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Publications diverses

Barrois

1889, un été avec Charles Barrois, promenade géologique en presqu’île de Crozon (Finistère) Proposition à l’initiative de Jessie Cuvelier  (SGN – Université de Lille) à partir du carnet de terrain 30 de 1889 de Charles Barrois conservé au Muséum d’histoire naturelle de Nantes 1 Ce titre est un clin d’œil aux ouvrages littéraires récents de Sylvain Tesson  « Un été avec Homère », « Un été avec Rimbaud »  Charles Barrois (1851 – 1939), assistant de Jules Gosselet à la faculté des sciences de Lille dès 1871, commence à publier sur la géologie armoricaine à partir de 1877. Le Service de la Carte géologique de la France lui confie les levers du Massif armoricain. Ainsi entre 1885 et 1909, il lèvera 18 cartes géologiques au 1 :80 000ème soit la totalité de la Bretagne. Depuis la fin du 18ème siècle, des géologues observaient ici et là la géologie bretonne mais Charles Barrois a réalisé en Bretagne un travail considérable qualifié de « titanesque » par Louis Chauris, autre géologue armoricain, son fervent admirateur. En 1889, fin août-début septembre, Charles Barrois est sur le terrain en Bretagne, d’abord dans le Finistère où il visite le sud de la Presqu’île de Crozon et la région de Lanmeur, puis il voyage entre Redon et Pontivy, avant de poursuivre au nord vers Lannion et Plouaret. Le 28 août, Charles Barrois est à Crozon, au Guern. Il y note des « poudingues pourprés du Guern » et divers niveaux de schistes et de grès qui laissent penser qu’il a  observé les pentes du Guern. Il mentionne fort justement l’existence d’un clivage oblique aux strates et le schéma qu’il en donne illustre très fidèlement les relations géométriques entre stratification et schistosité caractéristiques de ce secteur. Stratification et schistosité au Guern Schéma dans le carnet de Barrois Sa description de « schistes gris bleu argileux, à minces lits de quartzite sombre, très plissés, en plis aigus » correspond par ailleurs, parfaitement, à l’affleurement des terrains briovériens du platier de Beg ar Gwin, à l’est du Guern.   Schistes briovériens plissés  Il est cependant très surprenant que la nature et la problématique du contact entre les formations pourprées conglomératiques et ces schistes gris bleu très déformés ne soient pas du tout évoquées par Barrois… La discordance de la Formation rouge du Cap de la Chèvre (Ordovicien Inférieur) sur les schistes gris-vert du Briovérien  Le conglomérat de la Formation du Cap de la Chèvre (Ordovicien inférieur) Pour y aller : commune de Telgruc-sur-Mer ; à l’ouest, plage de Trez-Bihan, prendre le sentier côtier et descendre sur la plage par l’escalier, l’affleurement est au nord de la plage. Deux pupitres de la RNR évoquent la géologie des géotopes. Barrois poursuit ses observations au sud vers la Baie de Le Caon, la grande plage au sud du bourg de Telgruc-sur-Mer. Il y décrit au nord de l’anse, des « schistes cornés avec calcite » (faciès non décrits aujourd’hui qui correspondent peut-être à des niveaux plus indurés dans les schistes du Briovérien) dans lesquels « quelques lits rappellent l’aspect de tufs comme à Paimpol » (peut-être sont-ce là les niveaux intra-formationnels à galets à de phtanite aujourd’hui reconnus dans ces schistes) Galets de phtanite dans les schistes briovériens  puis des « schistes zébrés » qu’il compare à ceux de Morlaix. Au sud de l’anse, il note deux  « filons interstratifiés de kersanton ». Jusqu’à la rivière d’Elléouet il observe la continuité des « schistes zébrés, plus ou moins cornés, avec niveaux grauwackeux et lits de quartzites ». L’Anse du Caon correspond à une dépression dans les schistes briovériens qui occupent toute la cuvette du Porzay depuis Beg ar Gwin jusqu’à Douarnenez. De part et d’autre de l’anse, au nord et au sud, les pointes rocheuses montrent ces schistes armés de coulées volcaniques basiques offrant localement un débit en pillow-lavas (sud de la plage de Trez Bihan, pillow très déformés, difficiles à observer). Les « filons d’amygdaloides » que Barrois  mentionne à deux reprises sont-ils les pillows déformés ? [géotope de la RNR]. Extrait