ce que l’on nomme un « complexe centré », à l’image de ceux qui existent dans quelques régions du monde. L’auréole la plus externe, au contact des roches plus anciennes, est occupée par les fameux granites roses dont le faciès le plus classique, rouge vif, à grain plurimillimétrique, est qualifié de type la Clarté, tandis qu’un faciès plus sombre, largement porphyroïde, constitue le type Traouiéros. Ces deux types sont logiquement dits  » granites à gros grains externes « . Ils s’étendent de Pors Rolland à l’est de Ploumanac’h jusqu’à l’ïle Milliau en Trébeurden. granite type la Clarté | granite type Traouiéros | gabbro de Sainte-Anne Ils sont en outre accompagnés de grands volumes de roches basiques connues sous le nom de gabbros de l’anse Sainte-Anne. L’auréole suivante est plus hétérogène, constituée de granites au grain plus fin, parfois légèrement porphyroïdes, aux couleurs plus variées (gris à rose), qui portent les noms de types Canton (ou Agathon), Woas Wen et Saint-Samson (faciès saccharoïde) et qui sont dits  » granites à grain moyen intermédiaires « . Elle se glisse contre la première, de la plage de Toul Bihan en Trégastel jusqu’à la plage de Goas Trez en Trébeurden. Le cœur du massif expose des granites à grain fin, de couleur claire (gris, blanc, bleutés), connus sous le nom de granites gris de l’Île-Grande. On y distingue au centre un granite interne assez semblable au granite intermédiaire de type Canton et vers l’extérieur un granite externe très clair, riche en muscovite : c’est le leucogranite de l’Île-Grande. granite type Canton | granite type Ile Grande | granite type Ile Grande (détail) Nota: Les appellations des formations, classiques en géologie régionale, diffèrent parfois légèrement des noms géographiques actuellement utilisés sur les cartes topographiques. De nombreux sites côtiers montrent les relations entre ces divers types pétrographiques granitiques ainsi qu’entre magma acide et magma basique. Ils permettent d’une part d’établir une chronologie de mise en place des intrusions, d’autre part d’approcher les mécanismes de leur formation. Les principaux sites à découvrir: proposition d’itinéraire Même si le complexe granitique de Ploumanac’h n’occupe pas une grande surface, et même si les distances à parcourir ne sont pas considérables, il est nécessaire de prévoir au minimum 3 journées pour effectuer dans de bonnes conditions l’itinéraire qui est proposé d’autant qu’il convient souvent de tenir compte des horaires et des coefficients de marées.         Fig.3 – Carte d’emplacement des sites proposés à la visite * Le premier contact avec le complexe granitique de Ploumanac’h (en réalité Poul Manac’h, la mare au moine) est pris au point le plus septentrional de la côte, parmi les rochers de l’Île Renote (Enez Renod) au nord de Trégastel-Plage. * Depuis la zone de stationnement de la Grève de Toul Drez prendre le sentier littoral qui part au sud de l’Ile Renote pour en faire le tour. Les chaos de granite rose de l’Île Renote (sites 1 – 2 – 3) Au nord

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Rance (22 & 35) (ancien site)

 7- Du Mené à la côte d’Emeraude: En Bretagne, une promenade géologique au fil de la Rance par Jean Plaine Télécharger le fichier texte (doc) Sur une longueur d’un peu plus de 100 kilomètres, la Rance coule à travers des unités géologiques très variées, tant en nature qu’en âge. Ces unités (fig.1) appartiennent à deux des grands domaines structuraux aujourd’hui reconnus dans le Massif armoricain: a – le domaine centre-armoricain à l’histoire essentiellement paléozoïque, dans lequel s’inscrit sa haute vallée. b – le domaine nord-armoricain à l’histoire paléozoïque et plus ancienne, dans lequel s’inscrivent sa moyenne vallée et sa partie maritime. Ces deux domaines sont séparés par un grand accident tectonique qui est globalement orienté est-ouest, le Cisaillement nord-armoricain (CNA). Le fleuve prend sa source à proximité