de la carte géologique au 1 :50 000 ème Douarnenez, 1975 (hors échelle) Extrait de la carte géologique au 1 :80000 ème, de Charles Barrois, 1891 (hors échelle) Le 31 août, on retrouve Charles Barrois au Cap de la Chèvre. Il y dresse la coupe nord-sud de la Pointe de Lostmarc’h, où il décrit « le calcaire de Rosan gris-bleuté cimentant [des] roches à éponges vert-clair de Rosan  et calcaire bleu sombre ( ?) à cinérites noires stratifiées ». Schéma extrait du carnet de Ch. Barrois figurant les cinérites stratifiées C’est en galets que la brèche volcanique est la mieux observable  Il ajoute « cette roche tuffacée à éponges, relié par ciment calcaire  […] forme tout le cap de Lostmarc’h N.O. ». Qu’a-t-il vu ? La pointe nord de Lostmarc’h est bien dans la formation volcano-sédimentaire de Rosan mais le calcaire gris-blanc cimente des pillow-lavas et pas des éponges (sic) et les cinérites décrites et schématisées correspondent à une brèche volcanique litée. Notons qu’en 1889, le débit en coussins (pillow-lava) des coulées de lave sous-marines n’était pas encore décrit, il faudra attendre plus d’un demi-siècle pour que soient réellement bien interprétées la nature et la formation de ces coulées. Pillow-lava de Lostmarc’h  Pour y aller  commune de Crozon ; au sud-ouest hameau de Lostmarc’h, poursuivre sur le chemin vers le littoral jusqu’à la pointe, double éperon barré. Le site, affecté au conservatoire du littoral, est situé dans la RNR Barrois poursuit ses observations vers le Cap de la Chèvre, au sud de la presqu’île. Il décrit des « schistes très noirs » et observe curieusement des « grès en boules ferrugineux mais peut-être sont-ils des diabases altérées ? » De tels grès sont effectivement visibles, attribués à la Formation de Rosan. Au cap de Lesteven (aujourd’hui nommé Pointe de Kerdra) il note « de belles diabases altérées en boules ou fraîches » ainsi qu’un « tunnel dans la falaise ». Le hameau de Rostudel retient son attention, il remarque naturellement les maisons typiques en grès armoricain dans lequel il observe des scolites. Au sud du sémaphore du Cap de la Chèvre, Barrois note « le grès armoricain horizontal, clivé verticalement » (). Copie du schéma de son carnet Là, très certainement, le géologue (qui écrit horizontal

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Baie du Mont Saint Michel 2025

samedi 27 septembre 2025 excursion en baie du Mont-Saint-Michel  (secteur occidental) avec B. Caline et O. Guérin Examen des environnements intertidaux et des gradients sédimentaires du secteur occidental (vase, tangue, sable, coquille entière, récif) Examen des environnements intertidaux et des gradients sédimentaires (vase, tangue, sable, coquille entière, récif) Durant cette excursion, nous examinerons les principaux environnements sédimentaires situés au large de la digue de la Duchesse Anne dans le secteur occidental de la baie du Mont-Saint-Michel. Un intérêt tout particulier sera porté sur le développement des cordons coquilliers propres au haut-estran de ce secteur. L’architecture stratigraphique du prisme holocène du Marais de Dol ainsi que les aménagements récents destinés à maintenir le caractère maritime du Mont-Saint-Michel seront également illustrés. Programme prévisionnel 9:45                    rendez-vous au sommet du Mont Dol – préparation du covoiturage 10:00 – 10:45            arrêt n° 1: le Mont Dol – vue panoramique et introduction à l’histoire sédimentaire de la baie du Mont- Saint-Michel et du Marais de Dol – présentation du régime de courants de marée 11:00 – 11:15            Parking de la Maison de la baie au Vivier – mise en place du covoiturage 11:25 – 11:50            arrêt n° 2: ancien polder des Nielles – l’estran de vase de la baie de Cancale et cordons coquilliers 11:55 – 12:25            arrêt n° 3: moulin de Vildé-la-Marine- l’estran de vase sableuse du fond de baie et les cordons coquilliers 12:30 – 13:10            pause pique-nique à la Maison de la baie au Vivier 13:10 – 14:40            arrêt n°4: Le Vivier – La Larronnière – herbu de la Pointe aux herbes – estran de sable vaseux et les cordons coquilliers 14:50 – 16:50            arrêt n°5: La Chapelle Sainte-Anne – l’estran sableux – cordons coquilliers et cordons récifales (Banc des Hermelles) 16:50 – 17:20            aménagements autour du Mont-Saint-Michel et nouveau barrage de la Caserne 17:30   retour au parking de la Maison de la baie au Vivier – fin de l’excursion PM 10:33 (coef. 63) – BM 17:16 (coef. 58) Banc coquillier Erosion du schorre avec buttes témoin Fentes de dessication Front d’avancée du banc coquillier Polder du conseil Stratification croisée dans banc coquillier Accrétion dans schorre raboté par passage d’un cordon de sable Marais de Dol comblement holocène Vase bleue à scrobiculaire Renseignements pratiques:   – rendez-vous parking du sommet du Mont Dol (35120) à 9h45        pour organisation du co-voiturage et début de l’excursion   pour les retardataires: nous serons au Mont Dol jusque ~ 10h45   – fin de l’excursion au Mont Dol  vers 17h30   – prévoir des bottes   – apporter son pique-nique

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Journées Nationales de Géologie

Vendredi 9 mai conférence Pleumeur-Bodou Vendredi 9 mai Géologie à Plougrescant Samedi 10 mai balade géol à Pont-Aven Samedi 10 mai L’altération du granite à Ploumanac’h Samedi 10 mai Mines de la Brutz Samedi 10 mai Il était une fois la France Dimanche 11 mai le granite et ses utilisations au Yaudet Balade géol à Pont-Aven le Samedi 10 mai à 14H30 Organisée par la SGMB et la mairie de Pont-Aven, pilotée par Joël Rolet et Max Jonin  Rendez-vous au niveau du Roz Aven/ Face au Sabot de Gargantua / quai Théodore Botrel Géologie à Plougrescant Le vendredi 9 mai, pilotée par Odile Guérin Promenade en bord de mer, le long d’une côte au contour sinueux fait de pointes granitiques et de plages de galets. Un peu partout, aussi bien sur l’estran qu’à l’intérieur des terres, émergent les « tors », chicots rocheux aux angles vifs donnant à cette côte un aspect particulier, bien différent de sa voisine côte de granite rose. Ici, à Plougrescant, le granite est finement fissuré et ne peut donner de grosses boules. On vous dira tout de ce granite vieux de 600 millions d’années qui sur l’estran dévoile de magnifiques filons de dolérite. Paysage aujourd’hui inhospitalier, mais qui cependant possède des indices d’une importante occupation humaine préhistorique, rendue possible par des formations quaternaires aujourd’hui disparues avec la remontée du niveau de la mer depuis … 15 000 ans. RV maison du littoral à 10h (durée 2h30)  Cordon de galet Cordon de galet (revers) Filons de dolérite Granite cadomien Reste de tor gélifracté L’altération du granite Le samedi 10 mai,pilotée par Odile Guérin l’altération du granite : beauté et faiblesse  Le port naturel de Ploumanac’h est le plus abrité de Bretagne Nord. On le doit à une géologie particulière (failles, ruisseaux, altération) expliquant le pourquoi et le comment du chenal d’accès et la forme particulière du port. Les Hommes ont exploité la topographie amont en implantant deux moulins à marée au fond des deux petites rias, implantation «rêvée» dont cependant le revers est la fragilité du sous-sol ayant nécessité maintes reconstructions des moulins au fil des siècles. RV moulin à marée de Ploumanac’h, port de Ploumanac’h (ne pas confondre avec celui de Trégastel) à 10h (durée 2h30)  Altération en boule Arène granitique Filon de quartz Pelure d’oignon Moulin à marée Le granite et ses utilisations locales Le dimanche 11 mai, pilotée par Odile Guérin La pointe du Yaudet, grand site départemental, autour de la chapelle est un site historique et archéologique retraçant 3000 ans d’activités humaines. Mais son intérêt est aussi géologique, de par la minéralogie (phénocristaux), la morphologie (diaclases à « géométries variables ») et l’extraction (carrières) de son granite vieux de 300 millions d’années. La fin du tertiaire et le quaternaire ont induit des changements notables rendant possible l’utilisation portuaire. Mais le site garde encore des mystères… Le petit massif granitique du Yaudet (~300 Ma) a des caractéristiques le prédisposant à des extractions pour un usage local dès l’âge du bronze et à des transports vers Lannion via la