de Collinée sur les contreforts orientaux d’un vaste complexe de roches magmatiques et métamorphiques paléozoïques, le dôme de Plouguenast, qui constitue l’armature des Landes du Mené avec les plus hauts sommets des Côtes-d’Armor. Dans sa haute vallée, son cours s’oriente vers l’Est au sein de roches plus ou moins métamorphiques, à l’origine déposées dans un domaine marin au Briovérien (Protérozoïque supérieur à Cambrien?) puis transformées en schistes et micaschistes à la fin de l’ère primaire dans la chaîne hercynienne. Elles sont recoupées par deux petits corps magmatiques, les diorites quartziques de Saint-Jacut-du-Mené et de Lanrelas dont l’âge de mise en place est voisin de 485 millions d’années. Dans ces roches grenues de couleur sombre, moins riches en silice que les granites et dans lesquelles le minéral coloré dominant est une amphibole, l’altération et l’érosion ont parfois développé des blocs et des boules plus ou moins volumineuses. Ces blocs et ces boules se sont localement accumulées dans le lit du fleuve ou sur les flancs de sa vallée en chaos comme celui de Quémelin (site n°1, fig. 2) au sud-ouest de Langourla et surtout celui de Lanrelas (site n°2, fig. 2) aujourd’hui aménagé en zone de loisirs avec jardin botanique (site des Aulnais ou de la Roche du Géant). A la hauteur de Saint-Jouan-de-l’Isle, la Rance infléchit fortement son cours vers le nord, empruntant un important réseau de fractures d’orientation méridienne. Ces structures, en créant des petits bassins d’effondrement, ont facilité le piégeage et la conservation de sédiments meubles récents comme des sables ocres et des cailloutis miocènes à pliocènes (Formation des Sables rouges, de 7 à 3 millions d’années environ), sans fossiles, dont la coloration est due à la présence d’oxydes de fer Ces dépôts qui correspondent à l’installation d’un premier réseau fluviatile identifiable en Bretagne, sont accessibles dans la carrière du Pont-de-l’Isle, partiellement exploitée à l’Est de Saint-Jouan-de-l’Isle, en bordure de l’ancienne RN 12 où ils sont surmontés de graviers véhiculés par le fleuve au cours des alternances climatiques du Quaternaire (terrasse fluviatile) (site n°3, fig. 2). En remontant vers Caulnes, la Rance franchit en cluse élargie une importante unité sédimentaire orientée est-ouest, le Synclinorium du Menez-Belair, partie médiane d’une unité qui s’étend depuis la presqu’île de Crozon en Finistère jusqu’au bassin de Laval en Sarthe et Mayenne, le Synclinorium médian armoricain. Constituées de sables et de vases accumulées sur près de 1000 mètres d’épaisseur, au fil du temps compactées et transformées en grès et schistes, les roches de cette unité ont un contenu paléontologique très varié avec arthropodes (Trilobites), bivalves, brachiopodes, graptolites et microplancton qui témoignent de la présence d’une étendue marine peu profonde installée sur la région au Paléozoïque (Ere primaire) durant presque 100 millions d’années, entre 465 et 360 millions d’années. Ces formations sédimentaires ont été déformées, plissées, fracturées puis exondées à la fin du Paléozoïque, il y a environ 350 millions d’années, dans une chaîne de montagnes, la chaîne hercynienne. Elles ont été largement exploitées pour l’empierrement, la construction, ainsi que pour la confection d’ardoises dans de petites carrières et même en galerie sur la rive droite du fleuve (La Chapelle-Blanche) (site n°4, fig. 2). Après avoir décrit une large courbe au nord de ces formations sédimentaires jusqu’aux environs de Guitté, la Rance pénètre dans le massif granitique de Bécherel, dessinant jusqu’au barrage de Rophemel une série de virages encaissés, vraisemblablement là encore à la faveur de failles. Ce granite, à la trilogie minéralogique classique (quartz, feldspaths, mica noir -biotite-), visible tout au long de la retenue de Rophemel (rives sinueuses de l’étang de Néal) (site n°5, fig. 2), est l’élément le plus occidental des nombreux