rivière. De nombreuses traces sur l’estran et à terre en attestent. RV parking du Yaudet à 10h (du rée 2h30) Filon d’aplite Ancienne carrière Granite varisque Rochers Beaumanoir Pêcherie Il était une fois la terre Le vendredi 9 mai à 18h, par Pierrick Graviou Conférence il était une fois la terre. Pôle Phoenix, route du radôme, Pleumeur-Bodou Voir l’affiche Les mines de la Brutz Le parc musée des mines de la Brutz est ouvert toute l’année, voir l’affiche: Affiche-Brutz Pour les journées nationales de la géologie, des animations sont prévues le 10 mai: Plus d’info Il était une fois la France Encadrée par deux géologues (Pierrick Graviou et Odile Guérin), la sortie permettra de découvrir l’histoire géologique de notre territoire national, notamment les roches les plus anciennes de France ainsi que deux chaînes de montagnes successives, sans oublier les périodes les plus récentes. Autant d’exemples qui nous entraîneront dans un fabuleux voyage spatio-temporel sur environ deux milliards d’années. RV à 14h30 sur le parking du Ranolien – Chemin du Squewel à Ploumanac’h (durée 2 heures)

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Clohars-Carnoet (29) en 2022 (G)

Sortie du 02 avril 2022 – Marie-José Le Garrec Le Bas Pouldu en Clohars-Carnoët , sud Finistère. THEME: Les protolithes de l’Ordovicien inférieur (480 Ma ) : dualité du volcanisme basaltique et du volcanisme rhyolitique en contexte sédimentaire. Les observations se font depuis l’accès à la plage de Saint-Julien jusqu’au Mât Pilote, puis retour par l’estran: Situation géologique : carte géologique à 1/50 000 de Lorient, « Unité des micaschistes du Pouldu » définie par F. Béchennec sur la carte à 1/50 000 voisine de Concarneau : carte n°1 et 2. 2 carte géologique Lorient 1ère édition (1972). 4 – carte Lorient 2ème édition (2012) Carte des affleurements Cette sortie  concerne peu le métamorphisme mais principalement les protolithes. Arrêt 1: Au passage : un bel exemple de fauchage : Suit un niveau de prasinites d’une vingtaine de centimètres interstratifié dans des gneiss ocellés. Sa faible puissance  évoque déjà d’anciennes cendres basaltiques et non une coulée . Les gneiss ocellés sont habituellement considérés comme d’anciens niveaux de grauwackes. Arrêt 2 :  De beaux plis intrafoliaux mis en évidence par l’alternance de niveaux clairs (métarhyolite) et de niveaux gneissiques sombres. Photo n°2 : Plis pluridécimétriques déversés vers le Sud. métacinérites rhyolitiques et amphibolites. Suit un niveau d’environ 10 m de prasinite. Arrêt 3 : Nous avons ici, de bas en haut : en bas de falaise un niveau de prasinite (selon l’ensablement, non vu pendant la sortie) ; des porphyroïdes à ocelles plus ou moins anguleuses de quartz et albite, niveau qui s’amincit rapidement vers l’Ouest. un second niveau de prasinite, une leptynite jusqu’ au haut de la falaise. Photo n°3: superposition de porphyroïde, prasinite, gneiss clair. Photo n°4 : détail de porphyroïde. Les protolithes de cet ensemble seraient :         – des métacinérites basaltiques pour les prasinites ;       – les niveaux de porphyroïdes sont habituellement interprétés comme d’anciennes nuées ardentes cependant la puissance métrique de ce niveau évoque plutôt des retombées de pyroclastites (ou une nuée ardente remaniée ?);          – le second niveau de prasinite est particulièrement intéressant par la présence d’une bombe fuselée dont on voit nettement le cratère d’impact dans les cendres, sa périphérie vitreuse bien conservée  est devenue une pellicule noire aphyrique de quelques millimètres tandis que son cœur est de l’épidotite (photos 5 et 6). La différence de composition minéralogique entre les prasinites, anciennes cendres, et l’épidotite du cœur de la bombe, plus hydraté, résulterait du piégeage des gaz lors de son refroidissement. Par ailleurs le pédoncule très fragile de telles bombes se brise lors de l’impact au sol et/ou par rétraction lors du refroidissement. Ici les différents fragments restés bien alignés sont la preuve non seulement d’un volcanisme aérien mais aussi de retombées en domaine terrestre : en domaine marin ces fragments auraient été éparpillés. Le cratère d’impact est de plus un critère de polarité. A noter dans ce même niveau quelques petites bombes décimétriques d’épidotite ayant toutes la même orientation. Photo n°5 : Dans des métacinérites basaltiques (prasinites) une bombe fuselée avec la périphérie vitrifiée noire et le cœur d’épidotite. Son cratère d’impact dans les cendres reste visible (critère de polarité). Photo n°6 : bombe basaltique actuelle avec surface vitrifiée et vacuoles au cœur.          – le gneiss clair au-dessus peut correspondre à des pyroclastites rhyolitiques plus fines éventuellement remaniées. Cet affleurement témoigne de la coexistence d’un volcanisme basaltique explosif et d’un volcanisme acide lui aussi explosif en domaine terrestre mais proche du littoral compte tenu des métagrauwackes observées précédemment. Remarquer aussi les décrochements . Photo n°7 : décrochements dextres soulignés par le décalage des prasinites.  Arrêt n° 4:  Au fond de cette première crique un filon subméridien de microgranite non déformé est daté à 329 +- 4 Ma. Sa composition chimique permet de le raccorder au granite de Guidel daté à 332 +- 4 Ma (F. Béchennec, 2012). (La situation en fond de crique de ce filon résulte d’une exploitation pour des matériaux de construction). A remarquer de part et d’autre de cette crique le décalage des niveaux de prasinites et de porphyroïdes : décrochements N-S dextres ayant aussi une composante verticale. Sur l’estran, un décrochement sénestre affectant le filon de microgranite n’est visible qu’en fonction de l’ensablement (non vu pendant la sortie). Photo n°8 : première crique : filon de microgranite avec décrochement senestre visible quand fort désensablement. Arrêt n° 5: Seconde crique : deux failles parallèles N-S encadrent un panneau non broyé mais cependant fracturé et plissé d’amphibolite noire avec lits d’épidotite. A sa base un niveau de porphyroïde n’est visible que par fort désensablement, non vu lors de la sortie. La falaise de leptynite , métacinérites rhyolitiques, comprend quelques lits infra décimétriques de prasinite . Ces leptynites sont souvent de texture granuleuse mais certains niveaux sont aphyriques. Une brèche de faille d’une vingtaine de mètres de large termine cet ensemble. Photo n°9 : deuxième crique : panneau d’amphibolite et épidotite entre deux failles subméridiennes Arrêt 6: Si jusqu’à présent les métapyroclastites tant basaltiques que rhyolitiques et les méta grauwackes témoignent d’un environnement littoral à sublittoral, nous passons brusquement à un tout autre environnement : des micaschistes sombres, fins, à chloritoïde, graphite et  niveaux de grenats centimétriques. Ces méta-argilites se sont déposées en milieu profond et anoxique puisque les matières organiques n’ont pas été totalement décomposées. Dans ces micaschistes intensément laminés de discrètes charnières de plis intrafoliaux sont soulignés par de fins niveaux de quartz d’exsudation. Photo n°10 : après une brèche de faille dans les métacinérites rhyolitiques (à droite) : affleurement de micaschiste fin graphiteux Photo n°11 : micaschiste fin graphiteux avec exsudats de quartz Arrêt 7: A ces micaschistes suit un niveau stratifié, alternance d’amphibolite et d’épidotite  mais comprenant aussi des passées centimétriques à décimétriques de gneiss ocellé puis une légère discordance angulaire le sépare d’une zone plissée de 4-5 mètres de large. Photo n°12a : légère discordance angulaire entre micaschistes fins et l’amphibolite noire. Photo 12b : amphibolite plissée au contact du micaschiste. L’alternance de lits sombres et d’épidotite reprend sur 10 à 15 mètres (grotte comme repère) avant de passer à une amphibolite litée , anciennes cinérites de

Excursions

Clohars-Carnoet (29) en 2022