granites du domaine nord-armoricain qui affleurent entre Bretagne et Normandie (Lanhélin, Louvigné-du-Désert,…) et dont l’âge de mise en place se situe autour de 540 millions d’années. Ce massif est parfois intensément déformé le long de couloirs de failles orientés est-ouest, l’un d’entre eux étant matérialisé par le puissant filon de quartz (site n°6, fig. 2), largement dégagé par l’érosion, qui porte le village de Guenroc (« la Roche blanche »). Après avoir franchi l’important abrupt de faille qui prolonge à l’est le filon de Guenroc, le fleuve atteint le bassin sédimentaire tertiaire du Quiou. Celui-ci s’étend sur un peu plus de 20 km2 au pied du granite de Bécherel. Les roches qui le remplissent sont des calcaires coquilliers, tantôt sableux, tantôt plus fortement indurés, connus sous le nom de Faluns. Ces sédiments, très originaux en Bretagne, se sont déposés il y a quelques 11 millions d’années, au Miocène, lorsqu’un bras de mer (la mer des Faluns), extension de l’Atlantique, traversait l’est du Massif armoricain depuis la région nantaise jusqu’au golfe de Saint-Malo. Intensément exploités pour l’amendement, la construction, la fabrication de chaux, dans des carrières aujourd’hui délaissées (le Rouget, le Hac, le Quiou,…), ils ne sont plus extraits que de façon très intermittente, dans la carrière de la Perchais en Tréfumel (site n°7, fig. 2). Leur épaisseur, très variable d’un lieu à l’autre, peut atteindre une cinquantaine de mètres et ils sont toujours recouverts de sables et argiles rouges pliocènes, le contact entre les deux formations étant souligné par des poches de décarbonatation. Au Besso, sur la commune de Saint-André-des-Eaux, ont été reconnues des formations récifales constituées d’algues calcaires (Lithothamnes). Le contenu fossilifère

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Mellé (35) (ancien site)

6- Au pays du granite : Le Circuit pierres et nature de Mellé (Ille-et-Vilaine) Télécharger le fichier texte (doc) A quelques kilomètres à l’ouest de Louvigné-du-Désert, dans le nord de l’Ille-et-Vilaine, la commune de Mellé possède un patrimoine naturel et architectural lié à la présence d’un sous-sol granitique et un patrimoine industriel lié à une activité d’extraction aujourd’hui en déclin. Du point de vue géologique, ce granite omniprésent appartient au massif de Fougères-Louvigné-du-Désert, l’un des nombreux massifs granodioritiques que l’on recense entre Bretagne et Normandie, mis en place dans la chaîne cadomienne il y a 540 à 520 millions d’années. Pour valoriser ce patrimoine et le faire agréablement connaître et découvrir dans le cadre de son développement économique et touristique, la commune a conçu et aménagé un itinéraire de balade pédestre à travers champs. Dans un paysage bocager, au modelé caractéristique des domaines granitiques dans lequel les collines boisées (les tertres) aux pentes herbues souvent peuplées de blocs rocheux alternent avec des zones plus basses largement cultivées, le circuit intitulé « circuit pierres et nature », long d’environ 11 kilomètres, aisément accessible, propose une interprétation pédagogique du patrimoine bâti et du paysage. Une signalétique thématique sous la forme de panneaux verticaux mariant bois, verre et granite retrace les caractéristiques de chaque étape en abordant des thèmes aussi variés que le paysage transformé, les haies, les arbres, les bassins versants, les carrières, le granite… Un fléchage adapté guide le promeneur tout au long du chemin. Bref descriptif géologique du circuit Le circuit part de l’église de Mellé, descend par la route de Louvigné puis s’en va à l’est par le lotissement Beau-Séjour vers le Teilleul. Dès la sortie du bourg le granite apparaît à la surface des prairies sous la forme de rochers plus ou moins arrondis, polis par le temps. Au Teilleul une petite vallée fait apparaître de grosses boules oblongues presque totalement déchaussées. Un peu plus loin sur la