Sortie du 02 avril 2022 – Marie-José Le Garrec Le Bas Pouldu en Clohars-Carnoët , sud Finistère.  THEME: les protolithes de l’Ordovicien inférieur (480 Ma ) : dualité du volcanisme basaltique et du volcanisme rhyolitique en contexte sédimentaire. Les observations se font depuis l’accès à la plage de Saint-Julien jusqu’au Mât Pilote, puis retour par l’estran: Situation géologique : carte géologique à 1/50 000 de Lorient, « Unité des micaschistes du Pouldu » définie par F. Béchennec sur la carte à 1/50 000 voisine de Concarneau : carte n°1 et 2. 2 carte geologique Lorient 1ere edition (1972). 4- carte Lorient 2eme edition (2012) Carte des affleurements Le métamorphisme se situe dans les faciès de basse à moyenne pression : faciès schistes verts – amphibolites. Le feuilletage est globalement 70 à 90° Est, avec un pendage nord de 40 à 55° . Cette sortie  concerne peu le métamorphisme mais principalement les protolithes.   Arrêt 1: Au passage : un bel exemple de fauchage : Photo n°1 : Plis et fauchage Suit un niveau de prasinites d’une vingtaine de centimètres interstratifié dans des gneiss ocellés. Sa faible puissance  évoque déjà d’anciennes cendres basaltiques et non une coulée . Les gneiss ocellés sont habituellement considérés comme d’anciens niveaux de grauwackes.   Arrêt 2 :  De beaux plis intrafoliaux mis en évidence par l’alternance de niveaux clairs (métarhyolite) et de niveaux gneissiques sombres. Photo n°2 : Plis pluridécimétriques déversés vers le Sud. métacinérites rhyolitiques et amphibolites. Suit un niveau d’environ 10 m de prasinite.   Arrêt 3 : Nous avons ici, de bas en haut : en bas de falaise un niveau de prasinite (selon l’ensablement, non vu pendant la sortie) ; des porphyroïdes à ocelles plus ou moins anguleuses de quartz et albite, niveau qui s’amincit rapidement vers l’Ouest. un second niveau de prasinite, une leptynite jusqu’ au haut de la falaise. Photo n°3: superposition de porphyroïde, prasinite, gneiss clair. Photo n°4 : détail de porphyroïde Les protolithes de cet ensemble seraient :         – des métacinérites basaltiques pour les prasinites ;       – les niveaux de porphyroïdes sont habituellement interprétés comme d’anciennes nuées ardentes cependant la puissance métrique de ce niveau évoque plutôt des retombées de pyroclastites (ou une nuée ardente remaniée ?);          – le second niveau de prasinite est particulièrement intéressant par la présence d’une bombe fuselée dont on voit nettement le cratère d’impact dans les cendres, sa périphérie vitreuse bien conservée  est devenue une pellicule noire aphyrique de quelques millimètres tandis que son cœur est de l’épidotite (photos 5 et 6). La différence de composition minéralogique entre les prasinites, anciennes cendres, et l’épidotite du cœur de la bombe, plus hydraté, résulterait du piégeage des gaz lors de son refroidissement. Par ailleurs le pédoncule très fragile de telles bombes se brise lors de l’impact au sol et/ou par rétraction lors du refroidissement. Ici les différents fragments restés bien alignés sont la preuve non seulement d’un volcanisme aérien mais aussi de retombées en domaine terrestre : en domaine marin ces fragments auraient été éparpillés. Le cratère d’impact est de plus un critère de polarité. A noter dans ce même niveau quelques petites bombes décimétriques d’épidotite ayant toutes la même orientation. Photo n°5 : Dans des métacinérites basaltiques (prasinites) une bombe fuselée avec la périphérie vitrifiée noire et le cœur d’épidotite. Son cratère d’impact dans les cendres reste visible (critère de polarité). Photo n°6 : bombe basaltique actuelle avec surface vitrifiée et vacuoles au cœur.          – le gneiss clair au-dessus peut correspondre à des pyroclastites rhyolitiques plus fines éventuellement remaniées. Cet affleurement témoigne de la coexistence d’un volcanisme basaltique explosif et d’un volcanisme acide lui aussi explosif en domaine terrestre mais proche du littoral compte tenu des métagrauwackes observées précédemment. Remarquer aussi les décrochements . Photo n°7 : décrochements dextres soulignés par le décalage des prasinites.    Arrêt n° 4:  Au fond de cette première crique un filon subméridien de microgranite non déformé est daté à 329 +- 4 Ma. Sa composition chimique permet de le raccorder au granite de Guidel daté à 332 +- 4 Ma (F. Béchennec, 2012). (La situation en fond de crique de ce filon résulte d’une exploitation pour des matériaux de construction). A remarquer de part et d’autre de cette crique le décalage des niveaux de prasinites et de porphyroïdes : décrochements N-S dextres ayant aussi une composante verticale. Sur l’estran, un décrochement sénestre affectant le filon de microgranite n’est visible qu’en fonction de l’ensablement (non vu pendant la sortie). Photo n°8 : première crique : filon de microgranite avec décrochement senestre visible quand fort désensablement.   Arrêt n° 5: Seconde crique : deux failles parallèles N-S encadrent un panneau non broyé mais cependant fracturé et plissé d’amphibolite noire avec lits d’épidotite. A sa base un niveau de porphyroïde n’est visible que par fort désensablement, non vu lors de la sortie. La falaise de leptynite , métacinérites rhyolitiques, comprend quelques lits infra décimétriques de prasinite . Ces leptynites sont souvent de texture granuleuse mais certains niveaux sont aphyriques. Une brèche de faille d’une vingtaine de mètres de large termine cet ensemble. Photo n°9 : deuxième crique : panneau d’amphibolite et épidotite entre deux failles subméridiennes   Arrêt 6: Si jusqu’à présent les métapyroclastites tant basaltiques que rhyolitiques et les méta grauwackes témoignent d’un environnement littoral à sublittoral, nous passons brusquement à un tout autre environnement : des micaschistes sombres, fins, à chloritoïde, graphite et  niveaux de grenats centimétriques. Ces méta-argilites se sont déposées en milieu profond et anoxique puisque les matières organiques n’ont pas été totalement décomposées. Dans ces micaschistes intensément laminés de discrètes charnières de plis intrafoliaux sont soulignés par de fins niveaux de quartz d’exsudation. Photo n°10 : après une brèche de faille dans les métacinérites rhyolitiques (à droite) : affleurement de micaschiste fin graphiteux Photo n°11 : micaschiste fin graphiteux avec exsudats de quartz   Arrêt 7: A ces micaschistes suit un niveau stratifié, alternance d’amphibolite et d’épidotite  mais comprenant aussi des passées centimétriques à décimétriques de gneiss ocellé puis une légère discordance angulaire le sépare d’une zone plissée de 4-5 mètres de large. Photo n°12a

Comptes rendus des AG

Compte-rendu AG 2024 à Trégrom

Assemblée générale 2024 A TRÉGROM, Côtes-d’Armor COMPTE-RENDU Lieu : Salle des fêtes Date : samedi 12 octobre 2024 Nombre des présents : 27  Nombre de pouvoirs : 36 Présidence de séance : Max JONIN, président de la SGMB. Ouverture de la séance : 10h Après les salutations d’usage, les adhérents présents ayant paraphé la liste d’émargement et le nombre de pouvoirs validé, la Président a ouvert l’assemblée générale annuelle et présenté le diaporama du rapport d’activité de l’année 2023 (communiqué par courrier avec la convocation à l’AG) Le rapport est validé à l’unanimité des présents et représentés. Focus sur certains points : Constat : le nombre d’adhérents n’a pas augmenté. La question du renouvellement du CA se pose de fait ; comment redynamiser l’association, la faire connaître au-delà de ses activités et partenaires actuels ? Autre constat ; pas ou peu de jeunes adhérents, notamment des étudiants ou de jeunes géologues. Retour sur l’AG de Silfiac : le choix du lieu excentré et les questions soulevées posées alors. La présentation de l’étude soutenue par la SGMB et ayant bénéficié du Prix Kerforne. La balade géologique de l’après-midi. Le problème récurent de l’hébergement sur le campus de l’Université, non résolu qui a entraîné le déplacement des réunions du C.A. à Saint-Médard-sur-Ille ; à la mairie qu’il est important de remercier. Autre problème récurent, pas résolu non plus, le site Internet. A ce propos, il avait été proposé à un étudiant de réorganiser-moderniser le site avec le partenariat du CNAM d’Orléans. Pas de succès ; il a donc été décidé de travailler avec une entreprise pour finaliser et mettre en service le site de la SGMB. Éditions de documents : le bulletin a été diffusé ainsi que la lettre aux adhérents. Le «Géotourisme de Crozon» a été réédité. Le dépliant sur les côtes d’Armor a été réimprimé et diffusé. Comme lors des années précédentes, plusieurs interventions de terrains ont été effectuées par les membres du bureau auprès des partenaires, en particulier pour le «plan de paysage», notamment en