droite, un chemin empierré (panneau « sentier pédestre ») mène à une des carrières de la Beurrière qui a accueilli à l’été 2001 un symposium de sculpture sur granites dont il reste quelques témoins sous la forme de compositions en granite gris, en granite rose…. Le granite y affleure sur un ancien front de taille. Le circuit remonte au dessus de la carrière ennoyée, atteint un surplomb aménagé en belvédère qui permet l’observation de l’exploitation fermée depuis 1993. Poursuivant, il rencontre une zone arénisée puis offre à nouveau des vues sur un des fronts de taille qui a servi de « terrain de jeux » à l’un des artistes. Le circuit quitte bientôt la zone d’extraction pour longer des prés en direction de la Croix-Rouault. Des boules de granite sont visibles dans un petit bosquet de châtaigniers puis dans une prairie qui borde un petit bois avant d’atteindre la route de Louvigné. Le circuit part à droite puis à gauche vers les bâtiments rénovés du hameau de La Hérissais (gîtes, bureaux) qu’il atteint après 400 mètres et va jusqu’au Ruisseau du Boulay. Au pied des peupliers il longe le filet d’eau, franchit la route du Boulay jusqu’à un petit étang aménagé. Des rochers font le gros dos dans l’eau, d’autres agrémentent le petit bois au dessus d’un abri judicieusement présent pour permettre de sortir le déjeuner du sac Au sortir du bois, le circuit part à gauche pour rejoindre la route de Louvigné. Au carrefour, la granodiorite, altérée, affleure et permet quelques observations. Le chemin monte ensuite vers les beaux bâtiments du manoir de la Haute-Vairie, les contourne par le nord pour descendre vers la Vairie Alors qu’une autre vue sur le manoir s’offre sur la gauche, un panneau signale, face au promeneur, au pied et dans la colline boisée l’existence passée de la plus grande exploitation de granite de la commune (la carrière de la Vairie) dont les infrastructures (bâtiments, ateliers,…) sont encore en place. En bas de pente, juste avant les maisons, le chemin s’engage à droite en sous-bois et monte vers un superbe chaos de granite où une boule plurimétrique joue les équilibristes sur un socle découpé en blocs volumineux par des diaclases verticales et obliques. Cet affleurement permet de comprendre comment se sont formés les nombreux blocs plus ou moins arrondis qui parsèment la campagne ainsi que les boules complètement dégagées, localement accumulées en chaos sur les flancs et au fond des petites vallées. Le parcours attaque la butte par un escalier pour rejoindre le Haut-du-Rocher où une « utilisation guerrière » du granite pourra surprendre le promeneur. Il continue ensuite vers la Croix-Larcher où, là encore, a roche a été extraite, pour s’orienter à l’ouest vers La Martais. Avant la route qui mène à la carrière du Gendril, un panneau explique les relations entre le végétal et le minéral ou comment « l’union entre granite et arbre » contribue à façonner les paysages de la commune. La suite du parcours par La Martais, le Moulin de Mellé, Ville-Neuve et le retour vers Mellé, moins riche en éléments géologiques, est plus tournée vers l’architecture et l’histoire. La visite du bourg de Mellé en fin de circuit est de ce point de vue instructive; les constructions les plus représentatives sont signalées et leur histoire présentée sur des plaques largement renseignées. Le granite est bien sûr présent dans les bâtiments les plus anciens mais aussi dans le mobilier urbain très récent. Au pied de l’église, la Maison pierres et nature accueille le promeneur, proposant le dépliant du circuit, des offres d’animation, des renseignements divers sur la commune.                                                                            Texte et clichés: J. Plaine (Juillet 2003) Documents utiles Carte géologique de la France à 1/50 000ème, feuille Saint-Hilaire-du-Harcouët n° 247, BRGM éditeur. Jérôme Cucarull 2001 – Le granit en Ille-et-Vilaine, une économie, des hommes, un patrimoine. 86p.