Ille-et-Vilaine et les Côtes d’Armor. Le projet de réserve naturelle nationale telle que proposé par la SGMB sur l’ensemble des départements bretons n’a pas été retenu par le Ministère de l’Environnement. À suivre sous une autre forme avec la DREAL. Les excursions organisées sur les quatre départements ont accueillies 140 personnes environs. Il est souhaité d’en organiser régulièrement mais l’accompagnement repose souvent sur les mêmes personnes. Il en fut de même pour les journées nationales de la Géologie. L’Inventaire régional est suivi et bien que validé en 2018, il apparaît nécessaire de vérifier sur le terrain avec les partenaires l’état des sites retenus (Dreal, communes, départements). Le président rappelle et insiste pour la création de «parrainage» des sites inventoriés ; visite et rapport régulier sur des fiches dédiées pour les «géotopes» du Massif Armoricain. Le festival «Vivarmor Natur» ; après la participation à Saint-Brieuc, il est envisagé de nouveau être présent à Quévert en 2025. Il semble souhaitable de réfléchir sur des actions avec le PNRA dans l’avenir.   Le Président présente ensuite quelques images du voyage géologique en Auvergne. Pour mémoire, 17 participants furent présents tout au long de la semaine accompagnés par des géologues de l’Université de Clermont-Ferrand. Deux minibus avaient été réservés sur place et ont facilité les déplacements entre les sites visités malgré les mauvaises conditions climatiques. Après ces présentations, échanges avec les adhérents : quelques questions ont été émises : sur les voyages géologiques effectués au Pays basque, en Nord-Pas de Calais-Ardennes, aux îles de Jersey et Guernesey et en Auvergne. Leur intérêt ? Les formations en Sciences de la Terre  et l’intérêt de sorties géologiques sur le terrain pour les étudiants ; il est regretté que les labos de géologie ne font plus ou pas beaucoup de terrain. À propos du site Internet : la nouvelle adresse courriel est : contact@sgmb.bzh. Le Président souhaite qu’il soit opérationnel avant la fin de l’année, quitte à passer par une société spécialisée en ce domaine. IL FAUT DÉMARRER LE SITE, insiste le Président Max JONIN. Dans le prochain bulletin à paraître, rendre compte du voyage en Auvergne. Réfléchir sur une nouvelle stratégie pour la RNN multi sites, voir les possibilités d’utiliser le «Fond Vert». En 2025, projet : envisager des journées nationales du Patrimoine géologique (6èmes JNPG); voir avec RNF. Prévoir aussi une RaST en l’année 2025. Questions aussi sur l’importance des excursions avec référence sur les sorties d’autrefois, la connaissance des géotopes bretons. L’importance fondamentale de ces excursions est une bonne connaissance de la géologie, et en particulier pour bien appréhender les sites répertoriés dans l’inventaire. BILAN FINANCIER  Le résultat financier montre un déficit sur l’exercice de 800 € mais ce n’est pas problématique sur la durée, les finances de l’association sont saines. Rappel : le bulletin coûte annuellement 3400€ pour un tirage de plus de 100 exemplaires, soit plus que le montant des cotisations. Pour 2025, il sera bien de proposer de nouveau le Prix Kerforne, pour des travaux originaux sur la géologie du Massif armoricain. LES VOTES Le rapport moral et d’activité est approuvé à l’unanimité. Quitus est donné à l’unanimité à la trésorière Adeline LAUVERGNAT ÉLECTIONS AU CA Jean PLAINE, Serge RÉGNAULT et Adeline LAUVERGNAT, candidats sortants, sont réélus. En deuxième partie de l’AG, Une géologue, Shona Gravat-Hodan (Géoparc Armorik) –ancienne étudiante de l’université de Brest – présente son travail de Master effectué sous la direction de Martial CAROFF sur la kersantite et la microgranodiorite du Roz. L’assemblée est clôturée par le verre amical avant d’aller déjeuner au restaurant local. L’après-midi, Pierre JÉGOUZO, conduit les participants Dans le village où les roches locales sont visibles dans le bâti sur les bords du Légué pour voir l’original « viaduc » de Trégrom : 3 tunnels recouverts (de terre et autres matériaux sans doute) pour combler la vallée profonde et faire passer la voie ferrée Paris-Brest.   Pierre Le Feuvre, secrétaire